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André-A Bellemare

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Chasse

Pensez à la chasse de l’orignal de l’automne 2017

publié par André-A Bellemare 22 décembre 2016 0 commentaires

Durant les prochaines semaines, vous aurez l’occasion de rencontrer parents et amis lors de réunions festives. Quel bon moment pour planifier votre expédition de chasse de l’orignal et du chevreuil de l’automne prochain, ainsi que vos excursions de pêche durant la belle saison dans des territoires fauniques du gouvernement provincial québécois!

N’oubliez pas que le 15 janvier 2017 est la date limite pour vous inscrire au fameux tirage informatisé de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) qui déterminera l’ordre de priorité dans lequel les «gagnants» pourront acheter un forfait de chasse de l’orignal dans les réserves fauniques du gouvernement gérées par cette société d’État.

Ce même tirage concerne également la chasse du cerf de Virginie ou «chevreuil» dans certaines réserves fauniques gouvernementales ainsi que dans certains secteurs de l’île d’Anticosti.

Pour en connaître beaucoup plus au sujet de ce tirage — qui a pour but d’assurer l’équité d’accès à la chasse dans ces territoires pour l’ensemble des chasseurs québécois intéressés — consultez le site web suivant : http://www.sepaq.com/tirages/

Plus de 2700 groupes de chasseurs d’orignal et de cerf auront la possibilité d’acheter un séjour de chasse en réserve faunique. Le dépliant explicatif des tirages de la SÉPAQ pour 2017 est offert sur le web, à l’adresse indiquée au paragraphe précédent, ou dans des magasins spécialisés en chasse et pêche (comme les deux Magasins Latulippe, à Québec et à Lévis).

Un attrait majeur

Ce qui attire tant les chasseurs de gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ, c’est la possibilité de jouir de l’usage exclusif d’un vaste territoire pendant le séjour du groupe, cela en toute sécurité. L’exclusivité des secteurs de chasse concerne une superficie moyenne de 66,52 km² dans le cas de la chasse de l’orignal, et de 23,62 km² dans le cas de la chasse du chevreuil.

D’autre part, le succès des groupes de chasseurs d’orignal est élevé dans les 13 réserves fauniques accessibles à cette fin : de plus de 60 % en moyenne, mais pouvant atteindre plus de 80 % dans des réserves du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Il y a aussi à considérer que le service à la clientèle de la SÉPAQ est réputé, et que les standards de confort sont élevés pour l’hébergement dans les chalets de la société d’État. La SÉPAQ offre également des outils cartographiques de pointe à ses clients chasseurs. La grande diversité des forfaits permet aux chasseurs de choisir une chasse à leur mesure dans presque toutes les régions de la province. L’éventail des forfaits offerts par la SÉPAQ permet aux groupes de chasseurs de choisir la région à fréquenter, le type d’engin de chasse à utiliser, la date du séjour et sa durée, le type d’hébergement, etc.

Nouveautés pour 2017

Pour l’automne 2017, la SÉPAQ reconduit les rabais et les services gratuits offerts en 2016. De plus, la majorité des séjours de chasse sont offerts au même prix qu’en 2016, tandis que d’autres le sont même à prix réduit.

Je vous rappelle qu’en 2016, la SÉPAQ offrait 30 % de rabais sur le tarif pour la fréquentation des secteurs de chasse Aventure destinés aux chasseurs avertis, bien équipés et débrouillards. Puis 10 % d’économie sur les séjours de chasse en chalet Modik, qui sont plus petits, mais modernes et bien équipés. Enfin, 7 % d’économie pour les groupes doubles : deux fois le nombre de chasseurs d’un groupe de base, mais la permission de récolter deux orignaux sans payer le double du prix d’un groupe simple.

Cet automne, les deux tiers des chasseurs hébergés sur le plan américain (avec guides et repas) dans les réserves de Matane, de Rimouski et des Chic-Chocs, se sont prévalus de l’option de renouvellement de trois ans sur leur séjour de chasse : ils bénéficient ainsi d’un gel des prix pour trois années consécutives tout en ayant accès au même secteur de chasse pour la même période de la saison de chasse pendant ces trois années,

Les chasseurs pourront désormais bénéficier d’une économie de 10 % sur la tarification des forfaits réservés aux chasseurs à l’arc, à l’arbalète ou à l’arme à feu à poudre noire.

Nouveaux forfaits de chasse des gros gibiers

La SÉPAQ introduit pour 2017 l’offre de séjours de chasse Aventure, en camping et en chalet, dans la réserve de Papineau-Labelle, pour la chasse de l’orignal et du chevreuil.

Il sera dorénavant possible de faire des séjours de chasse de l’orignal avec arme à feu à poudre noire dans la réserve faunique de Rimouski.

Dans la réserve de Mastigouche, la SÉPAQ vous offre de signer des baux d’une durée de trois ans pour des séjours d’une durée de six jours de chasse à l’orignal en groupe simple.

Enfin, il sera maintenant possible de réaliser des séjours de chasse de type Aventure pour la récolte du chevreuil dans la réserve de Portneuf.

Grand spécial pour la chasse dans l’île d’Anticosti

Ces derniers mois, je vous ai révélé que la direction de la SÉPAQ-Anticosti offrait de nouvelles conditions pour la tarification ainsi que pour la durée des séjours de chasse du chevreuil à compter de 2017.

Aujourd’hui, je vous souligne un autre grand spécial pour les chasseurs qui fréquenteront ce paradis de la chasse du chevreuil l’an prochain : le coût du transport aérien aller-retour entre l’aéroport de Mont-Joli (à l’est du Rimouski, au Bas-Saint-Laurent) et celui de Port-Menier (capitale de l’île d’Anticosti) sera dorénavant inclus dans le prix des forfaits! Une économie de plusieurs centaines de dollars!

N’oubliez pas que tous les séjours de chasse sur le plan européen de la SÉPAQ-Anticosti (sans services de guides ni repas) sont passés d’une durée de quatre à six jours, en septembre et en octobre, et restent au même tarif qu’en 2016.

Nombreux services gratuits accordés aux chasseurs

Depuis le présent automne, la SÉPAQ accorde de nombreux services gratuits aux chasseurs de gros gibiers qui achètent des forfaits pour chasser l’orignal et le chevreuil dans ses réserves.

D’abord, la société d’État donne au chef de chaque groupe de chasseurs une carte microSD pour GPS Garmin. Le traîneau de transport et le treuil motorisé sont prêtés aux chasseurs pour leur permettre de sortir du bois la carcasse du gros gibier abattu. D’immenses chevalets, munis d’un palan à chaîne («chain block») et de jambiers, existent dans tous les secteurs de chasse. Les clients chanceux ont accès gratuitement à une chambre froide pour y suspendre la carcasse du gros gibier récolté en attendant la fin de leur séjour.

Si les chasseurs ont de la difficulté à retrouver un gros gibier blessé, la SÉPAQ accorde gratuitement les services d’un conducteur de chien de sang et de son chien pisteur. Ce dernier service est fort apprécié des chasseurs puisqu’il a permis de retrouver en forêt 75 bêtes lors de la saison qui vient de prendre fin.

Nouvelle réglementation avantageuse

Dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ — tout comme dans les autres territoires fauniques de la province — seulement deux coupons de transport sont désormais nécessaires pour enregistrer un orignal récolté et ce, peu importe le nombre de chasseurs dans le groupe séjournant en réserve.

Ce qui signifie que les chasseurs du groupe qui n’auront pas détaché leur coupon de transport de leur permis pourront réaliser d’autres excursions de chasse de l’orignal, en réserve faunique ou ailleurs, pourvu qu’ils aient identifié — au moment d’acheter leur permis de chasse de l’orignal en entrant dans la réserve faunique — la future zone provinciale de chasse qu’ils désirent fréquenter au sortir de leur séjour dans une réserve.

Bienvenue à la «relève»!

En 2016, plusieurs accompagnateurs non-chasseurs ont été accueillis gratuitement lors des séjours de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ.

Voilà une excellente façon de faire découvrir la chasse aux personnes qui n’ont encore jamais pratiqué cette activité dans la sauvagerie québécoise. Voilà aussi une excellente façon d’initier à la chasse les conjoints, les enfants, les parents et les amis qui souhaitent mieux connaître cette activité ancestrale séculaire des Québécois.

Profitez donc de territoires, de chalets et d’équipements privilégiés pour offrir aux vôtres un contact agréable avec la pratique de la chasse.

Offres exclusives aux chasseurs

LA SÉPAQ offre gracieusement aux chasseurs qui achèteront des forfaits de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques, la possibilité de réserver un séjour de pêche ou de villégiature à 50 % de rabais à réaliser durant la saison estivale précédant la saison automnale de chasse. Cela, afin de permettra aux chasseurs de prospecter le territoire de chasse qu’il fréquenteront et ainsi, d’augmenter leurs chances de succès.

Pour les chasseurs d’ours noirs, il est possible de jumeler une réduction de 25 % du tarif de leur chasse printanière avec le rabais de 25 % offert aux groupes de quatre chasseurs dans les réserves fauniques participantes.

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La pêche des «p’tits poissons des chenaux» à Sainte-Anne-de-La-Pérade a lieu normalement cet hiver

Contrairement à ce qui est survenu durant l’hiver 2015-2016, l’activité de pêche des poulamons — ou «p’tits poissons des chenaux» — survient normalement et à temps cet hiver.

L’an dernier, vous vous en souviendrez, le temps anormalement doux en décembre 2015 et en janvier 2016 avait obligé les pourvoyeurs de cette pêche à retarder de près d’un mois l’installation de leurs chalets sur la glace de la rivière Sainte-Anne, à La Pérade, à l’est de Trois-Rivières.

Or, cet hiver, à cause du temps très froid des dernières semaines, les pourvoyeurs ont pu épaissir la glace en arrosant la surface gelée de la rivière Sainte-Anne : ils ont pu ainsi installer environ cinq centaines de chalets de pêche à temps, et à planter les poteaux pour retenir les fils alimentant ces chalets en électricité.

La saison de pêche des poulamons dans la Sainte-Anne, qui débute légalement le 26 décembre pour prendre fin vers la mi-février, attire annuellement près de 100 000 adeptes. Ce qui représente un apport économique d’environ cinq millions de dollars dans la région.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter un permis de pêche provincial pour pratiquer cette pêche-là, assis bien au chaud dans de confortables chalets bien équipés et bien chauffés. Ces chalets sont loués pour des périodes de huit heures, 24 heures sur 24, sept jours sur sept; les pourvoyeurs fournissent l’équipement de pêche et les appâts. La pêche durant la nuit, la semaine, surtout lorsque la marée est montante, est plus productive.

Il n’y a aucune limite au nombre de poulamons que vous pouvez récolter. On évalue à 600 ou 800… millions de nombre de poissons qui viennent frayer annuellement dans le «frasil» qui se forme sous la glace recouvrant la Sainte-Anne. Les pêcheurs n’en récoltent que quelques millions tout au plus chaque hiver. À votre demande, les pourvoyeurs pourront vous remettre une brochure contenant des recettes éprouvées pour apprêter vos prises.

Pour en apprendre beaucoup plus, je vous suggère de consulter le site web de l’Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux (APPPPC). Dans ce site, vous verrez les coordonnées de tous les pourvoyeurs membres de l’APPPPC, leurs tarifs et leurs services, et vous pourrez réserver l’un de leurs chalets.

Vous verrez aussi la liste de toutes les activités familiales qu’il est possible de pratiquer sur la glace de la rivière Sainte-Anne dans ce «village temporaire» de quelques centaines de chalets. Ça vous donnera le goût de vous y rendre en famille, avec parents et amis, pour relaxer et pour occuper les enfants durant leurs vacances de la période des Fêtes.

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Caribou : il n’y aura plus de chasse à compter de 2018!

Une nouvelle étonnante que nous apprend à la toute dernière minutes le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec : il n’y aura plus de chasse du caribou migrateur dans la province à compter de 2018!

Au Québec, la chasse du caribou de la taïga et de la toundra avait recommencé voilà un peu plus d’un demi-siècle, après avoir été suspendue pendant au moins un quart de siècle à cause d’une grave pénurie de ces cervidés.

J’ai eu l’occasion de pratiquer cette chasse pendant environ deux décennies durant le dernier demi-siècle. J’ai déjà vu des hardes de 50 000, de 75 000 et de près de 100 000 caribous passer devant moi! Il fut un temps où les troupeau de caribous migrant autour de la rivière George du Nord-du-Québec comptait plus d’un millions d’individus! Et le troupeau migrant autour de la rivière Aux Feuilles, entre la baie d’Ungava et la baie d’Hudson en comptait près d’un demi-million!

C’était trop de caribous pour la capacité de support de leur environnement. Ces cervidés se nourrissent de lichens : ces lichens mettent entre trois quarts de siècle et un siècle à se régénérer…

Un facteur qui a contribué à l’explosion des hardes de caribous, ce fut le coût exorbitant du transport aérien entre les aéroports du sud du Québec et ceux du Nord-du-Québec. Le nombre de chasseurs ayant les ressources pécuniaires suffisantes pour accéder aux territoires où l’on pouvait chasser le caribou était forcément réduit. La pression de chasse très réduite n’a pas permis la récolte nécessaire d’une partie des hardes, qui ont continué à se reproduire de façon exponentielle jusqu’à leur quasi-extinction par surpopulation.

Nous aurons évidemment l’occasion de revenir sur ce sujet-là.

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Chasse

Chasse de l’orignal dans la réserve faunique des Chic-Chocs, en Gaspésie : du succès rapidement!

publié par André-A Bellemare 15 novembre 2016 1 commentaire

En octobre, les quatre membres du groupe de chasseurs d’orignal dont je fais partie ont été clients, pour la quatrième fois en huit ans, de la réserve faunique gouvernementale des Chic-Chocs, en Haute-Gaspésie, pour y pourchasser le roi des cervidés de nos forêts.

Si la réserve faunique des Chic-Chocs attire tant notre groupe — et bien d’autres provenant de partout au Québec —, c’est que ce territoire est réputé pour le nombre d’orignaux qui y vivent. Notre groupe y avait déjà récolté trois mâles, depuis 2009 inclusivement, avant notre expédition d’octobre. La chance nous sourirait-elle encore en 2016? C’est sûr que nous rêvions d’y récolter un gros gibier durant la présente saison. Cet automne, nous étions un peu moins stressés que durant les années passées : deux d’entre nous — dont moi — avions gagné par tirage des permis spéciaux autorisant l’abattage d’un orignal femelle adulte, ce qui accroît les chances de revenir à la maison avec de la venaison.

Notre groupe est composé, à part moi, de Nicole Gagnon, de l’île d’Orléans, une jeune femme exerçant une profession libérale, puis de son oncle Denis Tremblay, de Québec, propriétaire d’une épicerie située dans le quartier Saint-Sauveur, ainsi que de Stéphane Martin, policier de la Sûreté municipale de Québec. C’est la passion de la chasse qui nous a permis de nous rencontrer et de former ensuite notre groupe.

Chaque année, nous participons au fameux tirage informatisé organisé par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) dans l’espoir de gagner le droit d’acheter un forfait de chasse dans l’une ou l’autre des réserves fauniques du réseau que cette société gère au nom du gouvernement. Les réserves fauniques de l’Est du Québec nous intéressent spécialement, et elles attirent aussi la majorité des autres chasseurs d’orignal participant au tirage annuel de la SÉPAQ, à cause de la densité importante d’orignaux qu’elles renferment, et à cause aussi du haut taux de succès que les chasseurs y obtiennent assez rapidement.

Un grand dépaysement

bureau

Bien sûr, la réserve faunique des Chic-Chocs n’est pas à proximité de la Vieille Capitale : il faut mettre environ huit heures, en comptant les arrêts nécessaires en chemin, pour parcourir les quelque 560 km qui séparent le centre-ville de Québec de la localité gaspésienne de Mont-Saint-Pierre, où est situé le bureau administratif de la SÉPAQ pour la réserve. C’est par Mont-Saint-Pierre ou par Mont-Louis, localité voisine, qu’on peut accéder à la réserve, qui est une mer de hautes montagnes époustouflantes baignant dans d’immenses forêts de conifères d’une superficie de 1130 km². Cette vaste réserve ne renferme que 43 lacs, dont seulement trois grands (Mont-Louis, Madeleine et Sainte-Anne); mais de nombreux ruisseaux et rivières aux eaux cristallines coulent des montagnes et donnent refuge à des salmonidés impressionnants.

Vous avez vraiment manqué quelque chose de merveilleux si vous n’avez jamais circulé sur la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne par le nord, surtout entre Sainte-Anne-des-Monts et Gaspé. Vous serez ébahis par ces montagnes plongeant dans le fleuve Saint-Laurent; au creux des vallées séparant les montagnes, vous verrez apparaître un chapelet de villages typiques habités par des citoyens très accueillants.

Après avoir quitté Québec aux petites heures du dimanche 17 octobre, nous avons déjeuné à Trois-Pistoles, dîné à Mont-Joli, acheté notre nourriture à Sainte-Anne-des-Monts, puis soupé à Mont-Saint-Pierre — au restaurant du motel Au délice, où nous avons dormi — avant d’aller faire le plein d’essence de nos deux camionnettes au dépanneur de Mont-Louis. Le lundi matin, après le déjeuner, nous nous sommes rendus au bureau administratif de la SÉPAQ à Mont-Saint-Pierre, tout près de notre motel, pour nous y enregistrer auprès du directeur général Berchmans Drouin et de son adjointe Madonne Mercier, qui ont pris le temps de nous communiquer tous les conseils et tous les renseignements d’usage.

Il nous restait ensuite quelque 40 km à parcourir, sur le chemin graveleux partant de Mont-Saint-Pierre, pour nous rendre au grand lac de Mont-Louis, et pour nous installer dans le chalet nº 5 de ce site d’hébergement. Nous avons pris le temps de discuter avec Gino Thibault, le gardien du territoire entourant le grand lac de Mont-Louis : il n’a pas été avare de ses conseils ni de ses secrets. Sur une carte géographique de la grande zone de chasse réservée à notre groupe, Gino nous a pointé les endroits qui, selon lui, seraient les plus propices à la rencontre d’orignaux, nous évitant ainsi de perdre du temps précieux à rechercher ailleurs des indices de la présence des grands cervidés.

Pas de temps à perdre!

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Après l’installation dans le confortable chalet qui nous était alloué pour notre séjour d’une durée de cinq jours, nous avons ingurgité rapidement un lunch, sur le coup du midi, avant de nous lancer tout aussi rapidement à la redécouverte de la zone de chasse que nous avions déjà fréquentée durant un précédent séjour de chasse.

Divisés en deux couples, notre groupe a utilisé les deux camionnettes pour couvrir le maximum de terrain. Pour éviter de commettre un double abattage d’orignaux, chaque chasseur utilisait un walkie-talkie, afin de communiquer rapidement avec les trois autres membres du groupe. Nous avons constaté que les chemins à flanc de montagne étaient carrossables; nous n’avons pas été obligés d’enclencher les quatre roues motrices de nos véhicules. Et nous avons aussi constaté que le gardien Gino Thibault nous avait bien renseignés à propos des endroits où passaient les orignaux : des pistes fraîches paraissaient en plusieurs de ces points-là.

À l’aide de lunettes d’approche, nous scrutions les «bûchés» pour y déceler les orignaux s’y nourrissant de bourgeons d’arbustes. C’est ainsi que Stéphane Martin en a aperçu un détalant à l’approche de ca camionnette, pendant que Denis Tremblay et moi en avons aperçu deux disparaissant vitement parmi les «p’tits saint-michel» alors que nous avancions en véhicule sur un chemin secondaire. Pas mal, n’est-ce pas, pour les premières heures de notre première journée de chasse?

À la fin de l’après-midi…

orignal

Vers la fin de l’après-midi, une vingtaine de minutes avant que le soleil ne se couche, Denis Tremblay et moi décidons de faire demi-tour pour aller récupérer Nicole Gagnon qui, postée dans un mirador, surveillait une saline créée dans une clairière située à flanc de montagne. C’est au moment précis où le véhicule de Denis terminait son tour à 180 degrés que j’ai aperçu une belle femelle orignal et un jeune mâle immobiles sur le bord du chemin, à environ 75 mètres de la courbe.

Ai-je besoin de vous préciser que j’ai sauté aussitôt de la camionnette sur le sol, tenant ma carabine d’une main et cherchant de l’autre le magasin de munitions dans une poche de mon dossard? En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’ai attaché le magasin à ma carabine puis j’ai actionné le verrou de l’arme pour faire monter une balle dans la chambre, cela tout en portant la crosse de la carabine à ma joue pour mettre le réticule de ma lunette de visée sur le cou de la belle femelle, et faire feu.

La femelle ne bougea pas, comme si elle avait été hypnotisée… Je décidai de faire feu une seconde fois, en visant derrière la patte avant de la femelle pour atteindre ses organes vitaux. Cette fois-ci, j’étais sûr que je l’avais atteinte… mais la femelle avança pourtant très lentement vers la forêt bordant le chemin, pour y disparaître.

Un phénomène bien bizarre

Survint alors un phénomène bien bizarre. Le jeune «buck» âgé d’environ deux ans et demi qui accompagnait la femelle fonça rageusement vers Denis Tremblay, qui était descendu de la camionnette du côté du chauffeur, et qui actionnait le mécanisme de sa carabine. Le jeune mâle avait les oreilles couchées sur le cou, tandis que les poils de son dos étaient hérissés. Denis a alors couru vers l’arrière du véhicule pour s’y dissimuler : l’orignal mâle freina alors sa course à environ une dizaine de mètres de nous. Le «buck» a tourné les sabots lentement, et Denis a quitté sa cachette pour revenir vers l’avant de la camionnette afin d’y grimper et de s’asseoir dans son siège de conducteur pour se mettre à l’abri. Mal lui en prit : le jeune orignal mâle fonça de nouveau en direction de Tremblay, les oreilles toujours couchées vers l’arrière et les poils du dos encore hérissés! Le mâle s’arrêta net à environ sept ou huit mètres de nous, cette fois-là, alors que je criais à tue-tête pour le faire fuir. Ce qu’il décida enfin de faire. De toute ma vie de chasseur, je n’ai jamais assisté à pareil manège d’un orignal, et mon compagnon en a eu la chair de poule.

Utilisant mon walkie-talkie, j’ai demandé à Stéphane Martin de retrouver Nicole Gagnon, puis de venir nous joindre pour chercher en forêt la femelle sur laquelle j’avais fait feu. Cette recherche ne s’annonçait pas pour être une partie de plaisir : il faisait de plus en plus sombre, la pluie commençait à tomber et le vent se levait… Nous avons immédiatement commencé nos recherches. Coup de chance inouï : nous l’avons trouvée en quelques secondes à une quinzaine de mètres du chemin! Ouf…

À l’aide de poulies et de câbles attachés à nos véhicules, nous avons sorti le gros gibier sur le bord du chemin pour l’éviscérer et déposer la carcasse dans notre remorque que nous sommes allés chercher à notre chalet. Pendant tout ce temps-là nous pouvions apercevoir les reflets de couleur vert chartreuse que projetaient les phares de nos véhicules… dans les yeux du jeune «buck», qui était revenu rôder tout près de nous! J’ai comme l’impression qu’il nous en voulait gros de l’avoir privé de cette femelle qu’il s’apprêtait sans doute à accoupler…

Les coups de feu avaient bien porté

Le gardien Gino Thibault nous a été d’un grand secours pour palanquer la carcasse de l’orignal à un imposant chevalet situé près de son chalet. Nous avons constaté que la première balle de ma carabine de calibre .280 Remington (ou 7mm Express) avait traversé complètement le cou de la femelle sans lui casser la colonne vertébrale, ce qui l’avait comme paralysée; le second projectile avait aussi traversé de bord en bord le coffre de l’animal en perforant des organes vitaux.

Nous étions tous heureux de cette récolte, survenue après environ trois heures de chasse de notre première journée de séjour. Même si cette femelle n’était pas gigantesque, sa récolte nous satisfaisait sachant que le mauvais temps s’installait pour quelques jours en Haute-Gaspésie. Notre sommeil a été très réparateur durant la nuit du lundi au mardi, surtout que la pluie pianotant sur le toit du chalet agissait comme une berceuse à nos oreilles. Puis, le mardi matin, grasse matinée, déjeuner copieux et départ tardif en camionnette pour faire un safari-photo dans les différents recoins de notre zone de chasse.

Pour en savoir plus

Les chalets dus site d’hébergement du lac de Mont-Louis ont été rénovés : l’éclairage est maintenant à l’électricité grâce à ‘installation de panneaux photovoltaïques — dits «panneaux solaires» — qui alimentent également le chauffe-eau; le chauffage est au bois, tandis que la cuisinière et le réfrigérateur fonctionnent au propane. Tout l’équipement nécessaire pour la préparation et le service de vos propres repas (vaisselle et verrerie, ustensiles, chaudrons et poêlons) est déjà sur place; vous apportez votre nourriture et votre literie, ainsi que vos armes et bagages.

Pour obtenir plus de renseignements sur l’hébergement, la chasse, la pêche et les autres activités que vous pouvez pratiquer dans la réserve faunique des Chic-Chocs, joignez le directeur général Berchmans Drouin ou son adjointe administrative Madone Mercier : 116, rue Prudent-Cloutier, Mont-Saint-Pierre, QC G0E 1V0; tél. : 1 418 797-5214; courriel : chicchocs@sepaq.com Vous pouvez aussi communiquer avec le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ : 1 800 665-6527 (sept jours sur sept, de 9h à 19h); sur demande, on vous enverra des dépliants, brochures et cartes. Consultez aussi le site web de la Sepaq.

À Trois-Rivières, ils ont des mouches dans la tête!

N’oubliez pas que plus grand salon francophone de pêche à la mouche d’Amérique du Nord aura lieu en Mauricie, pour la quatrième année de suite, dans la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, les samedi 26 et dimanche 27 novembre. Cet événement est organisé par la Société mauricienne des pêcheurs à la mouche (SMPM) vouée à la promotion de la pêche à la mouche et du montage de mouches. Le coût d’entrée est de 5 $ pour les adultes, et gratuit pour les moins de 18 ans.

Pour savoir absolument tout au sujet de cet événement unique, je vous recommande de consulter attentivement le site web suivant :
http://www.smpm.org/

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Chasse

Chevreuil dans l’île d’Anticosti : les chasseurs en auront plus pour leur argent (Michel Threlfall)

publié par André-A Bellemare 16 octobre 2016 4 Commentaires

Dès l’automne 2017, les chasseurs de chevreuil qui fréquenteront les territoires de l’île d’Anticosti gérés par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) en auront plus pour leur argent durant les mois de septembre et d’octobre. C’est ce qu’a révélé récemment le nouveau directeur général de la SÉPAQ-Anticosti, Michel Threlfall, alors qu’il répondait aux questions d’une demi-douzaine de journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche, dont j’étais.

Threlfall, citoyen de Boucherville (sur la Rive-Sud de Montréal), est en poste à Anticosti depuis le 18 juillet dernier. Cet homme d’affaires ayant une formation de comptable a œuvré pendant 32 ans dans le domaine de la pourvoirie privée, surtout avec sa fameuse pourvoirie Explo-Sylva qui organisait la chasse du caribou autour du grand réservoir Caniapiscau, dans le Nord-du-Québec. Ce sont des chasseurs de têtes engagés par la SÉPAQ qui ont réussi à convaincre Threlfall d’accepter simultanément la direction générale des pourvoiries de la SÉPAQ-Anticosti et celle du Parc national d’Anticosti. Il habitera durant huit mois par année dans le village de Port-Menier, unique localité de cette immense île d’une superficie de 7980 km² comptant seulement quelque 165 habitants permanents.

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On ne répétera jamais assez que l’île d’Anticosti — ce véritable paradis de la chasse du chevreuil du nord-est de l’Amérique du Nord — est 42 fois plus vaste que l’île d’Orléans, 40 fois plus grande que les îles de la Madeleine, 17 fois et demie plus importante que l’île de Montréal, et une fois et demie plus grande que la province de l’Île-du-Prince-Édouard! Ce trésor appartenant à l’ensemble des citoyens du Québec depuis 42 ans (1975) est malheureusement encore trop méconnu. Voilà pourquoi Michel Threlfall entend y attirer le maximum de chasseurs et de touristes en prenant un train de mesures qu’il appliquera progressivement.

Deux jours de chasse de plus… sans payer plus!

«Ma vie a toujours été de rendre service aux gens et de les rendre heureux», a souligné Threlfall au groupe de journalistes réunis dans le Pavillon Vauréal d’Anticosti, à l’invitation de la SÉPAQ, durant la dernière semaine de septembre.

La première décision d’importance du nouveau directeur Threlfall est d’accorder aux chasseurs, à compter de l’automne prochain, deux jours de chasse de plus par séjour… sans augmenter le tarif du séjour!

«Dès septembre et octobre 2017, les chasseurs séjourneront dans l’île d’Anticosti pendant sept jours, au lieu de cinq, et ils pourront chasser pendant six jours, au lieu de quatre, sans augmentation du prix du forfait», a-t-il fait savoir. «Chaque chasseur aura donc 50 % plus de temps pour chasser et pour apercevoir des cerfs, sans qu’il ne lui en coûte plus cher!», a-t-il dit. Les vols pour Anticosti — à partir des aéroports de Montréal, de Québec ou de Mont-Joli — auront lieu les samedis et mardis. Cet automne, c’est un appareil Dash-8 Bombardier d’Air Inuit qui amène les chasseurs et leurs bagages à Port-Menier; pour le retour, cet appareil ramène passagers et leurs bagages à leur point de départ, tandus qu’un Beechcraft King Air transporte les carcasses des chevreuils récoltés.

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Il y aura même une baisse du coût du forfait pour les chasseurs fréquentant le territoire de Cormoran, en septembre et octobre 2017, parce que le séjour dans cette région de l’île d’Anticosti y est déjà d’une durée de sept jours. Toutefois, en novembre et décembre, la durée des séjours de chasse dans l’île demeurera généralement la même que maintenant. La saison normale de chasse du cerf de Virginie dans l’île d’Anticosti va du 1er septembre au 30 novembre; la saison dite de chasse d’hiver va du 1er au 16 décembre.

«La SÉPAQ-Anticosti souhaite que des milliers de chasseurs de chevreuil, parmi les quelque 170 000 qui achètent annuellement des permis pour chasser le cerf de Virginie dans le Québec continental, viendront vivre l’expérience de la chasse dans l’île d’Anticosti au moins une fois dans leur vie», de souligner le directeur Threlfall.

«On m’a dit que j’aurais tous les pouvoirs pour satisfaire la clientèle», nous a précisé Threlfall, ajoutant : «Je suis à l’étude présentement. Il y a eu des initiatives antérieures, dont certaines ont connu bien du succès. Je vais voir s’il y a d’autres projets réalisables qui pourraient profiter à tous, c’est-à-dire aux clients de la SÉPAQ-Anticosti ainsi qu’aux industries et aux commerçants locaux, avec qui nous souhaitons demeurer en harmonie», a-t-il précisé.

C’est sûr que Threlfall cherche à fidéliser la clientèle de la SÉPAQ-Anticosti, au moment où l’industrie de la chasse connaît une baisse de ses revenus depuis la crise économique qui durement frappé le monde en 2008. «J’entends développer des stratégies pour répondre aux attentes les plus pressantes de notre clientèle actuelle et des clients potentiels», dit-il. Les chasseurs étatsuniens ne sont pas revenus dans l’île d’Anticosti comme ils le faisaient avant cette crise économique de 2008, même s’ils peuvent maintenant bénéficier de la baisse de valeur du dollar canadien par comparaison à leur dollar. Threlfall souligne que les chasseurs en provenance des États-Unis fréquentant l’île d’Anticosti ne représentent maintenant que 16 % de toute la clientèle de la SÉPAQ-Anticosti, alors qu’ils composaient jadis près de 50 % de cette clientèle.

Un véritable paradis pour les chasseurs

Vous savez, ou devriez savoir que l’île d’Anticosti supporte un cheptel d’au moins 166 000 cervidés, selon un inventaire scientifique réalisé en 2006. Certains biologistes estiment que le total des hardes de cerfs y dépassent maintenant le quart de million de têtes! Dans les secteurs de l’île où l’habitat est propice aux chevreuils, la densité des cerfs atteint plus de 20 têtes/km². C’est surtout le cas des territoires de chasse de l’île gérés par la SÉPAQ-Anticosti, c’est-à-dire environ la moitié de la superficie globale d’Anticosti. Vous comprenez donc pourquoi on qualifie de paradis de la chasse du chevreuil cette île située au milieu du golfe du Saint-Laurent, entre la Gaspésie et la Côte-Nord.

C’est qui explique que chaque chasseur peut rapporter aujourd’hui au moins deux cerfs par séjour de cinq jours — et même trois chevreuils, durant certaines périodes de l’automne dans certaines régions de l’île d’Anticosti — en se procurant à Port-Menier un nouveau permis de chasse spécifique à l’île à tous les cinq jours! Les endroits où cela est possible, en Amérique du Nord et même dans le monde, sont extrêmement rares… Si cela existe à Anticosti, c’est parce que les chevreuils y sont en abondance, et qu’il faut protéger la forêt pour les générations futures… de chevreuils!

Depuis les trois dernières décennies, chaque chasseur fréquentant l’île d’Anticosti rapporte à la maison, en moyenne, 1,85 chevreuil. Ce qui est nettement plus chanceux que dans le Québec continental (c’est-à-dire sur la terre ferme de la province, à l’exception d’Anticosti). Et, dans l’île d’Anticosti, une chasseur peut récolter indistinctement les cerfs mâles adultes, les biches ou les faons, à son choix.

Exclusivité et sécurité

Ce qui attire tant les chasseurs dans l’île d’Anticosti, c’est l’exclusivité du territoire fréquenté par chacun d’eux, et la sécurité qui en découle. Bien sûr, la possibilité de récolter deux cerfs ou plus par séjour, et des cerfs de n’importe quel âge et sexe, est attirante.

En effet, chaque chasseur jouit quotidiennement de l’exclusivité d’un territoire d’une superficie de ± 15 km² : le chasseur est assuré qu’il ne verra pas un inconnu se pointer à l’horizon pour lui faire compétition, pour lui chercher noise, pour l’intimider, pour gâcher son plan de chasse et son plaisir. Le chasseur d’Anticosti peut alors procéder à sa chasse à son goût : à la chasse fine ou à la chasse à partir d’un affût.

Le directeur Threlfall a précisé que l’on a entrepris d’identifier, avec des plaques bien claires, plus de 1200 sentiers dans lesquels les chasseurs peuvent circuler à pied pour déceler leur gros gibier. Par ailleurs, on accélère la construction de caches fermées qu’on dispose sur les passes les plus utilisées par les cervidés. Les chasseurs qui prennent de l’âge apprécient énormément ces caches fermées — qu’ils ont baptisées «abribus» ou «cabines téléphoniques»— qui les protègent des intempéries en attendant la venue du gibier à portée de tir.

Réservez un an à l’avance…

Pour chasser dans l’île d’Anticosti, il est possible de réserver sa place une année à l’avance. Par exemple : à la date d’aujourd’hui, vous pouvez acheter un forfait pour le mois de septembre et pour le début d’octobre 2017. Les responsables de la chasse du chevreuil dans l’île accordent à leurs clients fidèles le privilège de réserver leur place au terme de leur séjour. Sachez que les clients, anciens ou nouveaux, peuvent réserver des places libérées pour toutes sortes de raisons par d’anciens clients.

Les chasseurs clients fidèles de la SÉPAQ-Anticosti ont donc le loisir d’acheter un forfait de chasse pour l’année suivante dans le même territoire, aux mêmes dates, ou bien dans un autre territoire et à d’autres dates, si des places convoitées ont été libérées. Vous devez donc vous empresser de vérifier si c’est actuellement le cas, en joignant les responsables de la chasse à la SÉPAQ-Anticosti : 1 800 463-0863, sans frais (ou 1 418 535-0156, à vos frais, si la ligne sans frais est occupée). Avant de téléphoner à la SÉPAQ-Anticosti, vous pourrez vous faire une idée de tous les forfaits de chasse offerts en analysant le site web : http://www.sepaq.com/sepaq-anticosti/chasse/index.dot Je vous précise que certaines places de chasse sont encore offertes durant le présent automne : les premiers à les réclamer les remporteront!

Threlfall peut vous assurer que son équipe de quelque 150 employés compétents fera tout en son pouvoir pour rendre mémorable votre séjour dans l’île. Quant à lui, il ne craint pas de relever les défis qui se présenteront à lui : «Je constate qu’il existe ici à peu près la même problématique que dans le Nord-du-Québec. Je suis déjà habitué à gérer toute la logistique d’une grande pourvoirie en région éloignée : avions, camions, hébergement, nourriture, guides, etc.»

Des chevreuils en masse!

Les rangs des hardes de chevreuils d’Anticosti avaient été décimés durant les très durs hivers de 2013 et 2014. La chasse dans l’île a été bien difficile durant les automnes 2014 et 2015. Mais, cette année, c’est la joie pour les chasseurs! L’hiver a été clément pour les cerfs, tout comme l’ont été les printemps et les étés qui ont suivi, de telle sorte qu’on voit aujourd’hui autant de cervidés qu’on en voyait jadis.

Personnellement, lors de mon séjour durant la dernière semaine de septembre, j’ai pu observer 35 chevreuils au cours de ma première journée de chasse. En automne 2015, j’en avais vu seulement 25 durant mes quatre journées de chasse… Cette année, mes cinq compagnons et moi avons vu de nombreuses biches bien grasses suitées d’au moins un faon, souvent de deux, parfois même de trois! Les daguets (ou «spikes») âgés d’un an et demi sont relativement nombreux, ce qui laisse supposer que les «quatre pointes» et les «six pointes» seront nombreux durant l’automne 2017, puis que des «huit pointes» et se pointeront nombreux lors de la saison de chasse de 2018. À la condition que les deux prochains hivers et les deux prochains printemps soient cléments, peu neigeux et peu froids pour assurer la survie des chevreuils…

C’est en compagnie de Jean-Paul English, de Gaspé, chef guide du Pavillon Vauréal, que j’ai réussi à récolter mes deux chevreuils autorisés durant ma première journée de chasse. English, qui guide les chasseurs de cerf d’Anticosti depuis maintenant 33 ans, a des yeux perçants pour apercevoir les cervidés de bien loin. Les six chasseurs du groupe dont j’étais ont récolté les 12 chevreuils autorisés.

Durant le reste du séjour, j’ai pu photographier des chevreuils pour illustrer mes chroniques futures traitant de ce gros gibier), puis je me suis reposé… en écrivant des courriels à des parents et amis pour les informer de mon succès (le Pavillon Vauréal est doté d’un réseau Wi-Fi que vous pouvez utiliser pour communiquer avec la… civilisation, si vous le souhaitez). J’ai dégusté les succulents et copieux repas préparés par le chef cuisinier Nicolas Bergeron, de Jonquière, si gracieusement servis par l’hôtesse Myriam Dallaire, de La Baie.

Dans l’île d’Anticosti, il est permis de pratiquer la «chasse de groupe», si les membres du groupe ont signé un formulaire à cette fin avant d’entreprendre la chasse. Ce qui signifie qu’un chasseur qui a récolté ses deux chevreuils peut continuer de chasser pour le bénéfice d’autres chasseurs du groupe moins chanceux. Nous n’avons pas eu à pratiquer cette «chasse de groupe» durant notre récent séjour. Ce fut également le cas d’autres clients séjournant dans le Pavillon Vauréal en même temps que nous : André Beaupré, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (gestionnaire retraité du domaine hospitalier) et son fils Jean-François, de Québec (avocat au ministère des Affaires municipales), de même que Jean Boutin, de Québec (électricien retraité de la base des Forces armées canadiennes de Valcartier), et Serge Bédard (retraité du transport routier au long cours). Ces chasseurs, qui ont bénéficié des services du guide Wilbrod Tremblay, de Rivière-au-Renard Ouest en Gaspésie, ont l’intention de revenir souvent au paradis de la chasse du chevreuil.

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