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Les «gardes-pêche» et «gardes-chasse» du Québec ont 150 ans en 2017

publié par André-A Bellemare 21 mars 2017 2 Commentaires

C’est en 1867, l’année de la formation du Canada — voilà 150 ans —, que le Commissaire des Terres de la Couronne au Québec engageait les deux premiers «gardes-pêche» et «gardes-chasse» de notre province : MM. Alfred Blais (de Rimouski) et William Carpenter-Willis (de Sherbrooke). Depuis cette époque, ces agents ont changé d’appellation : on les nomme aujourd’hui des «agents de protection de la faune».

En 1992, lors du 125e anniversaire de la création du corps des agents de «conservation de la faune», comme on les nommait à ce moment-là, leurs rangs étaient formés de 542 agents permanents et de 130 agents saisonniers. Durant le dernier quart de siècle, à cause de toutes sortes de coupes dans les budgets annuels de notre gouvernement provincial, le nombre des agents a malheureusement diminué, malgré l’augmentation des mandats que les autorités gouvernementales leur ont confiés depuis. Les agents ne sont syndiqués que depuis 60 ans.

Pour en savoir plus sur les agents de protection de la faune du Québec, communiquez avec leur syndicat : 6953, boulevard Saint-Michel, Montréal, Qc H2A 2Z3; tél. : 1 514 722 -0492; courriel : sapfq@qc.aira.com

Par beau temps ou mauvais temps, les agents surveillent l’application de plusieurs lois et règlements concernant notre patrimoine faunique et ses habitats dans plus de 1,600,000 km2 du territoire du Québec, où vivent plus de 8 millions d’habitants, dont un million et quart d’adeptes de la pêche à la ligne et de la chasse sportive. Un travail fort exigeant : durant les 45 dernières années, sept agents sont morts en devoir…

Saumon : fusion entérinée entre la FQSA et la FGRSQ

C’est samedi (le 18 mars), à Québec, lors d’assemblées générales spéciales des membres de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), et des membres de la Fédération des gestionnaires de rivières à saumons du Québec (FGESQ), que ces deux importants groupements du monde québécois de la faune ont officiellement entériné leur fusion. Ce projet était dans l’air depuis déjà des mois. Durant l’année dernière, plusieurs rencontres d’échange et de travail avaient été tenues pour améliorer la collaboration et le partenariat entre les deux fédérations.

Les administrateurs des deux fédérations étaient convenus d’unir leurs forces pour le bien de la ressource saumon. Ils sont convaincus que cette union aura un impact beaucoup plus probant pour les gestionnaires des rivières ainsi que pour les saumoniers. C’est donc la fin des relations tendues qu’entretenaient ces deux grandes fédérations; ces relations rendaient difficile la mise en œuvre d’activités concertées pour la conservation et la mise en valeur optimales de la ressource au Québec.

Mentorat 2017 de la FQSA sur la rivière Matapédia

Depuis plusieurs années, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), en collaboration avec les gestionnaires de certaines rivières à saumons de l’Est du Québec, organise le mentorat : ces rassemblement annuels très courus permettent aux saumoniers experts de la FQSA d’apprendre à des novices comment pêcher à la mouche, puis comment pêcher le saumon de l’Atlantique. Certains pêcheurs à la mouche profitent de l’occasion pour peaufiner leur technique.

Cette année, le mentorat de la FQSA aura lieu dans la magnifique et très renommée rivière Matapédia, du 1er au 3 septembre, à partir de Causapscal, au coût approximatif de 450 $/personne. Pour vivre une expérience unique de pêche du saumon, pour découvrir les rudiments révélés par des moucheurs expérimentés, et pour partager des moments inoubliables avec d’autres adeptes passionnés, inscrivez-vous le plus rapidement possible — avant le 13 juin — au tirage au sort déterminant les personnes chanceuses qui pourront participer au mentorat : http://fqsa.ca/mentorat-de-peche-saumon-non-inities-debutants/

Pour les moucheux : 8e Forum Spey à Sherbrooke, en mai

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Pour la 8e année de suite, les adeptes de la technique de pêche à la mouche pourront apprendre les différents lancers de type «Spey», surtout avec de longues cannes à moucher à deux mains, durant le célèbre Forum Spey tenu pendant deux jours dans le parc Lucien-Blanchard de Sherbrooke (755 de la rue Cabana, Qc J1K 2V1).

C’est le Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke qui tient ce très populaire rassemblement entièrement consacré à la promotion du lancer de type «Spey». Pour 10 $ par jour (gratuit pour les personnes âgées de moins de 18 ans), chaque participant assistera à des démonstrations et à des conférences données par des moniteurs certifiés par les grandes fédérations internationales, en plus d’essayer lui-même les nouveaux produits des compagnies les plus renommées (présentes sur place). Durant les deux journées, un dîner BBQ est offert sur le site, sur la plage de ce grand plan d’eau urbain.

Pour plus de renseignements, consultez le site web de l’événement : http://www.forumspeysherbrooke.com ; ou communiquez avec forumspeysherbrooke@hotmail.com

Initiation à la pêche à la mouche par Paulo Levasseur

initiation

Paulo Levasseur, créateur de la fameuse boutique L’Ami du moucheur (près du pont Laviolette, à Trois-Rivières Ouest), consacre sa retraite à initier les pêcheurs à la technique de la pêche à la mouche, dans son chalet situé à Saint-Léonard-d’Aston (près des autoroutes 55 et 20, au sud du pont Laviolette).

Les cours d’initiation organisés par Paulo durent une journée, le samedi ou le dimanche, et les deux moniteurs n’acceptent que six personnes à la fois Entre la fin d’avril et la fin de mai, les cours théoriques et pratiques en rivière (si les conditions d’eau le permettent) coûtent 65 $/personne, équipement fourni. Puis, entre la fin de mai et la mi-juin, toujours durant une journée (le samedi ou le dimanche), les deux moniteurs enseignent les lancers de type «Spey» à des groupes de six personnes au maximum (75 $/personne, équipement fourni). Pour plus d’information ou pour réserver votre place, téléphonez au 1 800 567-8584; courriel : info@amimoucheur.com

15e revue annuelle «Pêche à la mouche – Destinations»

À cette période-ci de l’année, les adeptes de la pêche à la mouche — et bien d’autres pêcheurs sportifs aussi — attendent impatiemment la sortie de la revue annuelle «Pêche à la mouche – Destinations», qui a depuis longtemps établi sa renommée et sa crédibilité. Je suis heureux de vous souligner que la parution du 15e anniversaire est maintenant en kiosque!

Vérifiez s’il reste des exemplaires dans les Magasins Latulippe (9,95 $ + taxes). Si vous ne trouvez pas la revue dans un kiosque à journaux et à magazines de votre localité, obtenez-en un exemplaire en communiquant directement avec l’éditeur : François Boulet, 250, des Amandiers, Bromont, Qc J2L 0N8 ; tél. : 1 450 534-0439 ; courriel : bouletfrancois@videotron.ca ; site web : http://www.pechealamouche.ca

Cette année, la revue de luxe de grand format, imprimée sur du papier glacé épais et illustrée d’une multitude de photos en couleurs, visite…entre autres destinations… trois réserves fauniques (Laurentides, Portneuf, Duchénier), deux pourvoiries (Clauparo, dans les Monts-Valin, et Orégnac, sur la Côte-Nord), en plus de faire une tournée des rivières du Saguenay—Lac-Saint-Jean, sans oublier de nous parler de la pêche à la mouche des dorés et des brochets en Abitibi. Jacques Héroux, du Nouveau-Brunswick, traite de la pêche du saumon atlantique dans la majestueuse rivière Restigouche à partir du pavillon Larry’s Gulch, tandis que John Eisenbeiser nous parle de la pêche de la ouananiche dans la rivière Penobscot située dans les Highlands de l’État du Maine.

Bien sûr, les artisans monteurs de mouches à pêche ne sont pas en reste: la revue nous présente des mouches, avec leur parure détaillée, notamment des mouches fétiches de Jacques Héroux pour pêcher le saumon atlantique dans les rivières du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Soirée bénéfice de la Fondation de la faune du Québec

Marquez le 25 mai à votre agenda : c’est ce jour-là que la Fondation de la faune du Québec (FFQ) tiendra sa soirée bénéfice annuelle dans les Entrepôts Dominion, à Montréal (au 3968 de la rue Saint-Ambroise, Qc H4C 2C7). Pour plus de renseignements ou pour réserver votre place, téléphonez au 1 877 639-0742 ou au 1 418 644-7926. Pour en savoir plus concernant tout ce qui concerne la Fondation de la faune du Québec : http://www.fondationdelafaune.qc.ca

Sous la présidence d’honneur de M. Marcel Groleau, président provincial de l’Union des producteurs agricole (UPA), l’événement à 250 $/personne prendra une nouvelle tournure : vous ferez le tour de «stations gourmandes» offrant des produits de l’agriculture québécoise. Les bénéfices de la soirée serviront à développer notre patrimoine faunique et ses habitats dans la province.

Concours de montage de mouches à saumons de l’ASF pour le 150e anniversaire du Canada

Pour marquer le 150e anniversaire de la formation du Canada actuel, l’Atlantic Salmon Federation a décidé d’organiser un concours de montage de mouches à saumons. Le but est de permettre aux artisans monteurs de mouches à saumons du pays de créer la mouche «essentielle» pour pêcher le saumon de l’Atlantique au Canada. La création gagnante sera publiée dans la revue «The Atlantic Salmon Journal», en plus d’obtenir des prix remis par les commanditaires du concours.

Qu’ils soient amateurs ou professionnels, tous les monteurs de mouches peuvent participer : la catégorie «junior» est ouverte aux personnes âgées de 17 ans ou moins, tandis que celles âgées de 18 ans ou plus feront partie de la catégorie «senior». Chaque participant ne peut soumettre qu’une seule mouche à saumons classiques à plumes. Les ailes de mouches doivent être en plumes mariées. Les mouches doivent être montées sur des hameçons sans ardillon et sans œil de grosseur 2/0 à 4/0 (avec œil de crin ou de substitut). En présentant votre mouche, vous devez indiquer son nom et, dans un paragraphe, décrire pourquoi votre choix de plumes et de couleurs conviennent au 150e anniversaire du pays.

Les gagnants seront déterminés par un jury composé d’experts, dont la décision est finale. Toutes les mouches soumises dans le cadre du concours deviennent la propriété de la l’ASF; elles pourront paraître dans la revue de cette fédération. Les mouches doivent parvenir à l’ASF au plus tard le 3 avril 2017 : Mme Irene Pohle, Rédactrice adjointe, The Atlantic Salmon Journal, 15 Ranking Mill Road, Chamcook, N. B. E58 3A9

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ChasseSuggestions

Le rodage, mythe ou réalité ?

publié par Mario Dutil 15 mars 2017 0 commentaires

Est-il nécessaire de faire un break in de ma nouvelle carabine de précision ?

Chaque semaine des gens me posent cette question, et à chaque fois je réponds : oui. Certains appellent cette procédure «break in», d’autres «lapping» ou rodage… Quoi qu’il en soit, si vous achetez une carabine de précision ou si vous remplacez le canon de votre carabine par un canon de bonne qualité, il est recommandé d’effectuer un bon démarrage (ce qu’on appelle le break in) avant de l’utiliser.

 

Pourquoi ?

L’objectif de cette procédure est de permettre au canon de votre carabine de conserver sa précision et d’en faciliter le nettoyage tout au long de sa durée de vie.
Afin de mieux comprendre son importance, il est essentiel de savoir ce qui se passe lors des premiers tirs avec votre carabine.

Premièrement, il y a plus d’une raison pour faire un break in, mais la principale et la moins connue est celle-ci : Lorsque votre canon a été chambré, l’armurier a utilisé une pièce s’appelant un «reamer» (voir l’élément 1 ci-dessous) pour percer votre canon. Ce reamer correspond au calibre et à la forme de la cartouche qui sera insérée dans la chambre de votre carabine.

 

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La zone de transition entre le perçage fait par le reamer et l’âme du canon s’appelle la gorge (voir l’élément 2 ci-dessus). C’est à l’extrémité de la gorge que débute les rainures de votre canon (rifling).Dans cette section nous retrouvons de petites marques créées par le reamer lors du chambrage. Ces marques ont été faites par une usure plus ou moins importante du reamer. La raison principale expliquant pourquoi le reamer fait ces marques indésirables, c’est la différence de profondeur entre les rainures du canon et l’âme du canon au niveau de la gorge.

 

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Ces marques sont perpendiculaires à la trajectoire des boulets. Elles ressemblent un peu à des bavures, identiques à celles que l’on retrouve de l’autre côté d’une feuille d’acier ayant été percé par une mèche à métaux. Lorsque les premiers boulets traversent la gorge avant de s’introduire dans le canon, les bavures situées à l’extrémité de la gorge tranchent délicatement la surface en cuivre des boulets (un peu comme le ferait un rabot) et cette fine poussière de cuivre exposée à une haute température et à une très haute pression (ceux-ci étant créées par la combustion de la poudre) forme ce qui ressemble à un plasma. Puis, cette vapeur de cuivre surchauffée est propulsée dans le canon et se dépose en une mince couche cuivré qui adhérera avec les parois du canon.

Cette fine addition à la paroi du canon aura comme conséquence de favoriser l’accumulation de cuivre dans le canon tout en offrant une résistance irrégulière au passage du boulet dans le canon lors d’un tir. Ce qui créera des variabilités lors d’un tir, car contrairement à la croyance populaire, le cuivre ne se dépose jamais de façon uniforme dans un canon.

Notez que cette fine couche de cuivre n’est pas visible à l’œil nue, à moins d’utiliser un borescope. De plus, cette fine couche de cuivre une fois déposée sur la paroi interne de votre canon sera par la suite difficile à retirer parce que fusionnée à sa surface.

 

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Voilà pourquoi il est toujours préférable de faire un break in de votre canon, afin d’empêcher l’apparition de cette fine couche indésirable de cuivre dans votre canon, et ce, jusqu’à ce que les bavures présentes sur la gorge soient entièrement disparues par l’abrasion créée lors du passage des boulets.

 

Comment faire ?

Il y a autant de procédures de break in qu’il y a de tireurs, l’important c’est d’éliminer au fur et à mesure ce dépôt de cuivre en fusion qui apparaît lors des premiers tirs.

Avant de débuter, voici quelques notions importantes :
– Il est important de faire cette procédure avant l’utilisation de la carabine.
– Cette procédure n’est requise qu’une seule fois dans la vie de votre canon.
– La munition utilisée doit avoir un boulet chemisé en cuivre sans traitement chimique.
– Il est important d’utiliser un «bore guide» pour guider votre tige de nettoyage.
– Il est important d’utiliser une tige de nettoyage rigide construite d’une seule pièce.

 

Détails de la procédure

1. Nettoyer le canon de votre carabine avec un bon solvant pouvant enlever le cuivre.
2. Tirer une balle et effectuer un nettoyage complet.
3. Répéter l’étape 2 quatre fois de suite. (total 5 balles, 5 nettoyages)
4. Tirer 3 balles et effectuer un nettoyage complet.
5. Répéter l’étape 4 trois fois de suite. (total 15 balles, 5 nettoyages)

Par la suite, nous vous recommandons de nettoyer votre carabine après chaque séance de tir et de ne jamais excéder 60 tirs entre chaque nettoyage.

Si vous désirez connaître notre procédure de nettoyage, visitez notre site internet sniperquebec.com

Bon tir !

Voici quelques liens utiles:
http://www.accuracyinternational.com/default/public/media/filemanager/AI-15590-02A%20USER%20MANUAL,%20AT-0i5m.pdf
http://www.kriegerbarrels.com/faq#breakin
http://www.shilen.com/faq.html#question10
www.youtube.com/watch?v=WjbnYm_HmXg

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ChassePêche

À Matane, le barrage Mathieu-d’Amours sera-t-il bientôt démoli… puis reconstruit?

publié par André-A Bellemare 10 mars 2017 2 Commentaires

Une nouvelle-choc pour les dirigeants municipaux de la ville de Matane, en Gaspésie, et pour les saumoniers fréquentant cette magnifique rivière : la direction principale des barrages publics du Centre d’expertise hydrique du Québec a tracé un portrait bien peu reluisant du barrage Mathieu-d’Amours situé au centre-ville de Matane.

Tout indique que cette importante infrastructure est arrivée à la fin de sa vie utile, et qu’il faudra la démolir d’ici cinq ans : usure du béton, fissures, corrosion, etc. Il y aurait risque pour la sécurité du public dans le secteur.

Qu’adviendra-t-il de la fameuse passe migratoire de la Société de gestion de la rivière Matane (SOGERM)? Qu’adviendra-t-il des îles créées dans le parc municipal immédiatement en amont du barrage? Autant de questions troublantes auxquelles il faudra obtenir réponses dans un proche avenir.

Le dossier de l’interdiction des «ménés» comme appâts

Si vous avez suivi un tant soit peu les bulletins de nouvelles durant la semaine dernière, vous avez constaté que l’épineux dossier de l’interdiction par le Québec d’utiliser des «ménés» comme appâts a soulevé un tollé dans les centaines de milliers de pêcheurs à la ligne. Une proportion d’entre eux ont grogné passionnément…

Pour savoir de quoi il est question, relisez ma chronique précédente, surtout dans les derniers paragraphes, où je traitais de l’invasion des eaux de la province par la carpe asiatique des roseaux.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FQCP) invite les centaines de milliers d’adeptes de la pêche à la ligne de chez nous à signer deux pétitions complémentaires qui se retrouvent sur le site internet de l’Assemblée nationale :

Maintien de la réglementation relative à l’usage des poissons appâts pour la pêche sportive en été :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6567/index.html

Maintien de la réglementation en vigueur relativement à la pêche aux poissons appâts vivants :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6499/index.html

De même, la FQCP vous invitons à faire parvenir à votre député une copie de la lettre type de demande de statu quo concernant la réglementation sur l’utilisation des poissons appâts pour la pêche sportive disponible au www.fedecp.com – section documentation/pêche.

Dernière chance de pêcher dans le bassin Louise!

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Si vous n’avez pas encore pratiqué la pêche à la ligne à travers la glace qui recouvre le bassin Louise du Vieux-Port de Québec, ç’est votre toute dernière chance de le faire le 2017 : le fameux Village Nordik hivernal, créé spécialement à cette fin pour la deuxième année de suite en 2017, fermera ce dimanche, après avoir accueilli des dizaines de milliers de visiteurs depuis un mois et demi.

Pour tout savoir concernant le Village Nordik du Port de Québec, consultez les différents onglets de son site web : https://www.villagenordik.com/fr/

C’est un sujet dont nous n’avons pas fini d’entendre parler! Au cours des prochaines années, à mesure que les quatre différentes espèces de carpes asiatiques envahiront les cours d’eau d’ici, la grogne des pêcheurs à la ligne de chez nous croîtra…

40e Salon provincial du trappeur du Québec

C’est durant la présente fin de semaine, dans le Centre des congrès et d’expositions de Lévis (au 5750 de la rue J.-B. Michaud, près de l’autoroute nº 20) que la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ) tient son 40e Salon provincial du trappeur, en collaboration avec l’Association régionale des trappeurs laurentiens et l’Association régionale des trappeurs de Chaudière-Appalaches.

Les visiteurs pourront se familiariser avec tous les aspects du piégeage des petits animaux à fourrure : des démonstrations de dépiautage, des conférences et des ateliers ont été prévus à cette fin. Bien sûr, il y aura également défilés de mode de vêtements fabriqués à partir de fourrures saauvages. Renseignez-vous à ce sujet en consultant attentivement le site web de la FTGQ : http://www.ftgq.qc.ca

Marathon de montage au bénéfice de nos vétérans

Depuis de nombreuses années, un grand nombre de membres des Forces armées canadiennes ont été dépêchés dans plusieurs pays pour y remplir un rôle de protecteurs de la liberté. Malheureusement, certains d’entre eux sont revenus chez nous avec des blessures physiques et/ou psychologiques. Cette situation a incité des citoyens à se préoccuper de leur sort et à accomplir des efforts pour leur faire oublier le plus possible ces blessures. C’est ainsi qu’a été créé à leur intention le programme «Les eaux Curatives».

Par ce programme, on souhaite que les vétérans blessés se consacrent à un hobby, celui du montage de mouches à pêche et de la pêche à la mouche. Voilà pourquoi l’on parle de l’eau qui peut éventuellement guérir des problèmes.

Dans le cadre du programme «Les eaux curatives», un grand marathon de montage de mouches artificielles aura lieu, le samedi 25 mars, de 9h à 16h, dans le local de la Légion canadienne situé au 7101 du boulevard Hamel Ouest, à Québec. Si vous êtes monteur de mouches, vous pouvez participer à l’événement pour produire des artificielles qui seront remises aux vétérans physiquement incapables de monter des mouches : ils pourront aller à la pêche en utilisant vos mouches (pour pêcher truites, saumons ou brochets, qu’il s’agisse de mouches sèches, noyées, nymphes, streamers, muddlers, etc.).

Puisque les places seront alors limitées, informez l’adjudant retraité Gervais Jeffrey de votre participation : gervaisjeffrey4@gmail.com Les hameçons et les matériaux seront fournis sur place; apportez votre étau et vos outils de montage. Il y a une cantine sur place.

40e anniversaire de la réserve faunique Duchénier

L’année 2017 marque de 40e anniversaire d’existence de la réserve faunique Duchénier située à 35 km au sud de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. Cet immense territoire de 275 km2 de superficie (106 mi2 est émaillé de 137 lacs, de rivières et de ruisseaux donnant refuge à des ombles de fontaine indigènes (truites mouchetées) de fort belle taille.

Une particularité de la réserve Duchénier, c’est qu’elle est dirigée par des délégués des municipalités qui l’entourent, et par des représentants d’associations de pêcheurs et chasseurs de la région. Cette réserve n’est pas incluse dans le réseau des réserves fauniques gouvernementales gérées par la Société des établissements de plein air du Québec (la SÉPAQ, une société d’État).

Pour vous familiariser avec toutes les activités et services offerts par la réserve faunique Duchénier, consultez attentivement son site web : http://www.reserveduchenier.com

Succès du 11e Encan de la Fondation de la Faune

Le 11e Encan annuel informatisé de la Fondation de la faune du Québec (FFQ) a remporté un vif succès : les bénéfices obtenus lors de la vente de 236 lots de grande valeur seront utilisés pour financer le programme «Pêche en herbe» de la Fondation, qui initie chaque année des milliers de fillettes et garçons à la pratique de la pêche à la ligne.

Depuis 20 ans, c’est-à-dire depuis 1998 inclusivement, la Fondation a contribué à initie plus de 265 000 jeunes enfants du Québec à la pratique de la pêche sportive et au respect de la nature, de façon à assurer la relève des générations actuelles d’adeptes de cette activité ancestrale et patrimoniale séculaire. Par ce programme «Pêche en herbe», la Fondation apporte une aide financière à des organismes de loisirs, à des associations de pêcheurs et chasseurs, ainsi qu’à des clubs régionaux qui réalisent des activités spécifiques de pêche pour des fillettes et garçons.

Pour en savoir beaucoup plus à ce sujet-là, consultez le site web de la FFQ : http://www.fondationdelafaune.qc.ca Les Magasins Latulippe sont de généreux et fiers collaborateurs de l’Encan de la FFQ.

À Rimouski, 5e Salon national pêche, chasse et plein air

Lae Groupe Faunair Rimouski, de Joanne Brière et Ernie Wells, tiendra son 5e Salon national pêche, chasse et plein air, du 25 au 27 août 2017, dans le Centre des congrès de l’Hôtel Rimouski. Les exposants qui ont participé à l’événement savent que ce Centre des congrès est moderne, bien situé le long du Saint-Laurent, entouré d’un immense terrain de stationnement (gratuit!…) et doté d’une surface d’exposition à l’air conditionné.

Cet événement suprarégional spécialisé a lieu au moment où la fièvre de la chasse est sur le point d’atteindre son paroxysme. Pour obtenir plus de renseignements concernant ce Salon, communiquez avec Ernie Wells : tél. : 1 418 724-6752 ou 1 418 318-6409; courriel : salonchassepecherimouski@gmail.com

Logis pour pêcheurs dans la vallée de la Matapédia

Ces temps-ci, des saumoniers et des pêcheurs à la mouche fréquentant les plans d’eau dans et autour de la vallée de la Matapédia me demandent des suggestions à propos de l’hébergement là-bas.

Mon ami André Bélaïeff, propriétaire de l’Auberge de la rivière Matapédia située à Routhierville — à seulement cinq minutes en automobile du Camp Glenn-Emma de la Société de gestion des rivières Matapédia et Patapédia (SGRMP) — a commencé, voilà quelques jours, à prendre des réservations pour l’hébergement dans sa magnifique auberge : 1 844 518-3174 (sans frais d’appel interurbain).

N’oubliez pas que Bélaïeff offre aussi des services de guidage pour la pêche du saumon dans les secteurs nº 1 et nº 3 de la Matapédia. Pour tout savoir concernant l’offre d’André Bélaïeff, étudiez son site web : http://www.aubergedelarivierematapedia.com

Jean-Charles Morin de la SÉPAQ prend sa retraite

Jean-Charles Morin, vice-président de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), responsable de l’exploitation des ressources fauniques et touristiques dans les territoires gouvernementaux gérés par cette société d’État, prend sa retraite durant les prochains jours.

Plusieurs d’entre vous se souviendront que cet actuaire de formation a déjà été le directeur général de la réserve faunique des Laurentides, cet immense territoire sauvage situé entre l’agglomération urbaine de Québec et celle de Saguenay. Morin pourra donc s’adonner tout à loisir à sa passion dévorante pour la pêche à la ligne et pour la chasse.

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ChassePêche

Préparez rapidement vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse de 2017!

publié par André-A Bellemare 3 mars 2017 0 commentaires

Après quelque temps de repos durant la période des Fêtes et au début de l’hiver, je reprends le collier pour une 21e année de collaboration avec les Magasins Latulippe. Cela, pour vous inciter la préparer très rapidement et très sérieusement vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse des mois qui viennent. Car le temps file rapidement, et les bonnes places à fréquenter, aux bonnes dates, disparaissent comme neige au soleil…

Dans les zones d’exploitation contrôlée (ZEC)

Si vous êtes propriétaire d’un chalet en forêt, surtout dans une zone d’exploitation contrôlée (ZEC), vous avez moins de problèmes que le reste des adeptes de pêche et de chasse. Il ne vous reste qu’à communiquer avec les dirigeants de votre ZEC pour savoir quand les chemins forestiers seront carrossables au printemps, puis pour connaître les dates du début et de la fin des différentes «saisons» de pêche et de chasse dans la ZEC.

Pour découvrir le résumé de la réglementation sur la pêche et sur la chasse dans les différentes zones provinciales de chasse de la province, consultez le site web du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Dans les réserves fauniques gouvernementales

Si vous ne possédez pas de chalet en forêt pour y faire des séjours de pêche et de chasse, vous avez la possibilité d’en louer à cette fin.

L’un de vos choix pourra être d’acheter un forfait de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), une société d’État qui gère les réseaux des réserves fauniques et des parcs au nom du gouvernement provincial. Vous pouvez même pêcher à la journée dans certains lacs et certaines rivières de ces territoires gouvernementaux, sans louer de chalet.

Contrairement à ce qui a existé pendant des décennies, il n’est plus nécessaire, depuis quelques années, de participer à un tirage informatisé pour obtenir le droit de réserver sa place, aux dates de son choix, pour louer un chalet dans les parcs et réserves : il s’agit dorénavant de communiquer avec la SÉPAQ, un an à l’avance, pour réserver le chalet (mais c’est différent dans le cas de la chasse de l’orignal et du chevreuil).

Pour tout savoir sur les possibilités offertes par la SÉPAQ, explorez attentivement les nombreuses pages contenues dans le site web.

Vous pouvez aussi téléphoner au Service des ventes et des réservations (SVR) de cette société d’État pour poser toutes vos questions à son sujet : 1 800 665-6527 (de 9h à 19h, sept jour sur sept).

Dans des centaines de pourvoiries exclusives

Vous avez aussi le choix de louer un chalet et de l’équipement nécessaire, autant pour la villégiature que pour pratiquer la pêche et la chasse, auprès de centaines de pourvoiries privées qui louent à votre intention les droits exclusifs du gouvernement québécois sur les territoires du domaine public.

Pour tout savoir sur les entreprises membres de la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), consultez le site web de cette fédération
Près de 350 des quelque 600 entreprises de pourvoirie de la province sont membres de la FPQ.

Vous pouvez aussi vous procurer la plus récente édition annuelle du Guide de la pourvoirie contenant une fiche détaillée sur chacun des membres de la fédération : le nom de la pourvoirie, les coordonnées de ses propriétaires (adresse, nº de téléphone, adresse de courriel, adresse du site web, etc.), puis la zone provinciale de pêche et de chasse dans laquelle est située la pourvoirie, la route à suivre pour y accéder, les espèces de poissons et de gibiers que vous pourrez y récolter, le nombre et la grandeur et la qualité des chalets, les équipements offerts, etc.

Cette brochure imprimée de grand format, d’environ 250 pages de papier glacé, illustrée d’une multitude de photos, est vendue 4,95 $ (+taxes) dans la plupart des magasins de chasse et de pêche de la province, dont les Magasins Latulippe. Il vous est aussi possible de télécharger la version virtuelle de ce guide sur la boutique en ligne du site web de la FPQ : http://www.guidedelapourvoirie.com
 

Du 16 au 19 mars, visitez Salon Expert Chasse, Pêche et Camping et du Bateau, au Centre de foires d’Expo-Cité

 
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Dans 15 jours, allez vous réchauffer dans le Centre de foires d’Expo-Cité de Québec, où aura lieu la 36e présentation annuelle du Salon Expert Chasse, Pêche, Camping et du Bateau de Québec. C’est le plus important événement du genre à l’Est de Montréal : ce Salon, dont les Magasins Latulippe sont des exposants majeurs, attire des visiteurs de plusieurs régions de la province.

Les Salons nationaux des sportsmen au Canada (SNSC) — qui organisent plusieurs salons similaires partout au pays — fournissent tous les renseignements au sujet du Salon sur leur site web.

Dans deux semaines, les SNSC attendent près de 40 000 visiteurs dans le Centre de foires d’Expo-Cité, où seront rassemblés plus de 225 exposants des domaines de la pêche, de la chasse, du camping et des VTT, ainsi que les représentants de plus de 50 marques de bateaux, de pontons, de croiseurs, de bateaux de wakeboard et d’embarcations pour aller pêcher. Les mordus de pêche et de chasse trouveront un grand nombre de fabricants et de détaillants d’équipement.

C’est sûr les deux Magasins Latulippe (de Québec et de Lévis) occuperont une place prépondérante dans le Centre de foires; l’équipement qui y sera en vente sera offert à des prix spéciaux pour la durée du Salon. Les visiteurs savent qu’ils n’auront pas besoin de passer des journées de congés à voyager aux quatre coins de la province pour explorer les magasins spécialisés afin de comparer les prix avant de faire des achats.

La visite du Salon constitue l’occasion idéale pour réserver votre place afin de réaliser vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse de 2017. Plusieurs dizaines de pourvoiries de pêche et de chasse, ainsi que des ZEC (zones d’exploitation contrôlée) et des réserves fauniques du gouvernement québécois seront représentées sur place. Cela, sans compter bon nombre d’autres destinations nature et vie en plein air. Si vous désirez accroître vos connaissances dans différents domaines du loisir en plein air, des experts partageront leur expérience et leurs expériences, et vous conseilleront sur le choix d’équipement et de destinations.

Dans l’aire d’animation du bateau, quelque 250 embarcations de toutes sortes seront présentées par 50 fabricants

L’activité «Une truite pour le souper» est de retour dans le Salon, pour le plus grand bonheur des jeunes visiteurs… et de leurs parents. Un basin de pêche offre l’occasion aux plus jeunes de rapporter des truites fraîches à la maison.

Des millions$ pour la nature du pays

Les Salons nationaux des sportsmen au Canada (SNSC) — le groupe sans but lucratif qui organise ce Salon de Québec — amasse des fonds pour s’assurer que les jeunes du pays et les générations futures d’adeptes de la vie en plein air puissent profiter pendant longtemps de la pratique de leurs activités favorites dans un environnement sain. Depuis la tenue du tout premier Salon en 1948, à Toronto, le groupe des SNSC a distribué plus de 32 millions $ aux groupements bénévoles qui ont réalisé une multitude de projets d’éducation de la jeunesse québécoise et canadienne au respect de l’environnement et de notre patrimoine faunique.
 

Des carpes asiatiques ont envahi les eaux du Québec

 
CarpesAsiatiques

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) nous a confirmé une bien mauvaise nouvelle cette semaine : la carpe des roseaux, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques, a envahi les eaux du Saint-Laurent, ce qui laisse entrevoir une diminution catastrophique des poissons d’ordre sportif dans le fleuve et, éventuellement, à moyen et à long terme, dans les rivières qui se jettent dans le Saint-Laurent.

Ces carpes exotiques ont été introduites dans des établissements piscicoles du sud des États-Unis, voilà quelques décennies, pour dévorer la végétation qui envahissait les bassins d’élevage de barbottes. Or, à la faveur d’inondations, ces bassins se sont déversés dans des rivières — dont celles du bassin de la Mississippi — et les carpes se sont reproduites à un rythme fulgurant pour remonter les cours d’eau vers le nord. Elles ont atteint les Grands Lacs, qui se déversent dans le Saint-Laurent.

Au cours des prochaines années, vous apprendrez à connaître tous les graves dommages que ces carpes peuvent causer à nos ressources halieutiques. Pour en savoir plus, consultez le site web suivant : http://carpesasiatiques.gouv.qc.ca

Pour l’heure, qu’il me suffise de vous apprendre que les autorités provinciales du Québec ont décidé de modifier d’urgence la réglementation sur l’utilisation des poissons appâts (les «ménés»), dans le but de réduire encore plus le risque de propagation d’espèces nuisibles dans nos eaux.

Ainsi, à compter du 1er avril, seule l’utilisation de poissons appâts morts pour la pêche hivernale sera permise, mais uniquement dans les zones provinciales de pêche où c’était déjà autorisé. Il sera dorénavant interdit d’utiliser des poissons appâts vivants en période hivernale partout au Québec. D’autre part, il sera aussi interdit d’utiliser partout des poissons appâts morts, même congelés, en période estivale.

C’est sûr que cette décision draconienne du MFFP soulève un tollé, dont les échos ne cessent de nous parvenir. C’est un coup en bas de la ceinture pour l’industrie de la pêche sportive au Québec, qui génère chez nous des revenus annuels d’un milliard 600 millions $, et qui crée 8655 emplois.

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Chasse

Pensez à la chasse de l’orignal de l’automne 2017

publié par André-A Bellemare 22 décembre 2016 0 commentaires

Durant les prochaines semaines, vous aurez l’occasion de rencontrer parents et amis lors de réunions festives. Quel bon moment pour planifier votre expédition de chasse de l’orignal et du chevreuil de l’automne prochain, ainsi que vos excursions de pêche durant la belle saison dans des territoires fauniques du gouvernement provincial québécois!

N’oubliez pas que le 15 janvier 2017 est la date limite pour vous inscrire au fameux tirage informatisé de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) qui déterminera l’ordre de priorité dans lequel les «gagnants» pourront acheter un forfait de chasse de l’orignal dans les réserves fauniques du gouvernement gérées par cette société d’État.

Ce même tirage concerne également la chasse du cerf de Virginie ou «chevreuil» dans certaines réserves fauniques gouvernementales ainsi que dans certains secteurs de l’île d’Anticosti.

Pour en connaître beaucoup plus au sujet de ce tirage — qui a pour but d’assurer l’équité d’accès à la chasse dans ces territoires pour l’ensemble des chasseurs québécois intéressés — consultez le site web suivant : http://www.sepaq.com/tirages/

Plus de 2700 groupes de chasseurs d’orignal et de cerf auront la possibilité d’acheter un séjour de chasse en réserve faunique. Le dépliant explicatif des tirages de la SÉPAQ pour 2017 est offert sur le web, à l’adresse indiquée au paragraphe précédent, ou dans des magasins spécialisés en chasse et pêche (comme les deux Magasins Latulippe, à Québec et à Lévis).

Un attrait majeur

Ce qui attire tant les chasseurs de gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ, c’est la possibilité de jouir de l’usage exclusif d’un vaste territoire pendant le séjour du groupe, cela en toute sécurité. L’exclusivité des secteurs de chasse concerne une superficie moyenne de 66,52 km² dans le cas de la chasse de l’orignal, et de 23,62 km² dans le cas de la chasse du chevreuil.

D’autre part, le succès des groupes de chasseurs d’orignal est élevé dans les 13 réserves fauniques accessibles à cette fin : de plus de 60 % en moyenne, mais pouvant atteindre plus de 80 % dans des réserves du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Il y a aussi à considérer que le service à la clientèle de la SÉPAQ est réputé, et que les standards de confort sont élevés pour l’hébergement dans les chalets de la société d’État. La SÉPAQ offre également des outils cartographiques de pointe à ses clients chasseurs. La grande diversité des forfaits permet aux chasseurs de choisir une chasse à leur mesure dans presque toutes les régions de la province. L’éventail des forfaits offerts par la SÉPAQ permet aux groupes de chasseurs de choisir la région à fréquenter, le type d’engin de chasse à utiliser, la date du séjour et sa durée, le type d’hébergement, etc.

Nouveautés pour 2017

Pour l’automne 2017, la SÉPAQ reconduit les rabais et les services gratuits offerts en 2016. De plus, la majorité des séjours de chasse sont offerts au même prix qu’en 2016, tandis que d’autres le sont même à prix réduit.

Je vous rappelle qu’en 2016, la SÉPAQ offrait 30 % de rabais sur le tarif pour la fréquentation des secteurs de chasse Aventure destinés aux chasseurs avertis, bien équipés et débrouillards. Puis 10 % d’économie sur les séjours de chasse en chalet Modik, qui sont plus petits, mais modernes et bien équipés. Enfin, 7 % d’économie pour les groupes doubles : deux fois le nombre de chasseurs d’un groupe de base, mais la permission de récolter deux orignaux sans payer le double du prix d’un groupe simple.

Cet automne, les deux tiers des chasseurs hébergés sur le plan américain (avec guides et repas) dans les réserves de Matane, de Rimouski et des Chic-Chocs, se sont prévalus de l’option de renouvellement de trois ans sur leur séjour de chasse : ils bénéficient ainsi d’un gel des prix pour trois années consécutives tout en ayant accès au même secteur de chasse pour la même période de la saison de chasse pendant ces trois années,

Les chasseurs pourront désormais bénéficier d’une économie de 10 % sur la tarification des forfaits réservés aux chasseurs à l’arc, à l’arbalète ou à l’arme à feu à poudre noire.

Nouveaux forfaits de chasse des gros gibiers

La SÉPAQ introduit pour 2017 l’offre de séjours de chasse Aventure, en camping et en chalet, dans la réserve de Papineau-Labelle, pour la chasse de l’orignal et du chevreuil.

Il sera dorénavant possible de faire des séjours de chasse de l’orignal avec arme à feu à poudre noire dans la réserve faunique de Rimouski.

Dans la réserve de Mastigouche, la SÉPAQ vous offre de signer des baux d’une durée de trois ans pour des séjours d’une durée de six jours de chasse à l’orignal en groupe simple.

Enfin, il sera maintenant possible de réaliser des séjours de chasse de type Aventure pour la récolte du chevreuil dans la réserve de Portneuf.

Grand spécial pour la chasse dans l’île d’Anticosti

Ces derniers mois, je vous ai révélé que la direction de la SÉPAQ-Anticosti offrait de nouvelles conditions pour la tarification ainsi que pour la durée des séjours de chasse du chevreuil à compter de 2017.

Aujourd’hui, je vous souligne un autre grand spécial pour les chasseurs qui fréquenteront ce paradis de la chasse du chevreuil l’an prochain : le coût du transport aérien aller-retour entre l’aéroport de Mont-Joli (à l’est du Rimouski, au Bas-Saint-Laurent) et celui de Port-Menier (capitale de l’île d’Anticosti) sera dorénavant inclus dans le prix des forfaits! Une économie de plusieurs centaines de dollars!

N’oubliez pas que tous les séjours de chasse sur le plan européen de la SÉPAQ-Anticosti (sans services de guides ni repas) sont passés d’une durée de quatre à six jours, en septembre et en octobre, et restent au même tarif qu’en 2016.

Nombreux services gratuits accordés aux chasseurs

Depuis le présent automne, la SÉPAQ accorde de nombreux services gratuits aux chasseurs de gros gibiers qui achètent des forfaits pour chasser l’orignal et le chevreuil dans ses réserves.

D’abord, la société d’État donne au chef de chaque groupe de chasseurs une carte microSD pour GPS Garmin. Le traîneau de transport et le treuil motorisé sont prêtés aux chasseurs pour leur permettre de sortir du bois la carcasse du gros gibier abattu. D’immenses chevalets, munis d’un palan à chaîne («chain block») et de jambiers, existent dans tous les secteurs de chasse. Les clients chanceux ont accès gratuitement à une chambre froide pour y suspendre la carcasse du gros gibier récolté en attendant la fin de leur séjour.

Si les chasseurs ont de la difficulté à retrouver un gros gibier blessé, la SÉPAQ accorde gratuitement les services d’un conducteur de chien de sang et de son chien pisteur. Ce dernier service est fort apprécié des chasseurs puisqu’il a permis de retrouver en forêt 75 bêtes lors de la saison qui vient de prendre fin.

Nouvelle réglementation avantageuse

Dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ — tout comme dans les autres territoires fauniques de la province — seulement deux coupons de transport sont désormais nécessaires pour enregistrer un orignal récolté et ce, peu importe le nombre de chasseurs dans le groupe séjournant en réserve.

Ce qui signifie que les chasseurs du groupe qui n’auront pas détaché leur coupon de transport de leur permis pourront réaliser d’autres excursions de chasse de l’orignal, en réserve faunique ou ailleurs, pourvu qu’ils aient identifié — au moment d’acheter leur permis de chasse de l’orignal en entrant dans la réserve faunique — la future zone provinciale de chasse qu’ils désirent fréquenter au sortir de leur séjour dans une réserve.

Bienvenue à la «relève»!

En 2016, plusieurs accompagnateurs non-chasseurs ont été accueillis gratuitement lors des séjours de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ.

Voilà une excellente façon de faire découvrir la chasse aux personnes qui n’ont encore jamais pratiqué cette activité dans la sauvagerie québécoise. Voilà aussi une excellente façon d’initier à la chasse les conjoints, les enfants, les parents et les amis qui souhaitent mieux connaître cette activité ancestrale séculaire des Québécois.

Profitez donc de territoires, de chalets et d’équipements privilégiés pour offrir aux vôtres un contact agréable avec la pratique de la chasse.

Offres exclusives aux chasseurs

LA SÉPAQ offre gracieusement aux chasseurs qui achèteront des forfaits de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques, la possibilité de réserver un séjour de pêche ou de villégiature à 50 % de rabais à réaliser durant la saison estivale précédant la saison automnale de chasse. Cela, afin de permettra aux chasseurs de prospecter le territoire de chasse qu’il fréquenteront et ainsi, d’augmenter leurs chances de succès.

Pour les chasseurs d’ours noirs, il est possible de jumeler une réduction de 25 % du tarif de leur chasse printanière avec le rabais de 25 % offert aux groupes de quatre chasseurs dans les réserves fauniques participantes.

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La pêche des «p’tits poissons des chenaux» à Sainte-Anne-de-La-Pérade a lieu normalement cet hiver

Contrairement à ce qui est survenu durant l’hiver 2015-2016, l’activité de pêche des poulamons — ou «p’tits poissons des chenaux» — survient normalement et à temps cet hiver.

L’an dernier, vous vous en souviendrez, le temps anormalement doux en décembre 2015 et en janvier 2016 avait obligé les pourvoyeurs de cette pêche à retarder de près d’un mois l’installation de leurs chalets sur la glace de la rivière Sainte-Anne, à La Pérade, à l’est de Trois-Rivières.

Or, cet hiver, à cause du temps très froid des dernières semaines, les pourvoyeurs ont pu épaissir la glace en arrosant la surface gelée de la rivière Sainte-Anne : ils ont pu ainsi installer environ cinq centaines de chalets de pêche à temps, et à planter les poteaux pour retenir les fils alimentant ces chalets en électricité.

La saison de pêche des poulamons dans la Sainte-Anne, qui débute légalement le 26 décembre pour prendre fin vers la mi-février, attire annuellement près de 100 000 adeptes. Ce qui représente un apport économique d’environ cinq millions de dollars dans la région.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter un permis de pêche provincial pour pratiquer cette pêche-là, assis bien au chaud dans de confortables chalets bien équipés et bien chauffés. Ces chalets sont loués pour des périodes de huit heures, 24 heures sur 24, sept jours sur sept; les pourvoyeurs fournissent l’équipement de pêche et les appâts. La pêche durant la nuit, la semaine, surtout lorsque la marée est montante, est plus productive.

Il n’y a aucune limite au nombre de poulamons que vous pouvez récolter. On évalue à 600 ou 800… millions de nombre de poissons qui viennent frayer annuellement dans le «frasil» qui se forme sous la glace recouvrant la Sainte-Anne. Les pêcheurs n’en récoltent que quelques millions tout au plus chaque hiver. À votre demande, les pourvoyeurs pourront vous remettre une brochure contenant des recettes éprouvées pour apprêter vos prises.

Pour en apprendre beaucoup plus, je vous suggère de consulter le site web de l’Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux (APPPPC). Dans ce site, vous verrez les coordonnées de tous les pourvoyeurs membres de l’APPPPC, leurs tarifs et leurs services, et vous pourrez réserver l’un de leurs chalets.

Vous verrez aussi la liste de toutes les activités familiales qu’il est possible de pratiquer sur la glace de la rivière Sainte-Anne dans ce «village temporaire» de quelques centaines de chalets. Ça vous donnera le goût de vous y rendre en famille, avec parents et amis, pour relaxer et pour occuper les enfants durant leurs vacances de la période des Fêtes.

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Caribou : il n’y aura plus de chasse à compter de 2018!

Une nouvelle étonnante que nous apprend à la toute dernière minutes le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec : il n’y aura plus de chasse du caribou migrateur dans la province à compter de 2018!

Au Québec, la chasse du caribou de la taïga et de la toundra avait recommencé voilà un peu plus d’un demi-siècle, après avoir été suspendue pendant au moins un quart de siècle à cause d’une grave pénurie de ces cervidés.

J’ai eu l’occasion de pratiquer cette chasse pendant environ deux décennies durant le dernier demi-siècle. J’ai déjà vu des hardes de 50 000, de 75 000 et de près de 100 000 caribous passer devant moi! Il fut un temps où les troupeau de caribous migrant autour de la rivière George du Nord-du-Québec comptait plus d’un millions d’individus! Et le troupeau migrant autour de la rivière Aux Feuilles, entre la baie d’Ungava et la baie d’Hudson en comptait près d’un demi-million!

C’était trop de caribous pour la capacité de support de leur environnement. Ces cervidés se nourrissent de lichens : ces lichens mettent entre trois quarts de siècle et un siècle à se régénérer…

Un facteur qui a contribué à l’explosion des hardes de caribous, ce fut le coût exorbitant du transport aérien entre les aéroports du sud du Québec et ceux du Nord-du-Québec. Le nombre de chasseurs ayant les ressources pécuniaires suffisantes pour accéder aux territoires où l’on pouvait chasser le caribou était forcément réduit. La pression de chasse très réduite n’a pas permis la récolte nécessaire d’une partie des hardes, qui ont continué à se reproduire de façon exponentielle jusqu’à leur quasi-extinction par surpopulation.

Nous aurons évidemment l’occasion de revenir sur ce sujet-là.

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Chasse

Chasse de l’orignal dans la réserve faunique des Chic-Chocs, en Gaspésie : du succès rapidement!

publié par André-A Bellemare 15 novembre 2016 2 Commentaires

En octobre, les quatre membres du groupe de chasseurs d’orignal dont je fais partie ont été clients, pour la quatrième fois en huit ans, de la réserve faunique gouvernementale des Chic-Chocs, en Haute-Gaspésie, pour y pourchasser le roi des cervidés de nos forêts.

Si la réserve faunique des Chic-Chocs attire tant notre groupe — et bien d’autres provenant de partout au Québec —, c’est que ce territoire est réputé pour le nombre d’orignaux qui y vivent. Notre groupe y avait déjà récolté trois mâles, depuis 2009 inclusivement, avant notre expédition d’octobre. La chance nous sourirait-elle encore en 2016? C’est sûr que nous rêvions d’y récolter un gros gibier durant la présente saison. Cet automne, nous étions un peu moins stressés que durant les années passées : deux d’entre nous — dont moi — avions gagné par tirage des permis spéciaux autorisant l’abattage d’un orignal femelle adulte, ce qui accroît les chances de revenir à la maison avec de la venaison.

Notre groupe est composé, à part moi, de Nicole Gagnon, de l’île d’Orléans, une jeune femme exerçant une profession libérale, puis de son oncle Denis Tremblay, de Québec, propriétaire d’une épicerie située dans le quartier Saint-Sauveur, ainsi que de Stéphane Martin, policier de la Sûreté municipale de Québec. C’est la passion de la chasse qui nous a permis de nous rencontrer et de former ensuite notre groupe.

Chaque année, nous participons au fameux tirage informatisé organisé par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) dans l’espoir de gagner le droit d’acheter un forfait de chasse dans l’une ou l’autre des réserves fauniques du réseau que cette société gère au nom du gouvernement. Les réserves fauniques de l’Est du Québec nous intéressent spécialement, et elles attirent aussi la majorité des autres chasseurs d’orignal participant au tirage annuel de la SÉPAQ, à cause de la densité importante d’orignaux qu’elles renferment, et à cause aussi du haut taux de succès que les chasseurs y obtiennent assez rapidement.

Un grand dépaysement

bureau

Bien sûr, la réserve faunique des Chic-Chocs n’est pas à proximité de la Vieille Capitale : il faut mettre environ huit heures, en comptant les arrêts nécessaires en chemin, pour parcourir les quelque 560 km qui séparent le centre-ville de Québec de la localité gaspésienne de Mont-Saint-Pierre, où est situé le bureau administratif de la SÉPAQ pour la réserve. C’est par Mont-Saint-Pierre ou par Mont-Louis, localité voisine, qu’on peut accéder à la réserve, qui est une mer de hautes montagnes époustouflantes baignant dans d’immenses forêts de conifères d’une superficie de 1130 km². Cette vaste réserve ne renferme que 43 lacs, dont seulement trois grands (Mont-Louis, Madeleine et Sainte-Anne); mais de nombreux ruisseaux et rivières aux eaux cristallines coulent des montagnes et donnent refuge à des salmonidés impressionnants.

Vous avez vraiment manqué quelque chose de merveilleux si vous n’avez jamais circulé sur la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne par le nord, surtout entre Sainte-Anne-des-Monts et Gaspé. Vous serez ébahis par ces montagnes plongeant dans le fleuve Saint-Laurent; au creux des vallées séparant les montagnes, vous verrez apparaître un chapelet de villages typiques habités par des citoyens très accueillants.

Après avoir quitté Québec aux petites heures du dimanche 17 octobre, nous avons déjeuné à Trois-Pistoles, dîné à Mont-Joli, acheté notre nourriture à Sainte-Anne-des-Monts, puis soupé à Mont-Saint-Pierre — au restaurant du motel Au délice, où nous avons dormi — avant d’aller faire le plein d’essence de nos deux camionnettes au dépanneur de Mont-Louis. Le lundi matin, après le déjeuner, nous nous sommes rendus au bureau administratif de la SÉPAQ à Mont-Saint-Pierre, tout près de notre motel, pour nous y enregistrer auprès du directeur général Berchmans Drouin et de son adjointe Madonne Mercier, qui ont pris le temps de nous communiquer tous les conseils et tous les renseignements d’usage.

Il nous restait ensuite quelque 40 km à parcourir, sur le chemin graveleux partant de Mont-Saint-Pierre, pour nous rendre au grand lac de Mont-Louis, et pour nous installer dans le chalet nº 5 de ce site d’hébergement. Nous avons pris le temps de discuter avec Gino Thibault, le gardien du territoire entourant le grand lac de Mont-Louis : il n’a pas été avare de ses conseils ni de ses secrets. Sur une carte géographique de la grande zone de chasse réservée à notre groupe, Gino nous a pointé les endroits qui, selon lui, seraient les plus propices à la rencontre d’orignaux, nous évitant ainsi de perdre du temps précieux à rechercher ailleurs des indices de la présence des grands cervidés.

Pas de temps à perdre!

chalet

Après l’installation dans le confortable chalet qui nous était alloué pour notre séjour d’une durée de cinq jours, nous avons ingurgité rapidement un lunch, sur le coup du midi, avant de nous lancer tout aussi rapidement à la redécouverte de la zone de chasse que nous avions déjà fréquentée durant un précédent séjour de chasse.

Divisés en deux couples, notre groupe a utilisé les deux camionnettes pour couvrir le maximum de terrain. Pour éviter de commettre un double abattage d’orignaux, chaque chasseur utilisait un walkie-talkie, afin de communiquer rapidement avec les trois autres membres du groupe. Nous avons constaté que les chemins à flanc de montagne étaient carrossables; nous n’avons pas été obligés d’enclencher les quatre roues motrices de nos véhicules. Et nous avons aussi constaté que le gardien Gino Thibault nous avait bien renseignés à propos des endroits où passaient les orignaux : des pistes fraîches paraissaient en plusieurs de ces points-là.

À l’aide de lunettes d’approche, nous scrutions les «bûchés» pour y déceler les orignaux s’y nourrissant de bourgeons d’arbustes. C’est ainsi que Stéphane Martin en a aperçu un détalant à l’approche de ca camionnette, pendant que Denis Tremblay et moi en avons aperçu deux disparaissant vitement parmi les «p’tits saint-michel» alors que nous avancions en véhicule sur un chemin secondaire. Pas mal, n’est-ce pas, pour les premières heures de notre première journée de chasse?

À la fin de l’après-midi…

orignal

Vers la fin de l’après-midi, une vingtaine de minutes avant que le soleil ne se couche, Denis Tremblay et moi décidons de faire demi-tour pour aller récupérer Nicole Gagnon qui, postée dans un mirador, surveillait une saline créée dans une clairière située à flanc de montagne. C’est au moment précis où le véhicule de Denis terminait son tour à 180 degrés que j’ai aperçu une belle femelle orignal et un jeune mâle immobiles sur le bord du chemin, à environ 75 mètres de la courbe.

Ai-je besoin de vous préciser que j’ai sauté aussitôt de la camionnette sur le sol, tenant ma carabine d’une main et cherchant de l’autre le magasin de munitions dans une poche de mon dossard? En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’ai attaché le magasin à ma carabine puis j’ai actionné le verrou de l’arme pour faire monter une balle dans la chambre, cela tout en portant la crosse de la carabine à ma joue pour mettre le réticule de ma lunette de visée sur le cou de la belle femelle, et faire feu.

La femelle ne bougea pas, comme si elle avait été hypnotisée… Je décidai de faire feu une seconde fois, en visant derrière la patte avant de la femelle pour atteindre ses organes vitaux. Cette fois-ci, j’étais sûr que je l’avais atteinte… mais la femelle avança pourtant très lentement vers la forêt bordant le chemin, pour y disparaître.

Un phénomène bien bizarre

Survint alors un phénomène bien bizarre. Le jeune «buck» âgé d’environ deux ans et demi qui accompagnait la femelle fonça rageusement vers Denis Tremblay, qui était descendu de la camionnette du côté du chauffeur, et qui actionnait le mécanisme de sa carabine. Le jeune mâle avait les oreilles couchées sur le cou, tandis que les poils de son dos étaient hérissés. Denis a alors couru vers l’arrière du véhicule pour s’y dissimuler : l’orignal mâle freina alors sa course à environ une dizaine de mètres de nous. Le «buck» a tourné les sabots lentement, et Denis a quitté sa cachette pour revenir vers l’avant de la camionnette afin d’y grimper et de s’asseoir dans son siège de conducteur pour se mettre à l’abri. Mal lui en prit : le jeune orignal mâle fonça de nouveau en direction de Tremblay, les oreilles toujours couchées vers l’arrière et les poils du dos encore hérissés! Le mâle s’arrêta net à environ sept ou huit mètres de nous, cette fois-là, alors que je criais à tue-tête pour le faire fuir. Ce qu’il décida enfin de faire. De toute ma vie de chasseur, je n’ai jamais assisté à pareil manège d’un orignal, et mon compagnon en a eu la chair de poule.

Utilisant mon walkie-talkie, j’ai demandé à Stéphane Martin de retrouver Nicole Gagnon, puis de venir nous joindre pour chercher en forêt la femelle sur laquelle j’avais fait feu. Cette recherche ne s’annonçait pas pour être une partie de plaisir : il faisait de plus en plus sombre, la pluie commençait à tomber et le vent se levait… Nous avons immédiatement commencé nos recherches. Coup de chance inouï : nous l’avons trouvée en quelques secondes à une quinzaine de mètres du chemin! Ouf…

À l’aide de poulies et de câbles attachés à nos véhicules, nous avons sorti le gros gibier sur le bord du chemin pour l’éviscérer et déposer la carcasse dans notre remorque que nous sommes allés chercher à notre chalet. Pendant tout ce temps-là nous pouvions apercevoir les reflets de couleur vert chartreuse que projetaient les phares de nos véhicules… dans les yeux du jeune «buck», qui était revenu rôder tout près de nous! J’ai comme l’impression qu’il nous en voulait gros de l’avoir privé de cette femelle qu’il s’apprêtait sans doute à accoupler…

Les coups de feu avaient bien porté

Le gardien Gino Thibault nous a été d’un grand secours pour palanquer la carcasse de l’orignal à un imposant chevalet situé près de son chalet. Nous avons constaté que la première balle de ma carabine de calibre .280 Remington (ou 7mm Express) avait traversé complètement le cou de la femelle sans lui casser la colonne vertébrale, ce qui l’avait comme paralysée; le second projectile avait aussi traversé de bord en bord le coffre de l’animal en perforant des organes vitaux.

Nous étions tous heureux de cette récolte, survenue après environ trois heures de chasse de notre première journée de séjour. Même si cette femelle n’était pas gigantesque, sa récolte nous satisfaisait sachant que le mauvais temps s’installait pour quelques jours en Haute-Gaspésie. Notre sommeil a été très réparateur durant la nuit du lundi au mardi, surtout que la pluie pianotant sur le toit du chalet agissait comme une berceuse à nos oreilles. Puis, le mardi matin, grasse matinée, déjeuner copieux et départ tardif en camionnette pour faire un safari-photo dans les différents recoins de notre zone de chasse.

Pour en savoir plus

Les chalets dus site d’hébergement du lac de Mont-Louis ont été rénovés : l’éclairage est maintenant à l’électricité grâce à ‘installation de panneaux photovoltaïques — dits «panneaux solaires» — qui alimentent également le chauffe-eau; le chauffage est au bois, tandis que la cuisinière et le réfrigérateur fonctionnent au propane. Tout l’équipement nécessaire pour la préparation et le service de vos propres repas (vaisselle et verrerie, ustensiles, chaudrons et poêlons) est déjà sur place; vous apportez votre nourriture et votre literie, ainsi que vos armes et bagages.

Pour obtenir plus de renseignements sur l’hébergement, la chasse, la pêche et les autres activités que vous pouvez pratiquer dans la réserve faunique des Chic-Chocs, joignez le directeur général Berchmans Drouin ou son adjointe administrative Madone Mercier : 116, rue Prudent-Cloutier, Mont-Saint-Pierre, QC G0E 1V0; tél. : 1 418 797-5214; courriel : chicchocs@sepaq.com Vous pouvez aussi communiquer avec le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ : 1 800 665-6527 (sept jours sur sept, de 9h à 19h); sur demande, on vous enverra des dépliants, brochures et cartes. Consultez aussi le site web de la Sepaq.

À Trois-Rivières, ils ont des mouches dans la tête!

N’oubliez pas que plus grand salon francophone de pêche à la mouche d’Amérique du Nord aura lieu en Mauricie, pour la quatrième année de suite, dans la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, les samedi 26 et dimanche 27 novembre. Cet événement est organisé par la Société mauricienne des pêcheurs à la mouche (SMPM) vouée à la promotion de la pêche à la mouche et du montage de mouches. Le coût d’entrée est de 5 $ pour les adultes, et gratuit pour les moins de 18 ans.

Pour savoir absolument tout au sujet de cet événement unique, je vous recommande de consulter attentivement le site web suivant :
http://www.smpm.org/

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Chasse

Chevreuil dans l’île d’Anticosti : les chasseurs en auront plus pour leur argent (Michel Threlfall)

publié par André-A Bellemare 16 octobre 2016 4 Commentaires

Dès l’automne 2017, les chasseurs de chevreuil qui fréquenteront les territoires de l’île d’Anticosti gérés par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) en auront plus pour leur argent durant les mois de septembre et d’octobre. C’est ce qu’a révélé récemment le nouveau directeur général de la SÉPAQ-Anticosti, Michel Threlfall, alors qu’il répondait aux questions d’une demi-douzaine de journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche, dont j’étais.

Threlfall, citoyen de Boucherville (sur la Rive-Sud de Montréal), est en poste à Anticosti depuis le 18 juillet dernier. Cet homme d’affaires ayant une formation de comptable a œuvré pendant 32 ans dans le domaine de la pourvoirie privée, surtout avec sa fameuse pourvoirie Explo-Sylva qui organisait la chasse du caribou autour du grand réservoir Caniapiscau, dans le Nord-du-Québec. Ce sont des chasseurs de têtes engagés par la SÉPAQ qui ont réussi à convaincre Threlfall d’accepter simultanément la direction générale des pourvoiries de la SÉPAQ-Anticosti et celle du Parc national d’Anticosti. Il habitera durant huit mois par année dans le village de Port-Menier, unique localité de cette immense île d’une superficie de 7980 km² comptant seulement quelque 165 habitants permanents.

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On ne répétera jamais assez que l’île d’Anticosti — ce véritable paradis de la chasse du chevreuil du nord-est de l’Amérique du Nord — est 42 fois plus vaste que l’île d’Orléans, 40 fois plus grande que les îles de la Madeleine, 17 fois et demie plus importante que l’île de Montréal, et une fois et demie plus grande que la province de l’Île-du-Prince-Édouard! Ce trésor appartenant à l’ensemble des citoyens du Québec depuis 42 ans (1975) est malheureusement encore trop méconnu. Voilà pourquoi Michel Threlfall entend y attirer le maximum de chasseurs et de touristes en prenant un train de mesures qu’il appliquera progressivement.

Deux jours de chasse de plus… sans payer plus!

«Ma vie a toujours été de rendre service aux gens et de les rendre heureux», a souligné Threlfall au groupe de journalistes réunis dans le Pavillon Vauréal d’Anticosti, à l’invitation de la SÉPAQ, durant la dernière semaine de septembre.

La première décision d’importance du nouveau directeur Threlfall est d’accorder aux chasseurs, à compter de l’automne prochain, deux jours de chasse de plus par séjour… sans augmenter le tarif du séjour!

«Dès septembre et octobre 2017, les chasseurs séjourneront dans l’île d’Anticosti pendant sept jours, au lieu de cinq, et ils pourront chasser pendant six jours, au lieu de quatre, sans augmentation du prix du forfait», a-t-il fait savoir. «Chaque chasseur aura donc 50 % plus de temps pour chasser et pour apercevoir des cerfs, sans qu’il ne lui en coûte plus cher!», a-t-il dit. Les vols pour Anticosti — à partir des aéroports de Montréal, de Québec ou de Mont-Joli — auront lieu les samedis et mardis. Cet automne, c’est un appareil Dash-8 Bombardier d’Air Inuit qui amène les chasseurs et leurs bagages à Port-Menier; pour le retour, cet appareil ramène passagers et leurs bagages à leur point de départ, tandus qu’un Beechcraft King Air transporte les carcasses des chevreuils récoltés.

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Il y aura même une baisse du coût du forfait pour les chasseurs fréquentant le territoire de Cormoran, en septembre et octobre 2017, parce que le séjour dans cette région de l’île d’Anticosti y est déjà d’une durée de sept jours. Toutefois, en novembre et décembre, la durée des séjours de chasse dans l’île demeurera généralement la même que maintenant. La saison normale de chasse du cerf de Virginie dans l’île d’Anticosti va du 1er septembre au 30 novembre; la saison dite de chasse d’hiver va du 1er au 16 décembre.

«La SÉPAQ-Anticosti souhaite que des milliers de chasseurs de chevreuil, parmi les quelque 170 000 qui achètent annuellement des permis pour chasser le cerf de Virginie dans le Québec continental, viendront vivre l’expérience de la chasse dans l’île d’Anticosti au moins une fois dans leur vie», de souligner le directeur Threlfall.

«On m’a dit que j’aurais tous les pouvoirs pour satisfaire la clientèle», nous a précisé Threlfall, ajoutant : «Je suis à l’étude présentement. Il y a eu des initiatives antérieures, dont certaines ont connu bien du succès. Je vais voir s’il y a d’autres projets réalisables qui pourraient profiter à tous, c’est-à-dire aux clients de la SÉPAQ-Anticosti ainsi qu’aux industries et aux commerçants locaux, avec qui nous souhaitons demeurer en harmonie», a-t-il précisé.

C’est sûr que Threlfall cherche à fidéliser la clientèle de la SÉPAQ-Anticosti, au moment où l’industrie de la chasse connaît une baisse de ses revenus depuis la crise économique qui durement frappé le monde en 2008. «J’entends développer des stratégies pour répondre aux attentes les plus pressantes de notre clientèle actuelle et des clients potentiels», dit-il. Les chasseurs étatsuniens ne sont pas revenus dans l’île d’Anticosti comme ils le faisaient avant cette crise économique de 2008, même s’ils peuvent maintenant bénéficier de la baisse de valeur du dollar canadien par comparaison à leur dollar. Threlfall souligne que les chasseurs en provenance des États-Unis fréquentant l’île d’Anticosti ne représentent maintenant que 16 % de toute la clientèle de la SÉPAQ-Anticosti, alors qu’ils composaient jadis près de 50 % de cette clientèle.

Un véritable paradis pour les chasseurs

Vous savez, ou devriez savoir que l’île d’Anticosti supporte un cheptel d’au moins 166 000 cervidés, selon un inventaire scientifique réalisé en 2006. Certains biologistes estiment que le total des hardes de cerfs y dépassent maintenant le quart de million de têtes! Dans les secteurs de l’île où l’habitat est propice aux chevreuils, la densité des cerfs atteint plus de 20 têtes/km². C’est surtout le cas des territoires de chasse de l’île gérés par la SÉPAQ-Anticosti, c’est-à-dire environ la moitié de la superficie globale d’Anticosti. Vous comprenez donc pourquoi on qualifie de paradis de la chasse du chevreuil cette île située au milieu du golfe du Saint-Laurent, entre la Gaspésie et la Côte-Nord.

C’est qui explique que chaque chasseur peut rapporter aujourd’hui au moins deux cerfs par séjour de cinq jours — et même trois chevreuils, durant certaines périodes de l’automne dans certaines régions de l’île d’Anticosti — en se procurant à Port-Menier un nouveau permis de chasse spécifique à l’île à tous les cinq jours! Les endroits où cela est possible, en Amérique du Nord et même dans le monde, sont extrêmement rares… Si cela existe à Anticosti, c’est parce que les chevreuils y sont en abondance, et qu’il faut protéger la forêt pour les générations futures… de chevreuils!

Depuis les trois dernières décennies, chaque chasseur fréquentant l’île d’Anticosti rapporte à la maison, en moyenne, 1,85 chevreuil. Ce qui est nettement plus chanceux que dans le Québec continental (c’est-à-dire sur la terre ferme de la province, à l’exception d’Anticosti). Et, dans l’île d’Anticosti, une chasseur peut récolter indistinctement les cerfs mâles adultes, les biches ou les faons, à son choix.

Exclusivité et sécurité

Ce qui attire tant les chasseurs dans l’île d’Anticosti, c’est l’exclusivité du territoire fréquenté par chacun d’eux, et la sécurité qui en découle. Bien sûr, la possibilité de récolter deux cerfs ou plus par séjour, et des cerfs de n’importe quel âge et sexe, est attirante.

En effet, chaque chasseur jouit quotidiennement de l’exclusivité d’un territoire d’une superficie de ± 15 km² : le chasseur est assuré qu’il ne verra pas un inconnu se pointer à l’horizon pour lui faire compétition, pour lui chercher noise, pour l’intimider, pour gâcher son plan de chasse et son plaisir. Le chasseur d’Anticosti peut alors procéder à sa chasse à son goût : à la chasse fine ou à la chasse à partir d’un affût.

Le directeur Threlfall a précisé que l’on a entrepris d’identifier, avec des plaques bien claires, plus de 1200 sentiers dans lesquels les chasseurs peuvent circuler à pied pour déceler leur gros gibier. Par ailleurs, on accélère la construction de caches fermées qu’on dispose sur les passes les plus utilisées par les cervidés. Les chasseurs qui prennent de l’âge apprécient énormément ces caches fermées — qu’ils ont baptisées «abribus» ou «cabines téléphoniques»— qui les protègent des intempéries en attendant la venue du gibier à portée de tir.

Réservez un an à l’avance…

Pour chasser dans l’île d’Anticosti, il est possible de réserver sa place une année à l’avance. Par exemple : à la date d’aujourd’hui, vous pouvez acheter un forfait pour le mois de septembre et pour le début d’octobre 2017. Les responsables de la chasse du chevreuil dans l’île accordent à leurs clients fidèles le privilège de réserver leur place au terme de leur séjour. Sachez que les clients, anciens ou nouveaux, peuvent réserver des places libérées pour toutes sortes de raisons par d’anciens clients.

Les chasseurs clients fidèles de la SÉPAQ-Anticosti ont donc le loisir d’acheter un forfait de chasse pour l’année suivante dans le même territoire, aux mêmes dates, ou bien dans un autre territoire et à d’autres dates, si des places convoitées ont été libérées. Vous devez donc vous empresser de vérifier si c’est actuellement le cas, en joignant les responsables de la chasse à la SÉPAQ-Anticosti : 1 800 463-0863, sans frais (ou 1 418 535-0156, à vos frais, si la ligne sans frais est occupée). Avant de téléphoner à la SÉPAQ-Anticosti, vous pourrez vous faire une idée de tous les forfaits de chasse offerts en analysant le site web : http://www.sepaq.com/sepaq-anticosti/chasse/index.dot Je vous précise que certaines places de chasse sont encore offertes durant le présent automne : les premiers à les réclamer les remporteront!

Threlfall peut vous assurer que son équipe de quelque 150 employés compétents fera tout en son pouvoir pour rendre mémorable votre séjour dans l’île. Quant à lui, il ne craint pas de relever les défis qui se présenteront à lui : «Je constate qu’il existe ici à peu près la même problématique que dans le Nord-du-Québec. Je suis déjà habitué à gérer toute la logistique d’une grande pourvoirie en région éloignée : avions, camions, hébergement, nourriture, guides, etc.»

Des chevreuils en masse!

Les rangs des hardes de chevreuils d’Anticosti avaient été décimés durant les très durs hivers de 2013 et 2014. La chasse dans l’île a été bien difficile durant les automnes 2014 et 2015. Mais, cette année, c’est la joie pour les chasseurs! L’hiver a été clément pour les cerfs, tout comme l’ont été les printemps et les étés qui ont suivi, de telle sorte qu’on voit aujourd’hui autant de cervidés qu’on en voyait jadis.

Personnellement, lors de mon séjour durant la dernière semaine de septembre, j’ai pu observer 35 chevreuils au cours de ma première journée de chasse. En automne 2015, j’en avais vu seulement 25 durant mes quatre journées de chasse… Cette année, mes cinq compagnons et moi avons vu de nombreuses biches bien grasses suitées d’au moins un faon, souvent de deux, parfois même de trois! Les daguets (ou «spikes») âgés d’un an et demi sont relativement nombreux, ce qui laisse supposer que les «quatre pointes» et les «six pointes» seront nombreux durant l’automne 2017, puis que des «huit pointes» et se pointeront nombreux lors de la saison de chasse de 2018. À la condition que les deux prochains hivers et les deux prochains printemps soient cléments, peu neigeux et peu froids pour assurer la survie des chevreuils…

C’est en compagnie de Jean-Paul English, de Gaspé, chef guide du Pavillon Vauréal, que j’ai réussi à récolter mes deux chevreuils autorisés durant ma première journée de chasse. English, qui guide les chasseurs de cerf d’Anticosti depuis maintenant 33 ans, a des yeux perçants pour apercevoir les cervidés de bien loin. Les six chasseurs du groupe dont j’étais ont récolté les 12 chevreuils autorisés.

Durant le reste du séjour, j’ai pu photographier des chevreuils pour illustrer mes chroniques futures traitant de ce gros gibier), puis je me suis reposé… en écrivant des courriels à des parents et amis pour les informer de mon succès (le Pavillon Vauréal est doté d’un réseau Wi-Fi que vous pouvez utiliser pour communiquer avec la… civilisation, si vous le souhaitez). J’ai dégusté les succulents et copieux repas préparés par le chef cuisinier Nicolas Bergeron, de Jonquière, si gracieusement servis par l’hôtesse Myriam Dallaire, de La Baie.

Dans l’île d’Anticosti, il est permis de pratiquer la «chasse de groupe», si les membres du groupe ont signé un formulaire à cette fin avant d’entreprendre la chasse. Ce qui signifie qu’un chasseur qui a récolté ses deux chevreuils peut continuer de chasser pour le bénéfice d’autres chasseurs du groupe moins chanceux. Nous n’avons pas eu à pratiquer cette «chasse de groupe» durant notre récent séjour. Ce fut également le cas d’autres clients séjournant dans le Pavillon Vauréal en même temps que nous : André Beaupré, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (gestionnaire retraité du domaine hospitalier) et son fils Jean-François, de Québec (avocat au ministère des Affaires municipales), de même que Jean Boutin, de Québec (électricien retraité de la base des Forces armées canadiennes de Valcartier), et Serge Bédard (retraité du transport routier au long cours). Ces chasseurs, qui ont bénéficié des services du guide Wilbrod Tremblay, de Rivière-au-Renard Ouest en Gaspésie, ont l’intention de revenir souvent au paradis de la chasse du chevreuil.

Chevreuil qui regarde
Chasse

Le «chevreuil» : gros gibier des régions habitées peu éloignées

publié par André.A Bellemare 27 septembre 2016 4 Commentaires

Vous n’avez pas à organiser longtemps à l’avance une expédition de chasse compliquée et coûteuse requérant beaucoup d’équipement pour aller jusqu’au diable vauvert afin de trouver le cerf de Virginie, ce gros gibier que les Québécois continuent toujours d’appeler «chevreuil» (qu’ils nomment ainsi depuis des siècles parce que leurs ancêtres comparaient notre cerf au véritable chevreuil d’Europe).

Ce n’est pas surprenant d’apprendre que près de 170 000 Québécoises et Québécois, de tous âges et des toutes conditions sociales, chassent de nos jours ce cervidé sauvage dans la province, surtout dans les régions situées au sud du fleuve Saint-Laurent, particulièrement dans les régions du sud-ouest et de l’ouest du Québec. Quoique… à cause de l’abondance de cerfs dans la province durant les dernières décennies, et peut-être aussi à cause du réchauffement climatique de la planète, les chevreuils montent et pénètrent maintenant dans les forêts situées au nord du fleuve. Ce qui explique que les autorités permettent de plus en plus la chasse du cerf au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans Charlevoix, dans Portneuf et en Mauricie.

La chasse du chevreuil est surtout pratiquée dans les régions habitées par les humains, parce que les cerfs ont l’habitude de suivre les défricheurs et les agriculteurs pour profiter de la nourriture que ces derniers mettent à leur portée. Les chasseurs n’ont pas à s’exiler loin de chez eux pour apercevoir et récolter des cerfs; et ces chasseurs peuvent tenter leur chance le matin et le soir des jours de la «saison» légale de chasse — en novembre normalement —, sans renoncer à leurs occupations usuelles, ou en prenant une journée de congé lorsqu’ils jugent que les conditions atmosphériques sont très favorables à la chasse.

Tandis que, pour chasser l’orignal, il faut habituellement posséder un camp ou un équipement de camping élaboré dans une forêt éloignée, qu’on joint en circulant souvent dans une camionnette à quatre roues motrices; parfois, il faut même être muni d’un VTT ou d’une embarcation à moteur hors-bord pour rapporter la carcasse d’un orignal. La plupart du temps, il faut prendre une période de vacances pour réaliser son expédition de chasse de l’orignal. Ce ne sont donc pas tous les chasseurs qui ont les ressources pécuniaires ni les capacités physiques requises pour se mettre à la poursuite de l’orignal.

Chevreuil qui gambade

Un gibier arrivé avec la civilisation

Ce n’est pas avant les années 1800 que les habitants du Québec d’aujourd’hui ont pu constater une présence notable de cerfs de Virginie dans les Cantons de l’Est et le sud-ouest du Bas-Canada. Et ce n’est pas avant le début des années 1900 que ces cerfs ont gagné progressivement les régions situées plus à l’est (Chaudière-Applaches, Côte-du-Sud, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie), à mesure que les défrichage et l’agriculture y ont été pratiqués. Puis le chevreuil a suivi les défricheurs et les agriculteurs lorsque ces derniers ont peuplé l’Outaouais, le Nord de Montréal et une partie de l’Abitibi et du Témiscamingue.

Il existe un véritable «paradis» de la chasse du chevreuil en Amérique du Nord, est c’est dans l’île d’Anticosti appartenant au gouvernement québécois depuis 1975 seulement. L’île de 7890 km² de superficie, était antérieurement une propriété privée, la plus grande de la province. Voilà 120 ans, alors qu’Anticosti appartenait au chocolatier milliardaire français Henri Menier — aussi propriétaire du château de Chenonceau sur la Loire —, il y introduisit quelques centaines de cerfs. Aujourd’hui, l’île en compte plus de 165 000, malgré les 120 années de chasse qui ont suivi! Légalement, un chasseur, s’il en a le temps et les moyens financiers, peut y récolter jusqu’à quatre chevreuils… à tous les cinq jours, du début de septembre jusqu’à la mi-décembre (certaines conditions s’appliquent).

Plus de chasseurs parce que plus de gibier

Surtout durant le dernier quart de siècle, le nombre des chasseurs intéressés à récolter le chevreuil a triplé chez nous. Parce que le nombre de bêtes a presque… décuplé entre-temps! En effet, au début des années 1970, on dénombrait quelque 50 000 chasseurs de chevreuil et seulement 30 000 cerfs environ… La récolte annuelle de chevreuils atteignait alors le fond du baril avec moins de 2000 bêtes. Les hardes de chevreuils avaient été décimées durant les hivers antérieurs, très froids et très neigeux, durant lesquels les cervidés sauvages ont eu de la misère à trouver suffisamment de nourriture pour survivre.

Mais tout cela a changé lorsque feu Claude Simard — le jeune beau-frère du premier ministre libéral feu Robert Bourassa, qui l’avait nommé ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche — a accepté les recommandations de biologistes du MLCP et de certains journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche de restreindre de façon draconienne la réglementation sur la chasse, puis d’aménager les «ravages hivernaux» des cerfs existant dans les forêts privées, comme c’était le cas dans bien des États des U.S.A.

Aux États-Unis, les scientifiques évaluaient à quelque 350 000 le nombre des cerfs de Virginie en 1900. Mais, un siècle plus tard, les hardes de chevreuils des U.S.A. atteignent le nombre étonnant de 30 millions! Presque 100 fois plus qu’un siècle plus tôt seulement… même si le nombre des chasseurs chez nos voisins du sud dépasse les 20 millions. Il faut dire que les États-Unis ont des lois et un système de gestion de la faune qui favorisent la recherche scientifique et l’aménagement des territoires fauniques et de la faune, ainsi que la protection de ces derniers.

L’ancien ministre Claude Simard a donc décidé, en 1974, d’imposer la «loi du mâle» (buck law) pour obliger les chasseurs à ne récolter que les cerfs mâles portant des bois d’au moins 7 cm de long. Cela, afin de protéger les biches reproductrices et leurs faons pour peupler les terrains boisés privés et les forêts du sud fréquentés par les cerfs. Il y eut alors bien des grincements de dents, mais on n’entend plus maintenant de tels grincements car la récolte de chevreuils a établi ensuite presque chaque année un nouveau record historique pour la chasse de ce gros gibier… En effet, on est passé, en moins de 30 ans, d’une récolte annuelle inférieure à 2000 bêtes à une récolte de plus de 70 000 cerfs! Un récolte augmentée de 3500 % par un nombre de chasseurs accru de 300 %.

Combien de chevreuils au Québec?

C’est rendu au point que des antichasseurs et autres «amis des animaux» — qui n’oseraient pas faire de mal à une mouche — se plaignent qu’il y a trop de cerfs de Virginie au Québec et qu’on devrait tenter d’en éliminer le plus possible! Ces personnes supplient les autorités québécoises de «faire quelque chose» parce que les cervidés sauvages grugent les plantes d’ornement sur les terrains privés entourant les maisons et les résidences secondaires dans les lieux de villégiature; ou bien parce que les cerfs dévorent les légumes dans les potagers, les fruits dans les vergers, les récoltes dans les champs cultivés… On déplore aussi un nombre fort supérieur de collisions entre les véhicules et les chevreuils sur les routes des milieux ruraux et semi-urbains.

Après de très durs hivers qui ont décimé le cheptel de cerfs du Québec — surtout en 2008 et 2009 —, puis après le rétablissement des hardes de cers, on a fait mention de la présence de 325 000 chevreuils dans le Québec continental (exception faite de l’île d’Anticosti, où l’on en a dénombré 166 000 au minimum). Mais, ces dernières années, on a surtout fait mention de la présence de quelque 250 000 à 275 000 cerfs dans le Québec continental, parce que les autorités ont adopté un train de mesures pour plaire aux citoyens désireux de voir diminuer le cheptel.

Oui, les autorités québécoises responsables de la chasse ont plié l’échine devant les citoyens qui réclamaient une réduction des hardes de cerfs de Virginie dans plusieurs régions du sud-ouest du Québec. Ces autorités proposent maintenant de gérer «une densité socialement acceptable» de chevreuils : elles mentionnent souvent la nécessité qu’il y aurait de «stabiliser et de maintenir» le cheptel de cerfs à moins de 285 000 têtes dans le Québec continental. Voilà pourquoi Québec fait tirer autant de permis de chasse spéciaux autorisant l’abattage des biches et faons, ou autorisant l’abattage de deux chevreuils par chasseur dans certaines zones provinciales de chasse (des conditions s’appliquent alors).

Durant les 40 dernières années, les chasseurs de chevreuil se sont donc serré la ceinture et ont accepté une avalanche de restrictions pour accroître au maximum le nombre de cerfs dans la province. Mais il est assez étonnant de voir maintenant des citoyens qui ne chassent pas exiger la réduction du nombre de cerfs, qui les dérangent…

Ces mêmes personnes ne semblent pas comprendre, ou vouloir comprendre que les chasseurs sont des «outils d’aménagement» qu’utilisent les scientifiques pour gérer les populations d’animaux sauvages. Des outils qui ne coûtent rien au gouvernement, mais qui rapportent gros dans l’économie des régions, et qui créent des emplois.

Des règles strictes à suivre

Chez nous, il est interdit de chasser le chevreuil durant la nuit, entre une demi-heure après le coucher du soleil et une demi-heure avant son lever. On ne peut évidemment tuer les cerfs à l’aide de collets, de pièges, ni les aveugler avec des projecteurs ou les traquer avec des chiens.

Il est totalement interdit de vendre ou d’acheter la viande d’un cerf, ou même de posséder la carcasse d’un gibier qui a été acheté, vendu, chassé ou piégé illégalement.

Vous pouvez chasser le cerf de Virginie à l’arc, à l’arbalète, au fusil, à la carabine et à l’arme à poudre de noire. Vérifiez bien si la puissance de votre arc ou de votre arbalète, si le calibre du fusil ou de la carabine que vous possédez sont autorisés pour la chasse du cerf par les règlements. Prenez soin de faire vérifier vos engins de chasse par des conseillers experts travaillant dans des magasins spécialisés; demandez des conseils sur les meilleures munitions à employer dans vos armes à feu pour chasser différents gibiers. Surtout, pratiquez le tir le plus souvent possible pour éviter de blesser les gibiers que vous ciblez durant la chasse.

Il existe des «saisons» spécifiques pour l’utilisation de chacun des engins de chasse mentionnés plus haut; il existe également des «saisons» spécifiques aux différentes zones provinciales de chasse identifiées dans le territoire provincial. Pour vous faire une idée de la complexité des règles imposées aux citoyens du Québec qui désirent chasser, je vous suggère de lire attentivement le résumé des règlements sur la chasse publié dans les pages du site web du ministère des Forêts, de la Faune et des parcs : http://mffp.gouv.qc.ca/publications/enligne/faune/reglementation-chasse/index.asp

Un animal sauvage bien curieux

Le cerf de Virginie est un animal sauvage nerveux, fin et rapide : vous devez le voir avant qu’il ne vous aperçoive. Toutefois, son grand défaut est d’être curieux : ce péché mignon cause souvent sa perte. À la chasse fine, c’est-à-dire en le recherchant à pied dans une forêt que vous connaissez bien, prenez soin de l’approcher en marchant le vent de face : le chevreuil que vous traquez ne pourra peut-être pas capter alors votre odeur ni entendre le bruissement de vos pas. Sinon, n’oubliez pas qu’il voudra peut-être vérifier quel prédateur le poursuit avant de déguerpir vif comme l’éclair : ce sera alors votre chance de faire feu rapidement.

Puisque le chevreuil fréquente surtout les régions du sud, du sud-ouest et de l’ouest du Québec, le territoire à chasser y est presque entièrement composé de terres privées. Ces terres ne sont pas tellement larges ni longues : les chasseurs n’y sont pas vraiment éloignés les uns des autres… Il est préférable, pour éviter des conflits avec les chasseurs voisins ou pour ne pas effrayer les cerfs et les envoyer vers les terres privées voisines, de ne pas trop bouger.

Voilà pourquoi la majorité des chasseurs de la province ont pris l’habitude, durant les dernières décennies, de se poster à l’affût des dans des miradors ou autres «caches» juchés dans des arbres. Les chasseurs attirent les chevreuils en entretenant régulièrement des appâts composés de pommes, de carottes, de grains de maïs, de betteraves à sucre, etc.

Je n’ai pas la prétention de vous résumer ici les nombreuses techniques de chasse du chevreuil. Il existe de nombreux livres qui vous les expliqueront dans le détail. Chaque mois, des magazines spécialisés publient des articles à ce sujet. Pour obtenir le maximum de succès à la chasse, consultez donc le maximum de livres et magazines, ou procédez à une recherche exhaustive sur le web en utilisant le moteur de recherche de Google. Vous aurez alors des heures et des heures de découvertes à faire en dehors du temps de chasse: adaptez ces conseils au genre de terrain que vous fréquenterez durant la saison de chasse.

Bien sûr, demandez toujours la permission d’un propriétaire terrien avant de chasser dans son domaine; maintenez des relations cordiales avec lui, et n’oubliez pas de partager le fruit de votre chasse avec lui et sa famille. En plus de vous en faire un bon ami, vous jouirez ainsi pendant longtemps d’un territoire de chasse exclusif, que ce propriétaire vous permettra peut-être d’aménager un peu pour accroître vos chances d’y attirer et d’y récolter des chevreuils.

Choisir des cartouches
Chasse

Comment choisir ses cartouches

publié par Sylvain Lessard 20 septembre 2016 1 commentaire

Dans ce vidéo, Sylvain Lessard partage divers conseils pour aider le chasseur dans le choix de ses munitions. Il y parle de la différence entre les cartouches de plomb et les cartouches de cuivre, de même que de trois fabricants de cartouches bien connus dans le domaine.

Transcription

Sylvain: On ne répétera jamais assez l’importance d’aller au champ de tir pour se familiariser avec notre arme, son mécanisme et ses performances. Et surtout, pour bien pouvoir l’ajuster. Mais je crois que le problème qui attend le chasseur, c’est dans le choix de sa munition.

Les cartouches sont aujourd’hui fabriquées par de nombreuses compagnies et les choix sont tellement grands qu’il est facile d’en perdre son latin! Prenons par exemple les munitions pour le sauvaginier, beaucoup d’entreprises en fabriquent. Il y a des grenailles de toutes les formes, de toutes les grosseurs et elles sont fabriquées dans tous les matériaux possibles. Il est très difficile de choisir la bonne cartouche face à notre gibier. Est-ce un petit canard, une oie ou une bernache? Bref, seulement un conseiller bien ferré dans ces questions pourra bien vous répondre.

Mais je crois que les grosses tendances se situent au niveau de la carabine. Historiquement, la balle de carabine est fabriquée de plomb. Le plomb permet un écrasement soudain en contact avec l’animal provoquant une mort rapide. Cependant, on a trouvé certains inconvénients au plomb dans les dernières années. Il laisse entre autres un résidu qui peut être toxique ou même nocif pour la santé lorsqu’on consomme notre viande. Il a aussi la fâcheuse habitude de se fractionner en plusieurs petites particules lors de l’impact.

Saviez-vous que présentement certains territoires fauniques exigent des balles de carabines spécifiques à leur gibier?

Quoi qu’il en soit, il y a des compagnies qui se spécialisent maintenant dans la fabrication de balles en cuivre solide. Le cuivre a comme avantage de ne laisser aucun résidu toxique et aussi, lors de l’impact avec l’animal, il garde son énergie initiale, causant une mort rapide et propre.

Trois fabricants de cartouches sont à l’honneur ici :

Barnes
Federal Ammunition
Hornady

Ces dernières sont disponibles dans tous les bons magasins de chasse dont Latulippe. Pour être certain de faire le choix de la bonne munition, allez rencontrer un de nos spécialistes de Québec ou de Lévis. Bonne chasse!

Faire une ligne d'odeur chasse
Chasse

Comment faire une ligne d’odeur

publié par Stéphane Monette 14 septembre 2016 3 Commentaires

La ligne d’odeur est la technique la plus simple pour attirer un gibier vers le chasseur. Mais il faut respecter les consignes de base d’utilisation des leurres car sinon, vous aurez moins de succès lors de votre chasse.

Vous vous demandez probablement quel leurre utiliser? En fait, je vous suggère de choisir votre leurre en fonction de la période de la saison.

En début de saison, je préconise un leurre de curiosité comme l’odeur d’anis, de pomme ou de marron. Et plus tard au milieu de la saison, je change mon leurre pour une urine synthétique de femelle pour intéresser les cervidés mâles en période de rut.

Le fonctionnement est relativement simple mais très efficace. Le chasseur doit en premier lieu déterminer la direction du vent, c’est un point critique. S’il utilise le vent pour faire transporter les odeurs, la ligne d’odeur aura une portée beaucoup plus grande et sera plus efficace. Elle sera transportée plus loin dans le territoire chassé.

Maintenant, regardons comment faire une ligne d’odeur performante.

Personnellement, je commence ma ligne aussitôt que je sors de mon véhicule et que je suis prêt à me rendre à mon site de chasse. À environ un mètre du sol, je vaporise deux ou trois jets avec une urine synthétique ou un leurre attractif à tous les trois mètres sur du feuillage ou sur un arbuste qui pourrait recevoir le jus.

La longueur de la ligne peut varier mais elle mesure rarement moins de 150 mètres. Une fois qu’elle est terminée, je m’installe dans mon site à l’affût et je chasse.

Dessin ligne d'odeur
Bien que cette technique semble simple et m’ait apporté un bon nombre de récoltes, il n’en reste pas moins que les éléments de base doivent être respectés. Une fois que vous aurez déjoué un animal avec cette dernière, la ligne d’odeur deviendra un incontournable pour réussir votre chasse.

En complément à cet article, voici un vidéo qui pourrait vous être utile :

Bonne chasse!