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Chasse

Joanie Perron chasse aux canards
Chasse

Mon initiation à la chasse

publié par Joanie Perron 12 mai 2017 2 Commentaires

Je n’étais pas supposée aimer la chasse.

C’est ce que je réponds à tous les gens qui me demandent pourquoi je chasse. Mon initiation a débutée l’année dernière en octobre 2016. Mon copain chasse depuis qu’il a 12 ans, initié par son père, et il m’a par la suite transmis sa passion.

Nous étions le 5 avril 2016 après notre «brunch» de Pâques que celui-ci m’a amené dans un champ de tir extérieur, seulement nous deux, la neige, la chaleur du printemps qui s’amenait et un fusil de calibre 243. Nous avons passé l’après-midi à tirer de ce fusil sur une cible en bois. J’ai alors eu la piqûre pour les armes.

Par la suite, il m’a demandé si je serais intéressée à suivre mon cours de maniement des armes, ce que j’ai accepté sans hésitation. Plus tard, nous sommes allés au Magasin Latulippe afin de m’y inscrire et l’on me proposait le cours d’initiation à la chasse. J’ai donc décidé de suivre les deux cours.

Dans les mois suivants, il y a eu mon anniversaire où mon copain m’a offert mon premier fusil, un Winchester SXP à pompe de calibre 20. En plus il était en camouflage rose, tout pour me plaire! Le vendredi 21 octobre, mon copain me demande : veux-tu venir à la chasse demain avec Jordan (un ami de mon copain) et moi? C’est avec beaucoup d’excitation que nous avons préparé notre équipement de chasse et mis notre cadran à 3 h 30 du matin. C’est avec un vieux pantalon d’armée de mon copain, mes bottes Lowa, le manteau de chasse XL de notre ami ainsi qu’une vieille casquette de gars que je me rends chasser aux petites heures du matin. Il pleuvait beaucoup et nous restions pris dans la terre du champ lorsque nous marchions. Nous allions chasser le canard dans des conditions pas trop fameuses, mais ce n’était pas grave, je voulais absolument chasser!

Nous avons récolté une dizaine de canards. Je courais dans les champs pour aller chercher ceux atteints, je tombais, car mes pieds restaient pris dans la terre glaise et j’étais sale de la tête aux pieds. C’était de toute beauté. Honnêtement, je crois que je n’oublierai jamais ma première chasse malgré la température et le fait que je n’étais pas équipée de mes propres vêtements et de mon propre fusil.

Chasser pour moi est plus qu’un simple coup de fusil sur mes proies. C’est une passion, un mode de vie, car je ramène de la bonne viande biologique sans agents de conservation à la maison. C’est également un bon équilibre pour la nature afin de préserver certaines espèces. C’est « l’effet de gang », d’appartenir à un groupe qui a les mêmes intérêts que toi, la même passion, l’amour de la nature, de passer du bon temps à l’extérieur, à l’air frais. C’est tout ça ensemble qui me rend fière d’être une chasseuse et qui me fait encore plus aimer ce sport.

J’espère pouvoir un jour en faire profiter à d’autres femmes. J’aimerais les initier et leur partager ma passion.

Joanie Perron
Chasseuse de sauvagine

ChassePêche

Chasse du chevreuil en Estrie : des mesures très restrictives imposées dès l’automne prochain

publié par André-A Bellemare 9 mai 2017 1 commentaire

Les dirigeants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFQ), après avoir résisté pendant plus de 30 ans aux pressions d’un groupe de propriétaires terriens et de membres de clubs de chasse établis sur des terres privées, ont décidé d’imposer des mesures très restrictives, dès l’automne 2017, sur la récolte des cerfs de Virginie ou «chevreuils» dans l’Estrie (parties sud et nord de la zone provinciale de chasse nº 6). Ainsi, durant les cinq prochaines années, il y sera interdit d’abattre des cerfs mâles adultes dont les bois ne possèdent pas au moins trois pointes mesurant 2,5 cm (un pouce de long) d’un seul côté de leur «panache» (voir la photo ci-contre).

Cerfs Estrie interdiction

Dans son jargon, le MFFP appelle ce nouveau règlement de chasse une «restriction de la taille légale des bois (RTLB)». Le ministère dit que cette réglementation est «expérimentale», et qu’elle ne sera pas appliquée ailleurs dans la province… du moins tant qu’on n’aura pas terminé l’analyse de tous les aspects de l’expérience tentée en Estrie.

Les chasseurs fréquentant l’une ou l’autre des deux portions de la zone nº 6 devront, en plus de leur permis de base de chasse du chevreuil (56,31 $), obligatoirement acheter un «permis RTLB à 10 $»… même s’ils ne désirent pas chasser les chevreuils mâles adultes lorsqu’ils gagnent au tirage un permis spécial pour y récolter une biche ou un faon!

Dès l’automne, ce règlement restrictif s’appliquera à toutes les périodes de chasse du chevreuil dans les zones provinciales nº 6-Nord et nº 6-Sud, quel que soit l’engin de chasse utilisé (arc, arbalète, toutes les sortes d’armes à feu autorisées). La période de chasse avec des armes à feu à poudre noire précédera dorénavant la chasse aux armes à feu modernes.

Il est déjà prévu par les responsables québécois de la chasse que le nombre de chasseurs de chevreuil fréquentant l’Estrie diminuera très sensiblement pendant quelques années, tout comme la récolte de cerfs de Virginie. Ce qui fera peut-être l’affaire de certains chasseurs désireux de récolter des cerfs mâles adultes portant des bois «trophées». Ce qui déplaira sans doute à d’autres chasseurs souhaitant avoir seulement le plaisir de chasser, peu importe l’importance des «panaches» rapportés à la maison. En plus d’avoir à se procurer des permis dont le coût totalise 66,31 $ (en 2017…), les chasseurs débutants ne seront pas tellement incités à constituer une relève aux chasseurs vieillissants. Quant à la recrudescence du braconnage, personne n’ose faire de prédictions.

Quant à elle, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs — qui a mené le combat pendant de nombreuses années pour l’implantation d’une telle règlementation restrictive concernant la chasse du cerf de Virginie — se dit «extrêmement heureuse» de cette décision du ministère.

Si vous désirez en savoir beaucoup plus sur cette expérience de RTLB en Estrie, consultez le long document publié par le MFFP dans son site web :
http://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/experimentation-restriction-taille-bois-cerf-de-virginie/

Un début de saison de pêche pas très drôle…

Même si la saison de pêche des salmonidés est officiellement commencée depuis une quinzaine de jours dans la majorité des zones provinciales de pêche du Québec, vous comprenez facilement qu’il en va tout autrement dans la réalité. Je ne crois pas avoir besoin de vous faire un dessin bien détaillé pour vous souligner que la saison de pêche du printemps actuel subira des retards et des désagréments.

Les photos prises par des satellites nous montrent que bien des plans d’eau ne sont pas encore libérés de leur chape de glace; on y aperçoit aussi de la neige dans la presque totalité des forêts en région. Avec les averses de pluie qui nous tombent dessus depuis des semaines, les ruisseaux et rivières sont en crue et débordent.

En conséquence, des caniveaux (les «calvettes» ou «culverts») ainsi que les ponceaux ont été emportés dans des chemins forestiers. Ces chemins, gorgés d’eau, prendront du temps à sécher, surtout là où les arbres leur portent ombrage, tant que nous n’aurons pas connu plusieurs journées consécutives très chaudes et ensoleillées. C’est sûr que ce sera plus sécuritaire, durant les prochaines semaines, de circuler en forêt dans des véhicules «hauts sur pattes» et à quatre roues motrices.

Avant de vous aventurer dans les chemins forestiers des ZEC, des réserves fauniques et des pourvoiries, informez-vous! Par exemple, sur le site web http://www.reseauzec.com, vous trouverez l’information concernant les conditions routières de toutes les ZEC membres de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ), en cliquant sur l’onglet «conditions routières» de la page de chaque ZEC. Profitez-en pour vous familiariser avec la carte interactive des ZEC du réseau : http://www.reseauzec.com/carte Pour toute l’information sur la pratique des activités de pêche dans les ZEC, consultez attentivement les pages web suivantes : https://www.reseauzec.com/activites/peche

Réserve faunique Ashuapmushuan : du retard

Les gestionnaires de la réserve faunique gouvernementale d’Ashuapmushuan, située entre Notre-Dame-de-La-Doré et Chibougamau, ont décidé de reporter jusqu’au 25 mai la date d’ouverture de ce territoire faunique poissonneux et giboyeux.

Pour découvrir s’il y aura retard de l’ouverture d’autres réserves fauniques ou de portions de réserves, consultez le site web de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) : http://www.sepaq.com Là, dans la barre noire apparaissant en haut de la page principale de ce site web, cliquez sur le «X Menu» situé à gauche — ce qui n’est pas évident pour le commun des mortels — et descendez ensuite dans le menu déroulant jusqu’à «réserves fauniques», ce qui vous ouvrira un tableau de toutes les réserves : cliquez sur le nom de la réserve faunique de votre choix.

Deux «guides» essentiels pour pêcheurs et chasseurs!

Les plus vieux d’entre vous se souviendront que, lorsqu’ils achetaient leurs permis de pêche et/ou de chasse, le gouvernement provincial leur remettait gratuitement chaque année des brochures résumant les principales règles concernant la pratique de leur activité favorite. Or, Québec a décidé, voilà plusieurs années, par mesure d’économie, de ne plus faire imprimer ni distribuer ces fameuses brochures tant attendues, ce qui a causé plein de problèmes et de désagréments aux adeptes.

Devant le tollé provoqué par la décision gouvernementale, les grandes fédérations du monde québécois de la faune ont décidé de prendre le taureau par les cornes, et de publier annuellement elles-mêmes un «Guide du pêcheur» (200 pages) et un «Guide du chasseur» (160 pages), puis de les vendre à petit prix (2,99 $ chacun + taxes) là où pêcheurs et chasseurs achètent habituellement leurs permis. Ces deux guides, pour 2017, sont en vente depuis quelques jours dans les deux Magasins Latulippe, par exemple. De plus, vous pouvez vous procurer ces deux livrets en ligne au http://www.guidedupecheur.com ainsi qu’au http://www.guideduchasseur.com

Chaque livret présente les principales règles édictées par le gouvernement du Québec, les cartes des différentes zones provinciales de pêche et de chasse, ainsi que la multitude d’exceptions aux règlements dans chacune de ces nombreuses zones-là, en plus des règles particulières concernant la pêche du saumon atlantique ou de la chasse des oiseaux migrateurs. Abondamment illustrés, les livrets regorgent de conseils d’experts, de trucs de toutes sortes, d’adresses utiles, etc.

C’est la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) qui a été mandatée par les autres grandes fédération du monde de la faune pour assurer le leadership dans la publication des guides. La FPQ a obtenu la collaboration de la Fondation de la faune, de la Société des établissements de plein air, de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, de la Fédération des trappeurs gestionnaires, du Réseau des ZEC et de la Fédération pour le saumon atlantique.

Les 13 et 14 mai : le fameux Forum Spey de Sherbrooke!

Jean-Pierre Tétreault, président du Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke (RPMS) espère que vous n’avez pas oublié que la date limite pour vous inscrire au Forum Spey de Sherbrooke est… le mercredi 10 mai! Car le Forum, qui en est à sa huitième présentation annuelle depuis 2010 inclusivement, aura lieu durant la fin de semaine prochaine — les samedi 13 et dimanche 14 mai — toujours au même endroit : dans le Parc Lucien-Blanchard (755, Cabana, à Sherbrooke), et toujours au même prix : un gros 10 $ par jour!

Les pages du site web du Forum regorgent de renseignements fort utiles pour les pêcheurs à la mouche désireux de se rendre dans ce parc urbain sherbrookois pour entrer dans l’eau afin de pratiquer la technique «Spey» de moucher, sous la surveillance d’experts internationaux qui ne sont pas du tout avares de leurs conseils : http://www.forumspeysherbrooke.com Les fabricants d’équipement de pêche à la mouche seront présents pour vous faire tester leurs cannes, moulinets et soies.

Forum sprey de sherbrooke

À Rimouski, journée de pêche à la mouche au féminin

La boutique rimouskoise «L’atelier du moucheur», spécialisée en tout ce qui concerne la pêche à la mouche depuis de nombreuses années, tiendra un journée de cours de pêche à la mouche à Rimouski, le 22 mai, en collaboration avec le groupe «La pêche au féminin».

Les cours seront donnés par Sabrina Barnes et Joannie De La Sablonnière, de «La pêche au féminin», à une douzaine de femmes intéressées (100 $ pour la journée, équipements fournis). Inscrivez-vous à «L’atelier du moucheur» : 1 800 707-3528 ou 1 418 722-6993. Pour plus d’information : http://www.facebook.com/lapecheaufeminin

Pour améliorer les habitats fauniques en milieu agricole

Le 25 mai prochain, dans les Entrepôts Dominion (3968, Saint-Ambroise, Montréal, Qc H4C 2C7), aura lieu la soirée bénéfice annuelle (à 250$ par personne) de la Fondation de la faune du Québec (FFQ). La soirée sera présidée par M. Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), et l’invité d’honneur sera le ministre Luc Blanchette de Forêts, Faune et Parcs (MFFP).

Les agapes de la soirée sont de type «stations gourmandes» : les convives auront le loisir de goûter à volonté à des produits du terroir (agneau, porc, homard, saumon, bison, charcuteries, fromages, fruits, légumes et alcools du Québec). L’agriculture du Québec sera donc à l’honneur!

André Martin, p-d. g. de la FFQ, souligne que l’événement vise à amasser des fonds pour l’atteinte d’un objectif commun à sa fondation, mais aussi à l’UPA et au MFFP : l’amélioration de la qualité de l’eau et des habitats fauniques en milieu agricole. Depuis 2005, la FFQ a mobilisé les forces du milieu agricole, incitant des centaines de producteurs agricoles à passer à l’action sur leurs terres. Pour participer à la soirée afin de vous régaler — mais aussi de réseauter et de faire des affaires dans une ambiance décontractée — achetez vos billets en ligne maintenant : https://app.beavertix.com/fr/billetterie/achat-de-billet/1524/2541

Ça bouge à la SÉPAQ!

L’organigramme de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) présente de nouvelles figures depuis un certain temps, à la suite du départ à la retraite de quelques cadres.

John MacKay est toujours président-directeur général de la société. Dave Boulet est le vice-président à l’exploitation du secteur faunique, responsable des 13 réserves fauniques encore sous gestion de la SÉPAQ. Catherine Grenier est vice-présidente à l’exploitation des 23 parcs «nationaux» du Québec et des terrains de camping gouvernementaux, ce qui inclut le parc marin Saguenay—Saint-Laurent, cogéré avec Parcs Canada. Christophe Zamuner, autrefois directeur de l’Aquarium du Québec, est devenu le directeur général du troisième réseau des territoires gérés par la SÉPAQ, celui des neuf Centres touristiques.

Ce mois-ci, Élaine Ayotte — l’une des responsables des communications de la SÉPAQ, et qui faisait spécialement le lien entre la société d’État et les journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche depuis de nombreuses années — prend une retraite fort méritée.

Braconnage dans la ZEC des Martres de Charlevoix

En décembre dernier, après une enquête d’une durée de deux ans, les agents de protection de la faune de Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, ont tenu l’Opération Plongeon qui a mis fin aux activités illégales de sept individus agissant surtout sur le territoire de la ZEC des Martres située au nord de Saint-Urbain.

Au total, 54 accusations devraient être déposées contre ces braconniers, qui ont chassé sans permis, en temps prohibé, et qui ont été pris en possession illégale de carcasses de gibiers. Les accusés sont passibles d’amendes de plus de 20 000 $, puis de l’annulation des certificats du chasseur pour certains, qui devront reprendre leurs cours et leurs examens obligatoires.

Cette enquête a été rendue possible grâce à la collaboration de citoyens honnêtes qui ont signalé aux agents les actes illégaux en question. Il s’agit de téléphoner à S.O.S. Braconnage 1 800 463 2191 : les renseignements fournis aux agents sont traités confidentiellement.

Bientôt la pêche 2017
ChassePêche

Québec cède la gestion de sa plus vaste réserve faunique à la Nation crie de Mistissini

publié par André-A Bellemare 13 avril 2017 2 Commentaires

Ces derniers jours, le ministre québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, a fait savoir que le Québec cédait la gestion de la plus vaste réserve faunique de la province à la Nation crie de Mistissini. La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), une société d’État à laquelle le gouvernement provincial confiait depuis plus de 20 ans la gestion de la réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi, sera dorénavant confinée à un simple rôle «d’accompagnatrice» des autochtones.

Du coup, Québec a aussi cédé aux mêmes autochtones la réserve faunique d’Assinica. Cette dernière, d’une superficie de 8885 km² — plus grande que toute l’île d’Anticosti — renferme des centaines de plans d’eau entourant le grand lac Assinica qui a, à lui seul, une superficie de 93 km².

La Nation crie de Mistissini (4000 membres inscrits) avait entrepris des pressions sur le gouvernement provincial du Québec dès 1980, pour qu’il lui cède la gestion de la réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi, d’une superficie de 25 285 km² et renfermant plus de 5000 lacs, dont au moins une cinquantaine de lacs mesurant chacun quelque 20 km de long…

Territoire de la démesure

Pour vous faire une idée de la démesure de la réserve faunique concernée, sachez qu’elle est quatre fois et demie plus grande que la… province de l’Île-du-Prince-Édouard! Elle est deux fois et demie plus vaste que l’île d’Anticosti située dans le golfe du Saint-Laurent. Pour ceux qui n’ont jamais fréquenté la province de l’Île-du-Prince-Édouard ou l’île d’Anticosti, notez que la réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassni-et-Waconichi peut englober 130 fois l’île d’Orléans! La réserve faunique d’Assinica, elle, pourrait englober l’île d’Orléans une cinquantaine de fois…

La réserve des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi, que la SÉPAQ gérait déjà en partenariat avec la Nation crie de Mistissini depuis 2005, renferme le plus grand lac naturel d’eau douce du Québec, le lac Mistassini, long de 176 km (distance entre le centre-ville de Québec et le centre-ville de Drummondville…). Le Mistassini est émaillé d’innombrables îles et baies. Le lac voisin, l’Albanel, est long de 80 km. Le lac Waconichi, lui, mesure 40 km de long. Les plans d’eau de cette réserve faunique donnent refuge à des poissons géants établissant des records, qu’il s’agisse d’ombles de fontaine (truites mouchetées), de touladis (truites grises), de dorés jaunes et de grands brochets du Nord. J’y ai personnellement vu des mouchetées pesant plus de 10 lb, des touladis pesant plus de 40 lb, et des brochets pesant plus de 30 lb… mais il y a là des poissons de ces espèces-là encore plus impressionnants!

Ceux qui ont eu le bonheur de fréquenter la réserve faunique en question se souviendront assurément des pavillons Baie-du-Poste, Louis-Jolliet et Vieux-Poste. Au fil des décennies, le gouvernement provincial y a fait construire des ensembles de pavillons et de chalets très confortables, reliés entre eux par des trottoirs de bois sur pilotis et entourés d’équipements remarquables (salles communautaires, bâtiments de services, quais, embarcations motorisées, terrains de camping, rampes de mise à l’eau de bateaux, etc.). Le ministre Blanchette n’a pas divulgué d’information concernant tous les équipements publics du Québec qu’il cédait aux Cris.

Lac Mistassini

Corporation Nibiischii

La Nation crie de Mistissini a créé une société spécifique, la Corporation Nibiischii, pour gérer ces deux immenses réserves fauniques. Puisque la SÉPAQ n’est plus responsable des réservations pour la pratique des différentes activités offertes dans ce territoire, ni responsable de la construction ou de la mise en valeur et de l’entretien des aménagements et des infrastructures des réserves en question, vous devrez communiquer dorénavant avec la Corporation Nibiischii : tél. 1 844 522-2777; pour en savoir plus, consultez le site web www.reservefauniqueamw.com

D’ailleurs, durant les derniers jours, la SÉPAQ a joint par courriel ses clients qui avaient réservé des séjours pour 2017 dans les territoires maintenant cédés aux autochtones. La société d’État leur offre d’annuler les séjours réservés et de leur rembourser rapidement les frais déjà encourus, sans pénalité ni autres frais, en téléphonant au 1 844 522-2777. Aux clients désireux de maintenir les réservations déjà obtenues, la SÉPAQ demande la permission de transférer les dossiers à la Corporation Nibiischii (le consentement doit être accordé à la SÉPAQ avant le 5 mai).

Notez que les séjours pour la saison 2018 dans les réserves fauniques Assinica et des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi ne pourront pas être réservés lors du début de la période des réservations de la SÉPAQ, prévu les 22 avril 2917 (pêche avec séjour en chalet) et 30 mai 2017 (pêche-camping). Pour obtenir des renseignements à propos des réservations de 2018 dans les deux grandes réserves fauniques concernées, téléphonez au 1 844 522-2777 à compter du 1er mai 2017.

Les «quad» dans les ZEC : entente provinciale

Les propriétaires de «quatre roues» ou «quads», s’ils sont membres de la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ), pourront traverser gratuitement les territoires des ZEC en circulant dans les sentiers fédérés, sans avoir à défrayer de coûts supplémentaires. La FQCQ et les dirigeants de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ) ont signé une entente à ce sujet-là : elle s’appliquera aux clubs quads et aux ZEC sur l’ensemble du territoire québécois, à compter de l’été 2017.

Dorénavant, les membres de la FQCQ devront continuer de s’enregistrer auprès des ZEC fréquentées, mais ils pourront y circuler gratuitement en empruntant les sentiers fédérés traversant ces territoires fauniques. Du moment qu’un quadiste quitte des sentiers fédérés traversant une ZEC, il lui faudra verser les droits de circulation à cette ZEC-là, comme prévu dans le Règlement sur les zones contrôlées (ZEC) de chasse et de pêche.

Modalités réglementaires pour la pêche du bar rayé

Durant la saison de pêche 2017 du bar rayé — c’est-à-dire du 15 juin au 31 octobre — il vous sera permis de conserver deux bars rayés! C’est un bar rayé de plus que durant la saison 2016. Vous ne pourrez garder que les bars mesurant entre 50 et 65 cm inclusivement (du bout du museau au bout de la queue). N’utilisez qu’une ligne à la fois, avec un maximum de trois hameçons simples, sans appâts naturels (seuls les leurres artificiels sont autorisés).

Dans le sud de la Gaspésie, cette activité de pêche croit constamment depuis qu’elle a été autorisée en 2013. Le gouvernement provincial estime que la pêche du bar rayé dans la baie des Chaleurs et le golfe du Saint-Laurent — entre l’aval du pont de Campbelton et la côté ouest du Cap de Gaspé — a généré en 2015 plus de 7300 jours/pêche, pour des retombées économiques d’un million $ dans la région, ce qui est important pour les localités de la baie des Chaleurs.

La chasse du dindon commencera le 28 avril

C’est le 28 avril que commencera la chasse printanière du dindon sauvage pour les chasseurs possédant le certificat spécifique les autorisant à chasser ce volatile géant. Cette chasse n’est permise que durant le printemps dans les zones provinciales de chasse nº 3 à nº 13 inclusivement, et aussi dans les zones 15, 26 et 27. Pas question de chasser le dindon sauvage durant l’automne.

Pour en apprendre beaucoup plus sur cette chasse, consultez le site web : http://www.mffp.gouv.qc.ca/publications/enligne/faune/reglementation-chasse/dindon//index.asp

Congrès provincial annuel de la FQCP : le 22 avril

Le sujet brûlant de l’accessibilité à la pêche et aux plans d’eau de la province est le thème sur lequel se déroulera le congrès provincial annuel de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, du 21 au 23 avril, au Château du Mont-Sainte-Anne, à Beaupré, près de Québec. Consultez le programme du congrès sur le site de la FQCP : http://www.fedecp.com/media/2599/programme-preliminaire-2017-diffusion.pdf

Les adeptes de la pêche à la ligne ont constaté que l’accessibilité aux ruisseaux, rivières et lacs situés non loin des grands centres urbains est de plus en plus réduite : en effet, des propriétaires riverains ont tendance à considérer ces plans d’eau comme des «clubs privés», et certaines municipalités multiplient les enfarges et les emmerdements pour les «non résidants», surtout en exigeant des droits d’accès pharamineux aux propriétaires d’embarcations qui ne sont pas des contribuables de ces municipalités. Les politiciens et hauts fonctionnaires ne semblent pas du tout préoccupés par ces entraves à l’accessibilité…

La pêche dans la rivière Nicolet : le 28 avril

Le 28 avril, c’est la date de l’ouverture de la pêche dans la rivière Nicolet de la région des Bois-Francs. Les fidèles utilisateurs de ce cours d’eau constateront que les responsables de sa gestion ont procédé à des aménagements durant l’automne dernier, pour en assurer une plus grande accessibilité encore aux adeptes de la pêche à gué en rivière.

Ce parcours de pêche aménagé et ensemencé, d’une longueur de 17 km — dont 4 km réservés à la pêche à la mouche — renferme 72 fosses pour pêcher les truites mouchetées, brunes et arc-en-ciel. Pour en savoir beaucoup plus sur ce parcours régional unique de pêche des salmonidés, ainsi que sur la pêche en ville dans Victoriaville, consultez le site web : http://www.pechenicolet.com

Canards Illimités du Canada : 40 ans d’action au Québec

Depuis 1976, Canards Illimités a investi plus de 200 millions $ au Québec pour conserver 32 500 hectares (325 km²) de terres humides. À ce jour, on estime que 70 % des terres humides dans la vallée du Saint-Laurent ont disparu.

En février, lors de son souper bénéfice du 40e anniversaire, à Québec, les quelque 420 convives présents ont versé plus de 110 000 $ au bénéfice de la conservation des milieux humides et de la sauvagine.

Ça bouge dans les hautes sphères de la SÉPAQ!

Récemment, je vous apprenais que Jean-Charles Morin, vice-président de la SÉPAQ à l’exploitation des secteurs faunique et touristique, prenait sa retraite après plus de 30 années au service de cette société d’État, C’est maintenant chose faite. C’est Dave Boulet, jusqu’ici directeur des opérations dans le secteur faunique de la SÉPAQ, qui succèdera à Jean-Charles Morin dès la semaine prochaine.

Morin est le fils de feu Gaston, qui fut responsable de l’hôtellerie et de la restauration dans les établissements du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de jadis; Gaston Morin, à sa retraite, a été un pilier de la ZEC de la Rivière-Blanche. Son fils Jean-Charles, un actuaire de formation, a déjà été directeur de la réserve faunique des Laurentides (1992-2001) avant de gravir les échelons supérieurs de la SÉPAQ.

Dave Boulet, un spécialiste de la biologie, est le fils d’Yvon Boulet, jadis concessionnaire automobile à Beauceville. Dave a dirigé des pourvoiries corporatives (ex. : lac Portage, en Beauce), avant de diriger le parc national Frontenac du Québec, puis la réserve faunique de Mastigouche en Mauricie et les pourvoiries de la SÉPAQ dans l’île d’Anticosti.

Pour la société d’État, Dave Boulet sera responsable de 16 réserves fauniques gouvernementales, de 23 parcs nationaux québécois, et de neuf établissements touristiques : le tout ayant une superficie de 80 000 km², la même que celle de… l’Écosse!

Aux chasseurs d’orignal dans les ZEC de la Côte-Nord

Si vous chassez dans e territoire d’une ZEC de la Côte-Nord et qu’il vous manque un ou des partenaires pour votre expédition, profitez de la plate-forme adoptée par six ZEC de cette région pour vous aider dans vos recherches : http://www.chassezec.manisoft.ca

Si vous être un chasseur esseulé et que vous aimeriez intégrer un groupe de chasseurs à la recherche d’un partenaire, cette plate-forme pourrait vous être fort utile. Les ZEC de la Côte-Nord concernées sont: Matimek, Iberville, Varin, Trinité, Labrieville et Nordique.

Nouveau manuel pour les trappeurs de la province

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs nous fait savoir qu’une nouvelle version du manuel «Piégeage et gestion des animaux à fourrure» (PGAF) sera bientôt publié. Ce manuel est la base du cours de piégeage obligatoire que doivent suivre les personnes désireuses d’obtenir le «certificat du piégeur» : ce certificat est requis pour qu’on se procurer le permis général de piégeage.

Ce manuel contient une multitude de renseignements sur le piégeage au Québec, sur la biologie des animaux à fourrure, sur les techniques de piégeage pour les animaux concernées, ainsi que sur la préparation des peaux pour la vente. Si vous désirez obtenir plus de renseignements sur la formation obligatoire à subir pour l’obtention du certificat du piégeur, consultez le site web : http://www.mffp.gouv.qc.ca/faune/chasse/pescof-piegeage.jsp

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La «Maison de la faune» bientôt construite à la Base de plein air de Sainte-Foy, à Québec

publié par André-A Bellemare 30 mars 2017 0 commentaires

Depuis plus de 30 ans, les grandes fédérations et associations du monde québécois de la faune — ainsi que les autorités gouvernementales de la province — rêvaient de la création d’une «Maison de la faune», dans laquelle seraient regroupés tous leurs bureaux, employés et équipements techniques. Cela, pour une plus grande économie, par le partage des outils techniques, et pour une plus grande efficacité de concertation et d’action en évitant la dispersion des personnes concernées. Le rêve sera bientôt réalisé dans le territoire de la Ville de Québec, à la Base de plein air de Sainte-Foy précisément.

En effet, le maire de Québec, Régis Labeaume a révélé, la semaine dernière, que la construction de pavillons d’accueil et de services de la Base de plein air de Sainte-Foy, au coût global actuellement évalué à 9,4 millions$, commencera en mars 2018, et que ces pavillons seront terminés en avril 2019 pour y accueillir la Maison de la Faune et le Groupe Plein Air Faune (GPAF). Ce coût de quelque 9,4 millions$ inclut environ 3 millions$ pour les bureaux et autres locaux destinés aux fédérations du monde québécois de la faune; un bail d’une durée de dix ans a même été signé par Québec et ses futurs locataires.

Car il faut savoir que la Ville de Québec a aussi décidé de confier la gestion de toute la Base de plein air de Sainte-Foy à une nouvelle société, le Groupe Plein Air Faune, créée spécialement à cette fin par quatre grandes fédérations provinciales du monde de la faune et du plein air : la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ) et la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ).

Les fédérations concernées continueront d’avoir leur existence légale propre, mais leurs 44 employés actuels seront logés ensemble dans l’un des futurs pavillons de la Base de plein air. Ces fédérations paieront un loyer et des taxes à la ville. Elles continueront à donner les services à leurs membres, dont toute une panoplie de cours relatifs à la pêche, à la chasse et au piégeage; mais il n’est pas question de pratiquer ni la chasse ni le trappage sur la Base de plein air. Cependant, il sera possible pour le public d’y pêcher, puisque les plans d’eau de la base ont jadis été ensemencés d’achigans, d’ombles de fontaine («truites mouchetées») et de ouananiches. Le GPAF aura le mandat d’organiser une foule d’activités de loisir en plein air pour le grand public.

Pour l’heure, il n’est pas prévu que la Fédération québécoise des pêcheurs et chasseurs (FQCP) — qui possède depuis des années un grand domaine et un gros édifice à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue ouest de Québec — soit incluse dans le GPAF ou dans la Maison de la faune.

Jean Boudreault, président élu de la FQSA et président désigné du GPAF, voit un fort potentiel d’éducation populaire par la tenue d’un grand nombre d’activités de loisir en plein air pour les utilisateurs et visiteurs de la Base de plein air. Il entrevoit même la possibilité d’utiliser les plans d’eau de la base pour la tenue d’un festival international de pêche à la mouche. En 2015-2016, la Base de plein air a attiré 225 000 personnes (177 000 en été et 48 000 en hiver), qui ont pratiqué le canoë, le kayak, le tir à l’arc, le pique-nique familial, la randonnée, etc.

Pour Jean Boudreault, la Base de plein air — située dans l’angle nord-est formé par les autoroutes Charest Ouest et Duplessis Nord — est un site exceptionnel pour organiser des activités de formation et de sensibilisation concernant les activités de plein air, de chasse, de pêche et de piégeage, qui constituent des éléments traditionnels forts du patrimoine québécois depuis des siècles.

10 millions$ en 5 ans pour la pêche sportive du saumon

Vraiment, les bonnes nouvelles pleuvent, ces temps-ci, sur le monde de la faune du Québec!

Mardi, à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances de la province, Carlos Leitão a annoncé dans ses prévisions budgétaires que le gouvernement consacrerait 10 millions $ en 5 ans pour la mise en œuvre d’un plan de développement économique du saumon.

Il est actuellement prévu que ces fonds permettront de restaurer et de construire des infrastructures d’accueil et d’accès aux rivières à saumons, ainsi que de développer et de promouvoir l’offre de pêche du saumon de l’Atlantique dans nos rivières.

La nouvelle Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) — issue de la fusion de la FQSA et de la Fédération des gestionnaires de rivières à saumons du Québec (FGESQ) — collaborera avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFQ). Selon Jean Boudreault, président de la FQSA, «avec une structure unique de représentation, l’activité pêche au saumon dispose maintenant des outils nécessaires pour faire reconnaître et pour maximiser les retombées économiques durables au bénéfice des régions du Québec.» Présentement, ces retombées sont de 50 millions$ par année.

5 millions$ en 5 ans pour la pêche sportive

Concernant toujours le secteur faunique de la province, le ministre Carlos Leitão a annoncé que 5 millions$ seraient globalement investis, durant les cinq prochaines années, pour le développement de la pêche dans le fleuve Saint-Laurent, puis pour susciter une relève aux générations actuelles de pêcheurs sportifs, et pour développer la pêche en hiver.

Souhaitons que les autorités provinciales responsables verront à ce que les municipalités — auxquelles le Québec a cédé, au fil des ans, des rampes de mise à l’eau des embarcations utilisées pour la pêche — rendent ces rampes très accessibles à l’ensemble des citoyens intéressés de la province, pas seulement aux contribuables desdites municipalités…

24,5 millions$ en 5 ans pour embaucher 40 agents

Durant les cinq prochaines années, le ministre Leitão prévoit investir 24,5 millions$ pour embaucher 40 agents de protection de la faune supplémentaires.

Le ministre a mentionné qu’une partie de cet investissement sera consacrée à la formation d’agents en milieu nordique.

7 millions$ en 5 ans pour la gestion du caribou

Le ministre prévoit également que des ressources serviront à la gestion et à la réhabilitation des hardes de caribous.

13 millions$ en 5 ans pour les établissements piscicoles

Carlos Leitão a prévu que, de 2017 à 2022, 13 millions$ seront investis pour optimiser la production de poissons dans les établissements piscicoles du gouvernement.

Ainsi, le Québec construirait une nouvelle annexe à la station piscicole de Balwin Mills—Coaticook (en Estrie) pour accueillir la production de la station piscicole de Lac-des-Écorces (dans les Laurentides).

100 millions$ en 5 ans pour les parcs «nationaux»

Pour construire de nouvelles infrastructures ou pour en rénover d’anciennes dans les parcs provinciaux dits «nationaux», le Québec versera 100 millions$ en cinq ans à son gestionnaire délégué du réseau de ces parcs, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

Dans ces parcs, où toute chasse et tout piégeage sont interdits, 51 millions$ seront consacrés à la mise en valeur du patrimoine déjà bâti, puis 43,6 millions pour construire de nouvelles infrastructures. Un montant de 5,3 millions$ ira à la réalisation du plan de gestion environnementale.

Le ministre Leitão a surtout fait mention des parcs d’Oka, de la Jacques-Cartier, d’Opémiscan et du Bic.

58 millions$ en trois ans pour le tourisme

La semaine dernière, Mme Julie Boulet, ministre du Tourisme de Québec, a dévoilé un plan stratégique triennal de développement du tourisme hivernal, du tourisme nature et aventure et du tourisme nordique qui exigera des investissements totaux de 58 millions$ de 2017 à 2020.

La Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), qui représente plus de 340 des quelque 600 pourvoiries en pêche et chasse existant au Québec, a tenu à souligner à la ministre Boulet que ces centaines d’entreprises sont spécialisées dans le tourisme faunique, dans l’offre d’activités de pêche et de chasse et de plein air, ainsi que dans l’hébergement familial en milieu naturel. Cette industrie contribue au maintien de 2500 emplois et génère des retombées économiques de plus de 230 millions$ par an, en accueillant annuellement 400 000 clients, dont 15 % proviennent de l’extérieur du Québec.

Modification importante pour les séjours dans les réserves fauniques gérées par la SÉPAQ

La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) — qui gère au nom du gouvernement, entre autres, le réseau des réserves fauniques — vient d’informer ses clients que les heures d’entrée et de sortie des chalets et des camps rustiques sont été modifiées.

Dorénavant, les clients pourront entrer à 17h et sortir à 13h30.

Ces heures d’entrée et de sortie seront les mêmes pour les séjours en chalets et en camps rustiques, ainsi que pour les forfaits de pêche et de chasse au petit gibier, mais elles ne s’appliquent pas aux forfaits de chasse des gros gibiers (orignal, chevreuil, ours noir) ni aux forfaits de la SÉPAQ/Anticosti.

 

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Touladi : record mondial… pris au filet

Au début de mars, des autochtones de la bande Deline First Nation, pêchant au filet maillant pour leur subsistance, ont pris un touladi («truite grise») pesant 83 lb (37,65 kg)! Cette récolte a été faite dans le Great Bear Lake (Grand lac de l’Ours) des Territoires du Nord-Ouest du pays.

Évidemment, ce record mondial de tous les temps ne peut être inscrit dans les livres des records, à cause de l’engin de pêche utilisé… Le record mondial reconnu de récolte d’un touladi, réalisé à l’aide d’une canne à pêche et d’un moulinet, est de 72 lb (32,66 kg) pris en 1995… dans le même lac.

2e cocktail de la Fondation Saumon de la FQSA : le 6 avril

Oui, il y aura bel et bien un deuxième cocktail de la Fondation Saumon de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), à 250 $ par personne, le jeudi 6 avril à compter de 17h30, dans la salle principale de l’Arsenal (dans le quartier Griffintown de Montréal).

Pour tout savoir concernant ce cocktail dînatoire, consultez le site web http://www.fqsa.ca/cocktail Les billets sont vendus sur le site Internet de la FQSA. Si vous avez des questions, communiquez par courriel avec secretariat@fqsa.ca , ou avec le 1 418 847-9191 (poste nº 6).

Les oies et bernaches déphasées…

Au début du mois, des dizaines de milliers d’oies blanches et de bernaches («outardes») avaient déjà envahi les berges du grand lac Saint-François, à la hauteur de Sainte-Barbe, dans le sud-ouest du Québec. Dans le cas des oies blanches, c’est une arrivée chez nous un mois plus tôt qu’à l’habitude. Dans le cas des bernaches, c’est une arrivée plus hâtive de trois semaines. Avis à ceux qui ne croient pas aux «changements climatiques»…

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Les «gardes-pêche» et «gardes-chasse» du Québec ont 150 ans en 2017

publié par André-A Bellemare 21 mars 2017 5 Commentaires

C’est en 1867, l’année de la formation du Canada — voilà 150 ans —, que le Commissaire des Terres de la Couronne au Québec engageait les deux premiers «gardes-pêche» et «gardes-chasse» de notre province : MM. Alfred Blais (de Rimouski) et William Carpenter-Willis (de Sherbrooke). Depuis cette époque, ces agents ont changé d’appellation : on les nomme aujourd’hui des «agents de protection de la faune».

En 1992, lors du 125e anniversaire de la création du corps des agents de «conservation de la faune», comme on les nommait à ce moment-là, leurs rangs étaient formés de 542 agents permanents et de 130 agents saisonniers. Durant le dernier quart de siècle, à cause de toutes sortes de coupes dans les budgets annuels de notre gouvernement provincial, le nombre des agents a malheureusement diminué, malgré l’augmentation des mandats que les autorités gouvernementales leur ont confiés depuis. Les agents ne sont syndiqués que depuis 60 ans.

Pour en savoir plus sur les agents de protection de la faune du Québec, communiquez avec leur syndicat : 6953, boulevard Saint-Michel, Montréal, Qc H2A 2Z3; tél. : 1 514 722 -0492; courriel : sapfq@qc.aira.com

Par beau temps ou mauvais temps, les agents surveillent l’application de plusieurs lois et règlements concernant notre patrimoine faunique et ses habitats dans plus de 1,600,000 km2 du territoire du Québec, où vivent plus de 8 millions d’habitants, dont un million et quart d’adeptes de la pêche à la ligne et de la chasse sportive. Un travail fort exigeant : durant les 45 dernières années, sept agents sont morts en devoir…

Saumon : fusion entérinée entre la FQSA et la FGRSQ

C’est samedi (le 18 mars), à Québec, lors d’assemblées générales spéciales des membres de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), et des membres de la Fédération des gestionnaires de rivières à saumons du Québec (FGESQ), que ces deux importants groupements du monde québécois de la faune ont officiellement entériné leur fusion. Ce projet était dans l’air depuis déjà des mois. Durant l’année dernière, plusieurs rencontres d’échange et de travail avaient été tenues pour améliorer la collaboration et le partenariat entre les deux fédérations.

Les administrateurs des deux fédérations étaient convenus d’unir leurs forces pour le bien de la ressource saumon. Ils sont convaincus que cette union aura un impact beaucoup plus probant pour les gestionnaires des rivières ainsi que pour les saumoniers. C’est donc la fin des relations tendues qu’entretenaient ces deux grandes fédérations; ces relations rendaient difficile la mise en œuvre d’activités concertées pour la conservation et la mise en valeur optimales de la ressource au Québec.

Mentorat 2017 de la FQSA sur la rivière Matapédia

Depuis plusieurs années, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), en collaboration avec les gestionnaires de certaines rivières à saumons de l’Est du Québec, organise le mentorat : ces rassemblement annuels très courus permettent aux saumoniers experts de la FQSA d’apprendre à des novices comment pêcher à la mouche, puis comment pêcher le saumon de l’Atlantique. Certains pêcheurs à la mouche profitent de l’occasion pour peaufiner leur technique.

Cette année, le mentorat de la FQSA aura lieu dans la magnifique et très renommée rivière Matapédia, du 1er au 3 septembre, à partir de Causapscal, au coût approximatif de 450 $/personne. Pour vivre une expérience unique de pêche du saumon, pour découvrir les rudiments révélés par des moucheurs expérimentés, et pour partager des moments inoubliables avec d’autres adeptes passionnés, inscrivez-vous le plus rapidement possible — avant le 13 juin — au tirage au sort déterminant les personnes chanceuses qui pourront participer au mentorat : http://fqsa.ca/mentorat-de-peche-saumon-non-inities-debutants/

Pour les moucheux : 8e Forum Spey à Sherbrooke, en mai

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Pour la 8e année de suite, les adeptes de la technique de pêche à la mouche pourront apprendre les différents lancers de type «Spey», surtout avec de longues cannes à moucher à deux mains, durant le célèbre Forum Spey tenu pendant deux jours dans le parc Lucien-Blanchard de Sherbrooke (755 de la rue Cabana, Qc J1K 2V1).

C’est le Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke qui tient ce très populaire rassemblement entièrement consacré à la promotion du lancer de type «Spey». Pour 10 $ par jour (gratuit pour les personnes âgées de moins de 18 ans), chaque participant assistera à des démonstrations et à des conférences données par des moniteurs certifiés par les grandes fédérations internationales, en plus d’essayer lui-même les nouveaux produits des compagnies les plus renommées (présentes sur place). Durant les deux journées, un dîner BBQ est offert sur le site, sur la plage de ce grand plan d’eau urbain.

Pour plus de renseignements, consultez le site web de l’événement : http://www.forumspeysherbrooke.com ; ou communiquez avec forumspeysherbrooke@hotmail.com

Initiation à la pêche à la mouche par Paulo Levasseur

initiation

Paulo Levasseur, créateur de la fameuse boutique L’Ami du moucheur (près du pont Laviolette, à Trois-Rivières Ouest), consacre sa retraite à initier les pêcheurs à la technique de la pêche à la mouche, dans son chalet situé à Saint-Léonard-d’Aston (près des autoroutes 55 et 20, au sud du pont Laviolette).

Les cours d’initiation organisés par Paulo durent une journée, le samedi ou le dimanche, et les deux moniteurs n’acceptent que six personnes à la fois Entre la fin d’avril et la fin de mai, les cours théoriques et pratiques en rivière (si les conditions d’eau le permettent) coûtent 65 $/personne, équipement fourni. Puis, entre la fin de mai et la mi-juin, toujours durant une journée (le samedi ou le dimanche), les deux moniteurs enseignent les lancers de type «Spey» à des groupes de six personnes au maximum (75 $/personne, équipement fourni). Pour plus d’information ou pour réserver votre place, téléphonez au 1 800 567-8584; courriel : info@amimoucheur.com

15e revue annuelle «Pêche à la mouche – Destinations»

À cette période-ci de l’année, les adeptes de la pêche à la mouche — et bien d’autres pêcheurs sportifs aussi — attendent impatiemment la sortie de la revue annuelle «Pêche à la mouche – Destinations», qui a depuis longtemps établi sa renommée et sa crédibilité. Je suis heureux de vous souligner que la parution du 15e anniversaire est maintenant en kiosque!

Vérifiez s’il reste des exemplaires dans les Magasins Latulippe (9,95 $ + taxes). Si vous ne trouvez pas la revue dans un kiosque à journaux et à magazines de votre localité, obtenez-en un exemplaire en communiquant directement avec l’éditeur : François Boulet, 250, des Amandiers, Bromont, Qc J2L 0N8 ; tél. : 1 450 534-0439 ; courriel : bouletfrancois@videotron.ca ; site web : http://www.pechealamouche.ca

Cette année, la revue de luxe de grand format, imprimée sur du papier glacé épais et illustrée d’une multitude de photos en couleurs, visite…entre autres destinations… trois réserves fauniques (Laurentides, Portneuf, Duchénier), deux pourvoiries (Clauparo, dans les Monts-Valin, et Orégnac, sur la Côte-Nord), en plus de faire une tournée des rivières du Saguenay—Lac-Saint-Jean, sans oublier de nous parler de la pêche à la mouche des dorés et des brochets en Abitibi. Jacques Héroux, du Nouveau-Brunswick, traite de la pêche du saumon atlantique dans la majestueuse rivière Restigouche à partir du pavillon Larry’s Gulch, tandis que John Eisenbeiser nous parle de la pêche de la ouananiche dans la rivière Penobscot située dans les Highlands de l’État du Maine.

Bien sûr, les artisans monteurs de mouches à pêche ne sont pas en reste: la revue nous présente des mouches, avec leur parure détaillée, notamment des mouches fétiches de Jacques Héroux pour pêcher le saumon atlantique dans les rivières du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Soirée bénéfice de la Fondation de la faune du Québec

Marquez le 25 mai à votre agenda : c’est ce jour-là que la Fondation de la faune du Québec (FFQ) tiendra sa soirée bénéfice annuelle dans les Entrepôts Dominion, à Montréal (au 3968 de la rue Saint-Ambroise, Qc H4C 2C7). Pour plus de renseignements ou pour réserver votre place, téléphonez au 1 877 639-0742 ou au 1 418 644-7926. Pour en savoir plus concernant tout ce qui concerne la Fondation de la faune du Québec : http://www.fondationdelafaune.qc.ca

Sous la présidence d’honneur de M. Marcel Groleau, président provincial de l’Union des producteurs agricole (UPA), l’événement à 250 $/personne prendra une nouvelle tournure : vous ferez le tour de «stations gourmandes» offrant des produits de l’agriculture québécoise. Les bénéfices de la soirée serviront à développer notre patrimoine faunique et ses habitats dans la province.

Concours de montage de mouches à saumons de l’ASF pour le 150e anniversaire du Canada

Pour marquer le 150e anniversaire de la formation du Canada actuel, l’Atlantic Salmon Federation a décidé d’organiser un concours de montage de mouches à saumons. Le but est de permettre aux artisans monteurs de mouches à saumons du pays de créer la mouche «essentielle» pour pêcher le saumon de l’Atlantique au Canada. La création gagnante sera publiée dans la revue «The Atlantic Salmon Journal», en plus d’obtenir des prix remis par les commanditaires du concours.

Qu’ils soient amateurs ou professionnels, tous les monteurs de mouches peuvent participer : la catégorie «junior» est ouverte aux personnes âgées de 17 ans ou moins, tandis que celles âgées de 18 ans ou plus feront partie de la catégorie «senior». Chaque participant ne peut soumettre qu’une seule mouche à saumons classiques à plumes. Les ailes de mouches doivent être en plumes mariées. Les mouches doivent être montées sur des hameçons sans ardillon et sans œil de grosseur 2/0 à 4/0 (avec œil de crin ou de substitut). En présentant votre mouche, vous devez indiquer son nom et, dans un paragraphe, décrire pourquoi votre choix de plumes et de couleurs conviennent au 150e anniversaire du pays.

Les gagnants seront déterminés par un jury composé d’experts, dont la décision est finale. Toutes les mouches soumises dans le cadre du concours deviennent la propriété de la l’ASF; elles pourront paraître dans la revue de cette fédération. Les mouches doivent parvenir à l’ASF au plus tard le 3 avril 2017 : Mme Irene Pohle, Rédactrice adjointe, The Atlantic Salmon Journal, 15 Ranking Mill Road, Chamcook, N. B. E58 3A9

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ChasseSuggestions

Le rodage, mythe ou réalité ?

publié par Mario Dutil 15 mars 2017 0 commentaires

Est-il nécessaire de faire un break in de ma nouvelle carabine de précision ?

Chaque semaine des gens me posent cette question, et à chaque fois je réponds : oui. Certains appellent cette procédure «break in», d’autres «lapping» ou rodage… Quoi qu’il en soit, si vous achetez une carabine de précision ou si vous remplacez le canon de votre carabine par un canon de bonne qualité, il est recommandé d’effectuer un bon démarrage (ce qu’on appelle le break in) avant de l’utiliser.

 

Pourquoi ?

L’objectif de cette procédure est de permettre au canon de votre carabine de conserver sa précision et d’en faciliter le nettoyage tout au long de sa durée de vie.
Afin de mieux comprendre son importance, il est essentiel de savoir ce qui se passe lors des premiers tirs avec votre carabine.

Premièrement, il y a plus d’une raison pour faire un break in, mais la principale et la moins connue est celle-ci : Lorsque votre canon a été chambré, l’armurier a utilisé une pièce s’appelant un «reamer» (voir l’élément 1 ci-dessous) pour percer votre canon. Ce reamer correspond au calibre et à la forme de la cartouche qui sera insérée dans la chambre de votre carabine.

 

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La zone de transition entre le perçage fait par le reamer et l’âme du canon s’appelle la gorge (voir l’élément 2 ci-dessus). C’est à l’extrémité de la gorge que débute les rainures de votre canon (rifling).Dans cette section nous retrouvons de petites marques créées par le reamer lors du chambrage. Ces marques ont été faites par une usure plus ou moins importante du reamer. La raison principale expliquant pourquoi le reamer fait ces marques indésirables, c’est la différence de profondeur entre les rainures du canon et l’âme du canon au niveau de la gorge.

 

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Ces marques sont perpendiculaires à la trajectoire des boulets. Elles ressemblent un peu à des bavures, identiques à celles que l’on retrouve de l’autre côté d’une feuille d’acier ayant été percé par une mèche à métaux. Lorsque les premiers boulets traversent la gorge avant de s’introduire dans le canon, les bavures situées à l’extrémité de la gorge tranchent délicatement la surface en cuivre des boulets (un peu comme le ferait un rabot) et cette fine poussière de cuivre exposée à une haute température et à une très haute pression (ceux-ci étant créées par la combustion de la poudre) forme ce qui ressemble à un plasma. Puis, cette vapeur de cuivre surchauffée est propulsée dans le canon et se dépose en une mince couche cuivré qui adhérera avec les parois du canon.

Cette fine addition à la paroi du canon aura comme conséquence de favoriser l’accumulation de cuivre dans le canon tout en offrant une résistance irrégulière au passage du boulet dans le canon lors d’un tir. Ce qui créera des variabilités lors d’un tir, car contrairement à la croyance populaire, le cuivre ne se dépose jamais de façon uniforme dans un canon.

Notez que cette fine couche de cuivre n’est pas visible à l’œil nue, à moins d’utiliser un borescope. De plus, cette fine couche de cuivre une fois déposée sur la paroi interne de votre canon sera par la suite difficile à retirer parce que fusionnée à sa surface.

 

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Voilà pourquoi il est toujours préférable de faire un break in de votre canon, afin d’empêcher l’apparition de cette fine couche indésirable de cuivre dans votre canon, et ce, jusqu’à ce que les bavures présentes sur la gorge soient entièrement disparues par l’abrasion créée lors du passage des boulets.

 

Comment faire ?

Il y a autant de procédures de break in qu’il y a de tireurs, l’important c’est d’éliminer au fur et à mesure ce dépôt de cuivre en fusion qui apparaît lors des premiers tirs.

Avant de débuter, voici quelques notions importantes :
– Il est important de faire cette procédure avant l’utilisation de la carabine.
– Cette procédure n’est requise qu’une seule fois dans la vie de votre canon.
– La munition utilisée doit avoir un boulet chemisé en cuivre sans traitement chimique.
– Il est important d’utiliser un «bore guide» pour guider votre tige de nettoyage.
– Il est important d’utiliser une tige de nettoyage rigide construite d’une seule pièce.

 

Détails de la procédure

1. Nettoyer le canon de votre carabine avec un bon solvant pouvant enlever le cuivre.
2. Tirer une balle et effectuer un nettoyage complet.
3. Répéter l’étape 2 quatre fois de suite. (total 5 balles, 5 nettoyages)
4. Tirer 3 balles et effectuer un nettoyage complet.
5. Répéter l’étape 4 trois fois de suite. (total 15 balles, 5 nettoyages)

Par la suite, nous vous recommandons de nettoyer votre carabine après chaque séance de tir et de ne jamais excéder 60 tirs entre chaque nettoyage.

Si vous désirez connaître notre procédure de nettoyage, visitez notre site internet sniperquebec.com

Bon tir !

Voici quelques liens utiles:
http://www.accuracyinternational.com/default/public/media/filemanager/AI-15590-02A%20USER%20MANUAL,%20AT-0i5m.pdf
http://www.kriegerbarrels.com/faq#breakin
http://www.shilen.com/faq.html#question10
www.youtube.com/watch?v=WjbnYm_HmXg

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ChassePêche

À Matane, le barrage Mathieu-d’Amours sera-t-il bientôt démoli… puis reconstruit?

publié par André-A Bellemare 10 mars 2017 2 Commentaires

Une nouvelle-choc pour les dirigeants municipaux de la ville de Matane, en Gaspésie, et pour les saumoniers fréquentant cette magnifique rivière : la direction principale des barrages publics du Centre d’expertise hydrique du Québec a tracé un portrait bien peu reluisant du barrage Mathieu-d’Amours situé au centre-ville de Matane.

Tout indique que cette importante infrastructure est arrivée à la fin de sa vie utile, et qu’il faudra la démolir d’ici cinq ans : usure du béton, fissures, corrosion, etc. Il y aurait risque pour la sécurité du public dans le secteur.

Qu’adviendra-t-il de la fameuse passe migratoire de la Société de gestion de la rivière Matane (SOGERM)? Qu’adviendra-t-il des îles créées dans le parc municipal immédiatement en amont du barrage? Autant de questions troublantes auxquelles il faudra obtenir réponses dans un proche avenir.

Le dossier de l’interdiction des «ménés» comme appâts

Si vous avez suivi un tant soit peu les bulletins de nouvelles durant la semaine dernière, vous avez constaté que l’épineux dossier de l’interdiction par le Québec d’utiliser des «ménés» comme appâts a soulevé un tollé dans les centaines de milliers de pêcheurs à la ligne. Une proportion d’entre eux ont grogné passionnément…

Pour savoir de quoi il est question, relisez ma chronique précédente, surtout dans les derniers paragraphes, où je traitais de l’invasion des eaux de la province par la carpe asiatique des roseaux.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FQCP) invite les centaines de milliers d’adeptes de la pêche à la ligne de chez nous à signer deux pétitions complémentaires qui se retrouvent sur le site internet de l’Assemblée nationale :

Maintien de la réglementation relative à l’usage des poissons appâts pour la pêche sportive en été :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6567/index.html

Maintien de la réglementation en vigueur relativement à la pêche aux poissons appâts vivants :
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6499/index.html

De même, la FQCP vous invitons à faire parvenir à votre député une copie de la lettre type de demande de statu quo concernant la réglementation sur l’utilisation des poissons appâts pour la pêche sportive disponible au www.fedecp.com – section documentation/pêche.

Dernière chance de pêcher dans le bassin Louise!

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Si vous n’avez pas encore pratiqué la pêche à la ligne à travers la glace qui recouvre le bassin Louise du Vieux-Port de Québec, ç’est votre toute dernière chance de le faire le 2017 : le fameux Village Nordik hivernal, créé spécialement à cette fin pour la deuxième année de suite en 2017, fermera ce dimanche, après avoir accueilli des dizaines de milliers de visiteurs depuis un mois et demi.

Pour tout savoir concernant le Village Nordik du Port de Québec, consultez les différents onglets de son site web : https://www.villagenordik.com/fr/

C’est un sujet dont nous n’avons pas fini d’entendre parler! Au cours des prochaines années, à mesure que les quatre différentes espèces de carpes asiatiques envahiront les cours d’eau d’ici, la grogne des pêcheurs à la ligne de chez nous croîtra…

40e Salon provincial du trappeur du Québec

C’est durant la présente fin de semaine, dans le Centre des congrès et d’expositions de Lévis (au 5750 de la rue J.-B. Michaud, près de l’autoroute nº 20) que la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ) tient son 40e Salon provincial du trappeur, en collaboration avec l’Association régionale des trappeurs laurentiens et l’Association régionale des trappeurs de Chaudière-Appalaches.

Les visiteurs pourront se familiariser avec tous les aspects du piégeage des petits animaux à fourrure : des démonstrations de dépiautage, des conférences et des ateliers ont été prévus à cette fin. Bien sûr, il y aura également défilés de mode de vêtements fabriqués à partir de fourrures saauvages. Renseignez-vous à ce sujet en consultant attentivement le site web de la FTGQ : http://www.ftgq.qc.ca

Marathon de montage au bénéfice de nos vétérans

Depuis de nombreuses années, un grand nombre de membres des Forces armées canadiennes ont été dépêchés dans plusieurs pays pour y remplir un rôle de protecteurs de la liberté. Malheureusement, certains d’entre eux sont revenus chez nous avec des blessures physiques et/ou psychologiques. Cette situation a incité des citoyens à se préoccuper de leur sort et à accomplir des efforts pour leur faire oublier le plus possible ces blessures. C’est ainsi qu’a été créé à leur intention le programme «Les eaux Curatives».

Par ce programme, on souhaite que les vétérans blessés se consacrent à un hobby, celui du montage de mouches à pêche et de la pêche à la mouche. Voilà pourquoi l’on parle de l’eau qui peut éventuellement guérir des problèmes.

Dans le cadre du programme «Les eaux curatives», un grand marathon de montage de mouches artificielles aura lieu, le samedi 25 mars, de 9h à 16h, dans le local de la Légion canadienne situé au 7101 du boulevard Hamel Ouest, à Québec. Si vous êtes monteur de mouches, vous pouvez participer à l’événement pour produire des artificielles qui seront remises aux vétérans physiquement incapables de monter des mouches : ils pourront aller à la pêche en utilisant vos mouches (pour pêcher truites, saumons ou brochets, qu’il s’agisse de mouches sèches, noyées, nymphes, streamers, muddlers, etc.).

Puisque les places seront alors limitées, informez l’adjudant retraité Gervais Jeffrey de votre participation : gervaisjeffrey4@gmail.com Les hameçons et les matériaux seront fournis sur place; apportez votre étau et vos outils de montage. Il y a une cantine sur place.

40e anniversaire de la réserve faunique Duchénier

L’année 2017 marque de 40e anniversaire d’existence de la réserve faunique Duchénier située à 35 km au sud de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. Cet immense territoire de 275 km2 de superficie (106 mi2 est émaillé de 137 lacs, de rivières et de ruisseaux donnant refuge à des ombles de fontaine indigènes (truites mouchetées) de fort belle taille.

Une particularité de la réserve Duchénier, c’est qu’elle est dirigée par des délégués des municipalités qui l’entourent, et par des représentants d’associations de pêcheurs et chasseurs de la région. Cette réserve n’est pas incluse dans le réseau des réserves fauniques gouvernementales gérées par la Société des établissements de plein air du Québec (la SÉPAQ, une société d’État).

Pour vous familiariser avec toutes les activités et services offerts par la réserve faunique Duchénier, consultez attentivement son site web : http://www.reserveduchenier.com

Succès du 11e Encan de la Fondation de la Faune

Le 11e Encan annuel informatisé de la Fondation de la faune du Québec (FFQ) a remporté un vif succès : les bénéfices obtenus lors de la vente de 236 lots de grande valeur seront utilisés pour financer le programme «Pêche en herbe» de la Fondation, qui initie chaque année des milliers de fillettes et garçons à la pratique de la pêche à la ligne.

Depuis 20 ans, c’est-à-dire depuis 1998 inclusivement, la Fondation a contribué à initie plus de 265 000 jeunes enfants du Québec à la pratique de la pêche sportive et au respect de la nature, de façon à assurer la relève des générations actuelles d’adeptes de cette activité ancestrale et patrimoniale séculaire. Par ce programme «Pêche en herbe», la Fondation apporte une aide financière à des organismes de loisirs, à des associations de pêcheurs et chasseurs, ainsi qu’à des clubs régionaux qui réalisent des activités spécifiques de pêche pour des fillettes et garçons.

Pour en savoir beaucoup plus à ce sujet-là, consultez le site web de la FFQ : http://www.fondationdelafaune.qc.ca Les Magasins Latulippe sont de généreux et fiers collaborateurs de l’Encan de la FFQ.

À Rimouski, 5e Salon national pêche, chasse et plein air

Lae Groupe Faunair Rimouski, de Joanne Brière et Ernie Wells, tiendra son 5e Salon national pêche, chasse et plein air, du 25 au 27 août 2017, dans le Centre des congrès de l’Hôtel Rimouski. Les exposants qui ont participé à l’événement savent que ce Centre des congrès est moderne, bien situé le long du Saint-Laurent, entouré d’un immense terrain de stationnement (gratuit!…) et doté d’une surface d’exposition à l’air conditionné.

Cet événement suprarégional spécialisé a lieu au moment où la fièvre de la chasse est sur le point d’atteindre son paroxysme. Pour obtenir plus de renseignements concernant ce Salon, communiquez avec Ernie Wells : tél. : 1 418 724-6752 ou 1 418 318-6409; courriel : salonchassepecherimouski@gmail.com

Logis pour pêcheurs dans la vallée de la Matapédia

Ces temps-ci, des saumoniers et des pêcheurs à la mouche fréquentant les plans d’eau dans et autour de la vallée de la Matapédia me demandent des suggestions à propos de l’hébergement là-bas.

Mon ami André Bélaïeff, propriétaire de l’Auberge de la rivière Matapédia située à Routhierville — à seulement cinq minutes en automobile du Camp Glenn-Emma de la Société de gestion des rivières Matapédia et Patapédia (SGRMP) — a commencé, voilà quelques jours, à prendre des réservations pour l’hébergement dans sa magnifique auberge : 1 844 518-3174 (sans frais d’appel interurbain).

N’oubliez pas que Bélaïeff offre aussi des services de guidage pour la pêche du saumon dans les secteurs nº 1 et nº 3 de la Matapédia. Pour tout savoir concernant l’offre d’André Bélaïeff, étudiez son site web : http://www.aubergedelarivierematapedia.com

Jean-Charles Morin de la SÉPAQ prend sa retraite

Jean-Charles Morin, vice-président de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), responsable de l’exploitation des ressources fauniques et touristiques dans les territoires gouvernementaux gérés par cette société d’État, prend sa retraite durant les prochains jours.

Plusieurs d’entre vous se souviendront que cet actuaire de formation a déjà été le directeur général de la réserve faunique des Laurentides, cet immense territoire sauvage situé entre l’agglomération urbaine de Québec et celle de Saguenay. Morin pourra donc s’adonner tout à loisir à sa passion dévorante pour la pêche à la ligne et pour la chasse.

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ChassePêche

Préparez rapidement vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse de 2017!

publié par André-A Bellemare 3 mars 2017 0 commentaires

Après quelque temps de repos durant la période des Fêtes et au début de l’hiver, je reprends le collier pour une 21e année de collaboration avec les Magasins Latulippe. Cela, pour vous inciter la préparer très rapidement et très sérieusement vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse des mois qui viennent. Car le temps file rapidement, et les bonnes places à fréquenter, aux bonnes dates, disparaissent comme neige au soleil…

Dans les zones d’exploitation contrôlée (ZEC)

Si vous êtes propriétaire d’un chalet en forêt, surtout dans une zone d’exploitation contrôlée (ZEC), vous avez moins de problèmes que le reste des adeptes de pêche et de chasse. Il ne vous reste qu’à communiquer avec les dirigeants de votre ZEC pour savoir quand les chemins forestiers seront carrossables au printemps, puis pour connaître les dates du début et de la fin des différentes «saisons» de pêche et de chasse dans la ZEC.

Pour découvrir le résumé de la réglementation sur la pêche et sur la chasse dans les différentes zones provinciales de chasse de la province, consultez le site web du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Dans les réserves fauniques gouvernementales

Si vous ne possédez pas de chalet en forêt pour y faire des séjours de pêche et de chasse, vous avez la possibilité d’en louer à cette fin.

L’un de vos choix pourra être d’acheter un forfait de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), une société d’État qui gère les réseaux des réserves fauniques et des parcs au nom du gouvernement provincial. Vous pouvez même pêcher à la journée dans certains lacs et certaines rivières de ces territoires gouvernementaux, sans louer de chalet.

Contrairement à ce qui a existé pendant des décennies, il n’est plus nécessaire, depuis quelques années, de participer à un tirage informatisé pour obtenir le droit de réserver sa place, aux dates de son choix, pour louer un chalet dans les parcs et réserves : il s’agit dorénavant de communiquer avec la SÉPAQ, un an à l’avance, pour réserver le chalet (mais c’est différent dans le cas de la chasse de l’orignal et du chevreuil).

Pour tout savoir sur les possibilités offertes par la SÉPAQ, explorez attentivement les nombreuses pages contenues dans le site web.

Vous pouvez aussi téléphoner au Service des ventes et des réservations (SVR) de cette société d’État pour poser toutes vos questions à son sujet : 1 800 665-6527 (de 9h à 19h, sept jour sur sept).

Dans des centaines de pourvoiries exclusives

Vous avez aussi le choix de louer un chalet et de l’équipement nécessaire, autant pour la villégiature que pour pratiquer la pêche et la chasse, auprès de centaines de pourvoiries privées qui louent à votre intention les droits exclusifs du gouvernement québécois sur les territoires du domaine public.

Pour tout savoir sur les entreprises membres de la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ), consultez le site web de cette fédération
Près de 350 des quelque 600 entreprises de pourvoirie de la province sont membres de la FPQ.

Vous pouvez aussi vous procurer la plus récente édition annuelle du Guide de la pourvoirie contenant une fiche détaillée sur chacun des membres de la fédération : le nom de la pourvoirie, les coordonnées de ses propriétaires (adresse, nº de téléphone, adresse de courriel, adresse du site web, etc.), puis la zone provinciale de pêche et de chasse dans laquelle est située la pourvoirie, la route à suivre pour y accéder, les espèces de poissons et de gibiers que vous pourrez y récolter, le nombre et la grandeur et la qualité des chalets, les équipements offerts, etc.

Cette brochure imprimée de grand format, d’environ 250 pages de papier glacé, illustrée d’une multitude de photos, est vendue 4,95 $ (+taxes) dans la plupart des magasins de chasse et de pêche de la province, dont les Magasins Latulippe. Il vous est aussi possible de télécharger la version virtuelle de ce guide sur la boutique en ligne du site web de la FPQ : http://www.guidedelapourvoirie.com
 

Du 16 au 19 mars, visitez Salon Expert Chasse, Pêche et Camping et du Bateau, au Centre de foires d’Expo-Cité

 
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Dans 15 jours, allez vous réchauffer dans le Centre de foires d’Expo-Cité de Québec, où aura lieu la 36e présentation annuelle du Salon Expert Chasse, Pêche, Camping et du Bateau de Québec. C’est le plus important événement du genre à l’Est de Montréal : ce Salon, dont les Magasins Latulippe sont des exposants majeurs, attire des visiteurs de plusieurs régions de la province.

Les Salons nationaux des sportsmen au Canada (SNSC) — qui organisent plusieurs salons similaires partout au pays — fournissent tous les renseignements au sujet du Salon sur leur site web.

Dans deux semaines, les SNSC attendent près de 40 000 visiteurs dans le Centre de foires d’Expo-Cité, où seront rassemblés plus de 225 exposants des domaines de la pêche, de la chasse, du camping et des VTT, ainsi que les représentants de plus de 50 marques de bateaux, de pontons, de croiseurs, de bateaux de wakeboard et d’embarcations pour aller pêcher. Les mordus de pêche et de chasse trouveront un grand nombre de fabricants et de détaillants d’équipement.

C’est sûr les deux Magasins Latulippe (de Québec et de Lévis) occuperont une place prépondérante dans le Centre de foires; l’équipement qui y sera en vente sera offert à des prix spéciaux pour la durée du Salon. Les visiteurs savent qu’ils n’auront pas besoin de passer des journées de congés à voyager aux quatre coins de la province pour explorer les magasins spécialisés afin de comparer les prix avant de faire des achats.

La visite du Salon constitue l’occasion idéale pour réserver votre place afin de réaliser vos excursions de pêche et vos expéditions de chasse de 2017. Plusieurs dizaines de pourvoiries de pêche et de chasse, ainsi que des ZEC (zones d’exploitation contrôlée) et des réserves fauniques du gouvernement québécois seront représentées sur place. Cela, sans compter bon nombre d’autres destinations nature et vie en plein air. Si vous désirez accroître vos connaissances dans différents domaines du loisir en plein air, des experts partageront leur expérience et leurs expériences, et vous conseilleront sur le choix d’équipement et de destinations.

Dans l’aire d’animation du bateau, quelque 250 embarcations de toutes sortes seront présentées par 50 fabricants

L’activité «Une truite pour le souper» est de retour dans le Salon, pour le plus grand bonheur des jeunes visiteurs… et de leurs parents. Un basin de pêche offre l’occasion aux plus jeunes de rapporter des truites fraîches à la maison.

Des millions$ pour la nature du pays

Les Salons nationaux des sportsmen au Canada (SNSC) — le groupe sans but lucratif qui organise ce Salon de Québec — amasse des fonds pour s’assurer que les jeunes du pays et les générations futures d’adeptes de la vie en plein air puissent profiter pendant longtemps de la pratique de leurs activités favorites dans un environnement sain. Depuis la tenue du tout premier Salon en 1948, à Toronto, le groupe des SNSC a distribué plus de 32 millions $ aux groupements bénévoles qui ont réalisé une multitude de projets d’éducation de la jeunesse québécoise et canadienne au respect de l’environnement et de notre patrimoine faunique.
 

Des carpes asiatiques ont envahi les eaux du Québec

 
CarpesAsiatiques

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) nous a confirmé une bien mauvaise nouvelle cette semaine : la carpe des roseaux, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques, a envahi les eaux du Saint-Laurent, ce qui laisse entrevoir une diminution catastrophique des poissons d’ordre sportif dans le fleuve et, éventuellement, à moyen et à long terme, dans les rivières qui se jettent dans le Saint-Laurent.

Ces carpes exotiques ont été introduites dans des établissements piscicoles du sud des États-Unis, voilà quelques décennies, pour dévorer la végétation qui envahissait les bassins d’élevage de barbottes. Or, à la faveur d’inondations, ces bassins se sont déversés dans des rivières — dont celles du bassin de la Mississippi — et les carpes se sont reproduites à un rythme fulgurant pour remonter les cours d’eau vers le nord. Elles ont atteint les Grands Lacs, qui se déversent dans le Saint-Laurent.

Au cours des prochaines années, vous apprendrez à connaître tous les graves dommages que ces carpes peuvent causer à nos ressources halieutiques. Pour en savoir plus, consultez le site web suivant : http://carpesasiatiques.gouv.qc.ca

Pour l’heure, qu’il me suffise de vous apprendre que les autorités provinciales du Québec ont décidé de modifier d’urgence la réglementation sur l’utilisation des poissons appâts (les «ménés»), dans le but de réduire encore plus le risque de propagation d’espèces nuisibles dans nos eaux.

Ainsi, à compter du 1er avril, seule l’utilisation de poissons appâts morts pour la pêche hivernale sera permise, mais uniquement dans les zones provinciales de pêche où c’était déjà autorisé. Il sera dorénavant interdit d’utiliser des poissons appâts vivants en période hivernale partout au Québec. D’autre part, il sera aussi interdit d’utiliser partout des poissons appâts morts, même congelés, en période estivale.

C’est sûr que cette décision draconienne du MFFP soulève un tollé, dont les échos ne cessent de nous parvenir. C’est un coup en bas de la ceinture pour l’industrie de la pêche sportive au Québec, qui génère chez nous des revenus annuels d’un milliard 600 millions $, et qui crée 8655 emplois.

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Chasse

Pensez à la chasse de l’orignal de l’automne 2017

publié par André-A Bellemare 22 décembre 2016 0 commentaires

Durant les prochaines semaines, vous aurez l’occasion de rencontrer parents et amis lors de réunions festives. Quel bon moment pour planifier votre expédition de chasse de l’orignal et du chevreuil de l’automne prochain, ainsi que vos excursions de pêche durant la belle saison dans des territoires fauniques du gouvernement provincial québécois!

N’oubliez pas que le 15 janvier 2017 est la date limite pour vous inscrire au fameux tirage informatisé de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) qui déterminera l’ordre de priorité dans lequel les «gagnants» pourront acheter un forfait de chasse de l’orignal dans les réserves fauniques du gouvernement gérées par cette société d’État.

Ce même tirage concerne également la chasse du cerf de Virginie ou «chevreuil» dans certaines réserves fauniques gouvernementales ainsi que dans certains secteurs de l’île d’Anticosti.

Pour en connaître beaucoup plus au sujet de ce tirage — qui a pour but d’assurer l’équité d’accès à la chasse dans ces territoires pour l’ensemble des chasseurs québécois intéressés — consultez le site web suivant : http://www.sepaq.com/tirages/

Plus de 2700 groupes de chasseurs d’orignal et de cerf auront la possibilité d’acheter un séjour de chasse en réserve faunique. Le dépliant explicatif des tirages de la SÉPAQ pour 2017 est offert sur le web, à l’adresse indiquée au paragraphe précédent, ou dans des magasins spécialisés en chasse et pêche (comme les deux Magasins Latulippe, à Québec et à Lévis).

Un attrait majeur

Ce qui attire tant les chasseurs de gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ, c’est la possibilité de jouir de l’usage exclusif d’un vaste territoire pendant le séjour du groupe, cela en toute sécurité. L’exclusivité des secteurs de chasse concerne une superficie moyenne de 66,52 km² dans le cas de la chasse de l’orignal, et de 23,62 km² dans le cas de la chasse du chevreuil.

D’autre part, le succès des groupes de chasseurs d’orignal est élevé dans les 13 réserves fauniques accessibles à cette fin : de plus de 60 % en moyenne, mais pouvant atteindre plus de 80 % dans des réserves du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Il y a aussi à considérer que le service à la clientèle de la SÉPAQ est réputé, et que les standards de confort sont élevés pour l’hébergement dans les chalets de la société d’État. La SÉPAQ offre également des outils cartographiques de pointe à ses clients chasseurs. La grande diversité des forfaits permet aux chasseurs de choisir une chasse à leur mesure dans presque toutes les régions de la province. L’éventail des forfaits offerts par la SÉPAQ permet aux groupes de chasseurs de choisir la région à fréquenter, le type d’engin de chasse à utiliser, la date du séjour et sa durée, le type d’hébergement, etc.

Nouveautés pour 2017

Pour l’automne 2017, la SÉPAQ reconduit les rabais et les services gratuits offerts en 2016. De plus, la majorité des séjours de chasse sont offerts au même prix qu’en 2016, tandis que d’autres le sont même à prix réduit.

Je vous rappelle qu’en 2016, la SÉPAQ offrait 30 % de rabais sur le tarif pour la fréquentation des secteurs de chasse Aventure destinés aux chasseurs avertis, bien équipés et débrouillards. Puis 10 % d’économie sur les séjours de chasse en chalet Modik, qui sont plus petits, mais modernes et bien équipés. Enfin, 7 % d’économie pour les groupes doubles : deux fois le nombre de chasseurs d’un groupe de base, mais la permission de récolter deux orignaux sans payer le double du prix d’un groupe simple.

Cet automne, les deux tiers des chasseurs hébergés sur le plan américain (avec guides et repas) dans les réserves de Matane, de Rimouski et des Chic-Chocs, se sont prévalus de l’option de renouvellement de trois ans sur leur séjour de chasse : ils bénéficient ainsi d’un gel des prix pour trois années consécutives tout en ayant accès au même secteur de chasse pour la même période de la saison de chasse pendant ces trois années,

Les chasseurs pourront désormais bénéficier d’une économie de 10 % sur la tarification des forfaits réservés aux chasseurs à l’arc, à l’arbalète ou à l’arme à feu à poudre noire.

Nouveaux forfaits de chasse des gros gibiers

La SÉPAQ introduit pour 2017 l’offre de séjours de chasse Aventure, en camping et en chalet, dans la réserve de Papineau-Labelle, pour la chasse de l’orignal et du chevreuil.

Il sera dorénavant possible de faire des séjours de chasse de l’orignal avec arme à feu à poudre noire dans la réserve faunique de Rimouski.

Dans la réserve de Mastigouche, la SÉPAQ vous offre de signer des baux d’une durée de trois ans pour des séjours d’une durée de six jours de chasse à l’orignal en groupe simple.

Enfin, il sera maintenant possible de réaliser des séjours de chasse de type Aventure pour la récolte du chevreuil dans la réserve de Portneuf.

Grand spécial pour la chasse dans l’île d’Anticosti

Ces derniers mois, je vous ai révélé que la direction de la SÉPAQ-Anticosti offrait de nouvelles conditions pour la tarification ainsi que pour la durée des séjours de chasse du chevreuil à compter de 2017.

Aujourd’hui, je vous souligne un autre grand spécial pour les chasseurs qui fréquenteront ce paradis de la chasse du chevreuil l’an prochain : le coût du transport aérien aller-retour entre l’aéroport de Mont-Joli (à l’est du Rimouski, au Bas-Saint-Laurent) et celui de Port-Menier (capitale de l’île d’Anticosti) sera dorénavant inclus dans le prix des forfaits! Une économie de plusieurs centaines de dollars!

N’oubliez pas que tous les séjours de chasse sur le plan européen de la SÉPAQ-Anticosti (sans services de guides ni repas) sont passés d’une durée de quatre à six jours, en septembre et en octobre, et restent au même tarif qu’en 2016.

Nombreux services gratuits accordés aux chasseurs

Depuis le présent automne, la SÉPAQ accorde de nombreux services gratuits aux chasseurs de gros gibiers qui achètent des forfaits pour chasser l’orignal et le chevreuil dans ses réserves.

D’abord, la société d’État donne au chef de chaque groupe de chasseurs une carte microSD pour GPS Garmin. Le traîneau de transport et le treuil motorisé sont prêtés aux chasseurs pour leur permettre de sortir du bois la carcasse du gros gibier abattu. D’immenses chevalets, munis d’un palan à chaîne («chain block») et de jambiers, existent dans tous les secteurs de chasse. Les clients chanceux ont accès gratuitement à une chambre froide pour y suspendre la carcasse du gros gibier récolté en attendant la fin de leur séjour.

Si les chasseurs ont de la difficulté à retrouver un gros gibier blessé, la SÉPAQ accorde gratuitement les services d’un conducteur de chien de sang et de son chien pisteur. Ce dernier service est fort apprécié des chasseurs puisqu’il a permis de retrouver en forêt 75 bêtes lors de la saison qui vient de prendre fin.

Nouvelle réglementation avantageuse

Dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ — tout comme dans les autres territoires fauniques de la province — seulement deux coupons de transport sont désormais nécessaires pour enregistrer un orignal récolté et ce, peu importe le nombre de chasseurs dans le groupe séjournant en réserve.

Ce qui signifie que les chasseurs du groupe qui n’auront pas détaché leur coupon de transport de leur permis pourront réaliser d’autres excursions de chasse de l’orignal, en réserve faunique ou ailleurs, pourvu qu’ils aient identifié — au moment d’acheter leur permis de chasse de l’orignal en entrant dans la réserve faunique — la future zone provinciale de chasse qu’ils désirent fréquenter au sortir de leur séjour dans une réserve.

Bienvenue à la «relève»!

En 2016, plusieurs accompagnateurs non-chasseurs ont été accueillis gratuitement lors des séjours de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ.

Voilà une excellente façon de faire découvrir la chasse aux personnes qui n’ont encore jamais pratiqué cette activité dans la sauvagerie québécoise. Voilà aussi une excellente façon d’initier à la chasse les conjoints, les enfants, les parents et les amis qui souhaitent mieux connaître cette activité ancestrale séculaire des Québécois.

Profitez donc de territoires, de chalets et d’équipements privilégiés pour offrir aux vôtres un contact agréable avec la pratique de la chasse.

Offres exclusives aux chasseurs

LA SÉPAQ offre gracieusement aux chasseurs qui achèteront des forfaits de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques, la possibilité de réserver un séjour de pêche ou de villégiature à 50 % de rabais à réaliser durant la saison estivale précédant la saison automnale de chasse. Cela, afin de permettra aux chasseurs de prospecter le territoire de chasse qu’il fréquenteront et ainsi, d’augmenter leurs chances de succès.

Pour les chasseurs d’ours noirs, il est possible de jumeler une réduction de 25 % du tarif de leur chasse printanière avec le rabais de 25 % offert aux groupes de quatre chasseurs dans les réserves fauniques participantes.

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La pêche des «p’tits poissons des chenaux» à Sainte-Anne-de-La-Pérade a lieu normalement cet hiver

Contrairement à ce qui est survenu durant l’hiver 2015-2016, l’activité de pêche des poulamons — ou «p’tits poissons des chenaux» — survient normalement et à temps cet hiver.

L’an dernier, vous vous en souviendrez, le temps anormalement doux en décembre 2015 et en janvier 2016 avait obligé les pourvoyeurs de cette pêche à retarder de près d’un mois l’installation de leurs chalets sur la glace de la rivière Sainte-Anne, à La Pérade, à l’est de Trois-Rivières.

Or, cet hiver, à cause du temps très froid des dernières semaines, les pourvoyeurs ont pu épaissir la glace en arrosant la surface gelée de la rivière Sainte-Anne : ils ont pu ainsi installer environ cinq centaines de chalets de pêche à temps, et à planter les poteaux pour retenir les fils alimentant ces chalets en électricité.

La saison de pêche des poulamons dans la Sainte-Anne, qui débute légalement le 26 décembre pour prendre fin vers la mi-février, attire annuellement près de 100 000 adeptes. Ce qui représente un apport économique d’environ cinq millions de dollars dans la région.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter un permis de pêche provincial pour pratiquer cette pêche-là, assis bien au chaud dans de confortables chalets bien équipés et bien chauffés. Ces chalets sont loués pour des périodes de huit heures, 24 heures sur 24, sept jours sur sept; les pourvoyeurs fournissent l’équipement de pêche et les appâts. La pêche durant la nuit, la semaine, surtout lorsque la marée est montante, est plus productive.

Il n’y a aucune limite au nombre de poulamons que vous pouvez récolter. On évalue à 600 ou 800… millions de nombre de poissons qui viennent frayer annuellement dans le «frasil» qui se forme sous la glace recouvrant la Sainte-Anne. Les pêcheurs n’en récoltent que quelques millions tout au plus chaque hiver. À votre demande, les pourvoyeurs pourront vous remettre une brochure contenant des recettes éprouvées pour apprêter vos prises.

Pour en apprendre beaucoup plus, je vous suggère de consulter le site web de l’Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux (APPPPC). Dans ce site, vous verrez les coordonnées de tous les pourvoyeurs membres de l’APPPPC, leurs tarifs et leurs services, et vous pourrez réserver l’un de leurs chalets.

Vous verrez aussi la liste de toutes les activités familiales qu’il est possible de pratiquer sur la glace de la rivière Sainte-Anne dans ce «village temporaire» de quelques centaines de chalets. Ça vous donnera le goût de vous y rendre en famille, avec parents et amis, pour relaxer et pour occuper les enfants durant leurs vacances de la période des Fêtes.

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Caribou : il n’y aura plus de chasse à compter de 2018!

Une nouvelle étonnante que nous apprend à la toute dernière minutes le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec : il n’y aura plus de chasse du caribou migrateur dans la province à compter de 2018!

Au Québec, la chasse du caribou de la taïga et de la toundra avait recommencé voilà un peu plus d’un demi-siècle, après avoir été suspendue pendant au moins un quart de siècle à cause d’une grave pénurie de ces cervidés.

J’ai eu l’occasion de pratiquer cette chasse pendant environ deux décennies durant le dernier demi-siècle. J’ai déjà vu des hardes de 50 000, de 75 000 et de près de 100 000 caribous passer devant moi! Il fut un temps où les troupeau de caribous migrant autour de la rivière George du Nord-du-Québec comptait plus d’un millions d’individus! Et le troupeau migrant autour de la rivière Aux Feuilles, entre la baie d’Ungava et la baie d’Hudson en comptait près d’un demi-million!

C’était trop de caribous pour la capacité de support de leur environnement. Ces cervidés se nourrissent de lichens : ces lichens mettent entre trois quarts de siècle et un siècle à se régénérer…

Un facteur qui a contribué à l’explosion des hardes de caribous, ce fut le coût exorbitant du transport aérien entre les aéroports du sud du Québec et ceux du Nord-du-Québec. Le nombre de chasseurs ayant les ressources pécuniaires suffisantes pour accéder aux territoires où l’on pouvait chasser le caribou était forcément réduit. La pression de chasse très réduite n’a pas permis la récolte nécessaire d’une partie des hardes, qui ont continué à se reproduire de façon exponentielle jusqu’à leur quasi-extinction par surpopulation.

Nous aurons évidemment l’occasion de revenir sur ce sujet-là.

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Chasse

Chasse de l’orignal dans la réserve faunique des Chic-Chocs, en Gaspésie : du succès rapidement!

publié par André-A Bellemare 15 novembre 2016 2 Commentaires

En octobre, les quatre membres du groupe de chasseurs d’orignal dont je fais partie ont été clients, pour la quatrième fois en huit ans, de la réserve faunique gouvernementale des Chic-Chocs, en Haute-Gaspésie, pour y pourchasser le roi des cervidés de nos forêts.

Si la réserve faunique des Chic-Chocs attire tant notre groupe — et bien d’autres provenant de partout au Québec —, c’est que ce territoire est réputé pour le nombre d’orignaux qui y vivent. Notre groupe y avait déjà récolté trois mâles, depuis 2009 inclusivement, avant notre expédition d’octobre. La chance nous sourirait-elle encore en 2016? C’est sûr que nous rêvions d’y récolter un gros gibier durant la présente saison. Cet automne, nous étions un peu moins stressés que durant les années passées : deux d’entre nous — dont moi — avions gagné par tirage des permis spéciaux autorisant l’abattage d’un orignal femelle adulte, ce qui accroît les chances de revenir à la maison avec de la venaison.

Notre groupe est composé, à part moi, de Nicole Gagnon, de l’île d’Orléans, une jeune femme exerçant une profession libérale, puis de son oncle Denis Tremblay, de Québec, propriétaire d’une épicerie située dans le quartier Saint-Sauveur, ainsi que de Stéphane Martin, policier de la Sûreté municipale de Québec. C’est la passion de la chasse qui nous a permis de nous rencontrer et de former ensuite notre groupe.

Chaque année, nous participons au fameux tirage informatisé organisé par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) dans l’espoir de gagner le droit d’acheter un forfait de chasse dans l’une ou l’autre des réserves fauniques du réseau que cette société gère au nom du gouvernement. Les réserves fauniques de l’Est du Québec nous intéressent spécialement, et elles attirent aussi la majorité des autres chasseurs d’orignal participant au tirage annuel de la SÉPAQ, à cause de la densité importante d’orignaux qu’elles renferment, et à cause aussi du haut taux de succès que les chasseurs y obtiennent assez rapidement.

Un grand dépaysement

bureau

Bien sûr, la réserve faunique des Chic-Chocs n’est pas à proximité de la Vieille Capitale : il faut mettre environ huit heures, en comptant les arrêts nécessaires en chemin, pour parcourir les quelque 560 km qui séparent le centre-ville de Québec de la localité gaspésienne de Mont-Saint-Pierre, où est situé le bureau administratif de la SÉPAQ pour la réserve. C’est par Mont-Saint-Pierre ou par Mont-Louis, localité voisine, qu’on peut accéder à la réserve, qui est une mer de hautes montagnes époustouflantes baignant dans d’immenses forêts de conifères d’une superficie de 1130 km². Cette vaste réserve ne renferme que 43 lacs, dont seulement trois grands (Mont-Louis, Madeleine et Sainte-Anne); mais de nombreux ruisseaux et rivières aux eaux cristallines coulent des montagnes et donnent refuge à des salmonidés impressionnants.

Vous avez vraiment manqué quelque chose de merveilleux si vous n’avez jamais circulé sur la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne par le nord, surtout entre Sainte-Anne-des-Monts et Gaspé. Vous serez ébahis par ces montagnes plongeant dans le fleuve Saint-Laurent; au creux des vallées séparant les montagnes, vous verrez apparaître un chapelet de villages typiques habités par des citoyens très accueillants.

Après avoir quitté Québec aux petites heures du dimanche 17 octobre, nous avons déjeuné à Trois-Pistoles, dîné à Mont-Joli, acheté notre nourriture à Sainte-Anne-des-Monts, puis soupé à Mont-Saint-Pierre — au restaurant du motel Au délice, où nous avons dormi — avant d’aller faire le plein d’essence de nos deux camionnettes au dépanneur de Mont-Louis. Le lundi matin, après le déjeuner, nous nous sommes rendus au bureau administratif de la SÉPAQ à Mont-Saint-Pierre, tout près de notre motel, pour nous y enregistrer auprès du directeur général Berchmans Drouin et de son adjointe Madonne Mercier, qui ont pris le temps de nous communiquer tous les conseils et tous les renseignements d’usage.

Il nous restait ensuite quelque 40 km à parcourir, sur le chemin graveleux partant de Mont-Saint-Pierre, pour nous rendre au grand lac de Mont-Louis, et pour nous installer dans le chalet nº 5 de ce site d’hébergement. Nous avons pris le temps de discuter avec Gino Thibault, le gardien du territoire entourant le grand lac de Mont-Louis : il n’a pas été avare de ses conseils ni de ses secrets. Sur une carte géographique de la grande zone de chasse réservée à notre groupe, Gino nous a pointé les endroits qui, selon lui, seraient les plus propices à la rencontre d’orignaux, nous évitant ainsi de perdre du temps précieux à rechercher ailleurs des indices de la présence des grands cervidés.

Pas de temps à perdre!

chalet

Après l’installation dans le confortable chalet qui nous était alloué pour notre séjour d’une durée de cinq jours, nous avons ingurgité rapidement un lunch, sur le coup du midi, avant de nous lancer tout aussi rapidement à la redécouverte de la zone de chasse que nous avions déjà fréquentée durant un précédent séjour de chasse.

Divisés en deux couples, notre groupe a utilisé les deux camionnettes pour couvrir le maximum de terrain. Pour éviter de commettre un double abattage d’orignaux, chaque chasseur utilisait un walkie-talkie, afin de communiquer rapidement avec les trois autres membres du groupe. Nous avons constaté que les chemins à flanc de montagne étaient carrossables; nous n’avons pas été obligés d’enclencher les quatre roues motrices de nos véhicules. Et nous avons aussi constaté que le gardien Gino Thibault nous avait bien renseignés à propos des endroits où passaient les orignaux : des pistes fraîches paraissaient en plusieurs de ces points-là.

À l’aide de lunettes d’approche, nous scrutions les «bûchés» pour y déceler les orignaux s’y nourrissant de bourgeons d’arbustes. C’est ainsi que Stéphane Martin en a aperçu un détalant à l’approche de ca camionnette, pendant que Denis Tremblay et moi en avons aperçu deux disparaissant vitement parmi les «p’tits saint-michel» alors que nous avancions en véhicule sur un chemin secondaire. Pas mal, n’est-ce pas, pour les premières heures de notre première journée de chasse?

À la fin de l’après-midi…

orignal

Vers la fin de l’après-midi, une vingtaine de minutes avant que le soleil ne se couche, Denis Tremblay et moi décidons de faire demi-tour pour aller récupérer Nicole Gagnon qui, postée dans un mirador, surveillait une saline créée dans une clairière située à flanc de montagne. C’est au moment précis où le véhicule de Denis terminait son tour à 180 degrés que j’ai aperçu une belle femelle orignal et un jeune mâle immobiles sur le bord du chemin, à environ 75 mètres de la courbe.

Ai-je besoin de vous préciser que j’ai sauté aussitôt de la camionnette sur le sol, tenant ma carabine d’une main et cherchant de l’autre le magasin de munitions dans une poche de mon dossard? En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’ai attaché le magasin à ma carabine puis j’ai actionné le verrou de l’arme pour faire monter une balle dans la chambre, cela tout en portant la crosse de la carabine à ma joue pour mettre le réticule de ma lunette de visée sur le cou de la belle femelle, et faire feu.

La femelle ne bougea pas, comme si elle avait été hypnotisée… Je décidai de faire feu une seconde fois, en visant derrière la patte avant de la femelle pour atteindre ses organes vitaux. Cette fois-ci, j’étais sûr que je l’avais atteinte… mais la femelle avança pourtant très lentement vers la forêt bordant le chemin, pour y disparaître.

Un phénomène bien bizarre

Survint alors un phénomène bien bizarre. Le jeune «buck» âgé d’environ deux ans et demi qui accompagnait la femelle fonça rageusement vers Denis Tremblay, qui était descendu de la camionnette du côté du chauffeur, et qui actionnait le mécanisme de sa carabine. Le jeune mâle avait les oreilles couchées sur le cou, tandis que les poils de son dos étaient hérissés. Denis a alors couru vers l’arrière du véhicule pour s’y dissimuler : l’orignal mâle freina alors sa course à environ une dizaine de mètres de nous. Le «buck» a tourné les sabots lentement, et Denis a quitté sa cachette pour revenir vers l’avant de la camionnette afin d’y grimper et de s’asseoir dans son siège de conducteur pour se mettre à l’abri. Mal lui en prit : le jeune orignal mâle fonça de nouveau en direction de Tremblay, les oreilles toujours couchées vers l’arrière et les poils du dos encore hérissés! Le mâle s’arrêta net à environ sept ou huit mètres de nous, cette fois-là, alors que je criais à tue-tête pour le faire fuir. Ce qu’il décida enfin de faire. De toute ma vie de chasseur, je n’ai jamais assisté à pareil manège d’un orignal, et mon compagnon en a eu la chair de poule.

Utilisant mon walkie-talkie, j’ai demandé à Stéphane Martin de retrouver Nicole Gagnon, puis de venir nous joindre pour chercher en forêt la femelle sur laquelle j’avais fait feu. Cette recherche ne s’annonçait pas pour être une partie de plaisir : il faisait de plus en plus sombre, la pluie commençait à tomber et le vent se levait… Nous avons immédiatement commencé nos recherches. Coup de chance inouï : nous l’avons trouvée en quelques secondes à une quinzaine de mètres du chemin! Ouf…

À l’aide de poulies et de câbles attachés à nos véhicules, nous avons sorti le gros gibier sur le bord du chemin pour l’éviscérer et déposer la carcasse dans notre remorque que nous sommes allés chercher à notre chalet. Pendant tout ce temps-là nous pouvions apercevoir les reflets de couleur vert chartreuse que projetaient les phares de nos véhicules… dans les yeux du jeune «buck», qui était revenu rôder tout près de nous! J’ai comme l’impression qu’il nous en voulait gros de l’avoir privé de cette femelle qu’il s’apprêtait sans doute à accoupler…

Les coups de feu avaient bien porté

Le gardien Gino Thibault nous a été d’un grand secours pour palanquer la carcasse de l’orignal à un imposant chevalet situé près de son chalet. Nous avons constaté que la première balle de ma carabine de calibre .280 Remington (ou 7mm Express) avait traversé complètement le cou de la femelle sans lui casser la colonne vertébrale, ce qui l’avait comme paralysée; le second projectile avait aussi traversé de bord en bord le coffre de l’animal en perforant des organes vitaux.

Nous étions tous heureux de cette récolte, survenue après environ trois heures de chasse de notre première journée de séjour. Même si cette femelle n’était pas gigantesque, sa récolte nous satisfaisait sachant que le mauvais temps s’installait pour quelques jours en Haute-Gaspésie. Notre sommeil a été très réparateur durant la nuit du lundi au mardi, surtout que la pluie pianotant sur le toit du chalet agissait comme une berceuse à nos oreilles. Puis, le mardi matin, grasse matinée, déjeuner copieux et départ tardif en camionnette pour faire un safari-photo dans les différents recoins de notre zone de chasse.

Pour en savoir plus

Les chalets dus site d’hébergement du lac de Mont-Louis ont été rénovés : l’éclairage est maintenant à l’électricité grâce à ‘installation de panneaux photovoltaïques — dits «panneaux solaires» — qui alimentent également le chauffe-eau; le chauffage est au bois, tandis que la cuisinière et le réfrigérateur fonctionnent au propane. Tout l’équipement nécessaire pour la préparation et le service de vos propres repas (vaisselle et verrerie, ustensiles, chaudrons et poêlons) est déjà sur place; vous apportez votre nourriture et votre literie, ainsi que vos armes et bagages.

Pour obtenir plus de renseignements sur l’hébergement, la chasse, la pêche et les autres activités que vous pouvez pratiquer dans la réserve faunique des Chic-Chocs, joignez le directeur général Berchmans Drouin ou son adjointe administrative Madone Mercier : 116, rue Prudent-Cloutier, Mont-Saint-Pierre, QC G0E 1V0; tél. : 1 418 797-5214; courriel : chicchocs@sepaq.com Vous pouvez aussi communiquer avec le Service des ventes et des réservations de la SÉPAQ : 1 800 665-6527 (sept jours sur sept, de 9h à 19h); sur demande, on vous enverra des dépliants, brochures et cartes. Consultez aussi le site web de la Sepaq.

À Trois-Rivières, ils ont des mouches dans la tête!

N’oubliez pas que plus grand salon francophone de pêche à la mouche d’Amérique du Nord aura lieu en Mauricie, pour la quatrième année de suite, dans la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, les samedi 26 et dimanche 27 novembre. Cet événement est organisé par la Société mauricienne des pêcheurs à la mouche (SMPM) vouée à la promotion de la pêche à la mouche et du montage de mouches. Le coût d’entrée est de 5 $ pour les adultes, et gratuit pour les moins de 18 ans.

Pour savoir absolument tout au sujet de cet événement unique, je vous recommande de consulter attentivement le site web suivant :
http://www.smpm.org/