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La Pourvoirie du lac Cyprès, sur la Côte-Nord : territoire faunique patrimonial en renaissance

publié par André-A Bellemare 25 juillet 2017 0 commentaires

Accueil lac cyprès

Charles Pinard, de Baie-Comeau, jubile : la construction d’un nouveau chemin forestier d’une longueur de 14 km — qu’il attendait impatiemment depuis six ans — sera terminée durant les prochaines semaines pour donner un meilleur accès à sa Pourvoirie du lac Cyprès. Il planifie donc la renaissance de ce territoire faunique patrimonial de 53,5 km² de superficie intimement lié à l’histoire de la Côte-Nord.

Le chemin neuf permettra aux clients de Pinard d’accéder directement au lac Achigan, où est situé le poste d’accueil de la pourvoirie, puis d’améliorer l’accessibilité à quelques autres lacs du territoire. Car, depuis des années, à la suite de la disparition de ponts enjambant la rivière à saumons Godbout dans son cours supérieur, les clients doivent attendre que Charles Pinard viennent les chercher en camionnette, avec tous leurs bagages, près d’une passerelle piétonnière suspendue au-dessus de la Godbout, à quelque 4 km du poste d’accueil de la pourvoirie. Ça ne sera plus le cas, en septembre, une fois le nouveau chemin terminé.

Actuellement, pour accéder à la pourvoirie, les clients circulent d’abord sur 66 km d’une route asphaltée à partir de Baie-Comeau — sur la route de la rivière Tounoulstouc, qui commence près du centre de ski du Mont Ti-Basse de Baie-Comeau —, puis ils se véhiculent ensuite sur 25 km de bonne route forestière graveleuse, un parcours d’un peu plus d’une heure en automobile. Des panonceaux de la Pourvoirie du lac Cyprès indiquent la direction à prendre pour y parvenir. Baie-Comeau est à 425 km du centre-ville de Québec, ou à environ cinq heures et demie en voiture.

Vous pouvez télécharger l’application gratuite «Ondago» et une carte routière de la pourvoirie du lac Cyprès pour votre téléphone cellulaire : cette application transformera en quelque sorte votre téléphone en GPS, et vous pourrez alors l’utiliser pour suivre le chemin à partir de Baie-Comeau jusqu’au cœur de la pourvoirie.

Cette application gratuite a été créée par des informaticiens de la grande région de Québec pour faciliter la vie aux Québécois.

Territoire faunique patrimonial

Voilà une semaine, à l’invitation de l’Association régionale des pourvoiries de la Côte-Nord, j’ai fait un séjour dans la Pourvoirie du lac Cyprès pour découvrir ce territoire que je ne connaissais pas. J’y ai séjourné en même temps que deux techniciens de la faune du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP), qui y procédaient à une caractérisation de certains lacs.

Charles Pinard, géologue de formation, est devenu actionnaire et gérant de cette pourvoirie en 1989; puis il en est devenu l’unique propriétaire en 1995. Ce jeune quinquagénaire, originaire de Drummondville, a toujours nourri une profonde affection pour la Côte-Nord, au point de déménager à Baie-Comeau et d’y acheter une maison pour y fonder une famille avec sa conjointe Sandra Heppell, biologiste à l’emploi du MFFP. Pinard souhaite que ses deux fils, Alexandre et Louis, assurent sa relève en pourvoirie.

Pinard affectionne tout particulièrement le territoire de sa pourvoirie, qui fut jadis le Club Comeau appartenant aux descendants de Napoléon-Alexandre Comeau, le légendaire «roi de la Côte-Nord», qui a donné son nom à la Ville de Baie-Comeau. Napoléon-A. Comeau, géologue lui aussi, trappeur, chasseur, pêcheur, naturaliste, auteur, fonctionnaire, médecin, etc., a été le gardien mandaté de la rivière Godbout pendant 61 ans. Le géologue Pinard, lui, a déjà été directeur général de la ZEC-saumon de la rivière Godbout. Et Pinard est l’actuel président de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord qui prend âprement la défense de l’avenir de la pêche et de la chasse sur la Côte-Nord! Vous voyez bien qu’il y a là comme une continuité…

L’ancien Club Comeau a été transformé en «outfitter» voilà plus d’un demi-siècle, pour accueillir des gens célèbres de divers milieux; le territoire est passé entre quelques mains avant que Pinard en prenne charge. Jusqu’au début du XXIe siècle, ce fut une pourvoirie «traditionnelle», du genre «ma cabane au Canada». Mais, sous la gouverne de Charles Pinard, cela a changé, et cela changera dorénavant encore bien plus rapidement, m’a-t-il assuré.

Renaissance de ce royaume de la truite mouchetée

Le pourvoyeur remplace progressivement les bâtiments anciens de la pourvoirie — sauf le grand camp principal en «bois rond» — par des chalets modernes et bien équipés : éclairage électrique par panneaux photovoltaïques, cuisinières et réfrigérateurs au propane, toilettes intérieures, douches à eau chaude, éviers à eau courante, etc.

Déjà, Pinard a construit deux chalets modernes au lac Achigan, éloignés de plusieurs dizaines de mètres l’un de l’autre. Il a réaménagé le chalet établi sur la berge du lac Pesetone. Ces trois chalets peuvent héberger au total 12 personnes. À la suite de la construction du nouveau chemin, le propriétaire de la pourvoirie entend construire encore trois chalets, chacun pouvant accueillir six personnes. Ses infrastructures d’hébergement pourront donc à l’avenir recevoir 30 personnes en tout.

Je crois que le lac Achigan est bon endroit pour y réaliser des vacances familiales en toute tranquillité, en plus d’y pratiquer la pêche. Des plages sablonneuses s’étirent loin dans l’eau pour une baignade sécuritaire.

Le territoire de la Pourvoirie du lac Cyprès, traversé par la rivière Godbout, renferme 37 lacs, dont 12 sont exploités régulièrement. Mais tout cela changera bientôt, à cause de la construction du nouveau chemin, qui passera à proximité de quelques plans d’eau jusqu’à maintenant un peu difficiles d’accès et bien peu pêchés… Je serais curieux de voir les poissons que les pêcheurs y récolteront durant les prochaines saisons!

truites indigènes

C’est évidemment l’omble de fontaine («truite mouchetée») qui est en vedette dans les plans d’eau de la pourvoirie. Pinard n’est pas du genre à prétendre que des poissons «trophées» uniquement nagent dans les lacs de son territoire; mais il soutient, avec raison, qu’il s’agit de poissons indigènes batailleurs et aux couleurs chatoyantes, dont la chair saumonée est fort succulente, comme j’ai pu le constater durant mon séjour.

Les deux techniciens de la faune du MFFP avec lesquels j’ai séjourné — Lily-Ane Boissonneault, originaire de Trois-Rivières, vivant maintenant à Saint-Marc-de-Latour (près de Colombier et de Forestville), ainsi que François-Alexis Behm, de Baie-Comeau — ont prélevé des truites mouchetées pour les faire analyser, puis ont identifié des ruisseaux alimentant les lacs étudiés pour voir la possibilité d’y aménager plus de frayères naturelles pour la reproduction des poissons indigènes. Lors de nos conversations, ils m’ont tous deux confirmé que les ombles de fontaine qu’ils venaient de prélever dans des lacs de la Pourvoirie du lac Cyprès avaient une «belle moyenne de poids»; certaines truites pesaient une demi-livre, et d’autres trois quarts de livre.

La pêche dans les plans d’eau de cette pourvoirie est «printanière» même en été. D’abord, parce que les lacs sont en altitude (entre 700 et 1200 pieds). D’autre part, la température est toujours quelques degrés plus fraîche là qu’à Baie-Comeau et, déjà, la température à Baie-Comeau est de quelques degrés plus fraîche que dans les grands centres urbains comme Québec et Montréal. «Les mouchetées sont bien à l’aise dans nos lacs de la Côte-Nord!», de déclarer Pinard, pour signifier qu’elles ne crèvent surtout pas de chaleur et qu’elles ne manquent pas d’oxygène.

Un bon habitat pour l’orignal

Selon les deux techniciens de la faune rencontrés, le territoire de la Pourvoirie du lac Cyprès est un bon habitat pour l’orignal. Ils m’ont souligné qu’ils avaient, eux aussi, observé beaucoup de pistes fraîches sur les plages des lacs, ainsi que dans les «portages» en forêt.

Personnellement, après ma première nuit dans le chalet que j’occupais sur la berge du lac Achigan, j’ai eu la chance d’apercevoir une femelle orignal et son tout jeune faon patauger dans l’eau, à quelques dizaines de mètres seulement du chalet. J’ai eu le temps de les photographier.

Charles Pinard m’a souligné qu’il y a encore des places libres dans la pourvoirie pour des groupes de chasseurs d’orignal. Cet automne, les trois segments de la population d’orignaux peuvent être récoltés : mâles adultes, femelles adultes ou faons. Si vous désirez en savoir plus, consultez le site web : http://www.laccypres.ca ; sur Facebook : http://www.facebook.com/laccypres ; courriel : mailto:charlespinard@globetrotter.net ; téléphone satellite en forêt, entre 19h et 21h : 1-613-855-2378.

En plus de gérer sa pourvoirie, puis de présider l’Association régionale des pourvoiries de la Côte-Nord, Charles Pinard est aussi gestionnaire des baux de villégiature sur un immense territoire privé de 440 km² appartenant à Les entreprises forestières Ushkuai, de la communauté autochtone d’Essipit (Les Escoumins). Ce territoire poissonneux et giboyeux est situé au nord de la Pourvoirie du lac Cyprès.

La route 138 : la «route des salmonidés»

C’est sûr que Charles Pinard, à l’instar de Napoléon-Alexandre Comeau, se fait l’apôtre de la Côte-Nord. Ainsi, selon lui, les intervenants touristiques de cette immense et magnifique région du Québec devraient peut-être modifier leur façon d’identifier la route 138 : «Ce n’est pas la « route des baleines » qu’on devrait l’appeler, mais bien la « route des salmonidés »!», d’affirmer Pinard, parce que la route 138 conduit les gens vers les innombrables plans d’eau donnant refuge aux truites mouchetées, aux touladis, aux truites moulac, aux ouananiches, aux ombles chevaliers et aux saumons de l’Atlantique.

«Notre Côte-Nord est peut-être le dernier vrai grand paradis des truites mouchetées indigènes d’Amérique du Nord!», de clamer Pinard, pour qui l’avenir de la pêche et de la chasse au Québec passe nécessairement par la Côte-Nord. «Et l’avenir de la Côte-Nord devra beaucoup à la pêche et à la chasse», selon le pourvoyeur, qui constate que pêcheurs et chasseurs reviennent fidèlement sur la Côte-Nord après en avoir découvert et «goûté» les ressources halieutiques et cynégétiques.

«Les touristes qui ont circulé « aller-retour » une fois sur la route 138, pour aller photographier les grands barrages et les îles de Mingan durant leurs vacances, ont tendance à aller ailleurs par la suite», selon ce que Charles Pinard a constaté. «Mais les pêcheurs et les chasseurs nous reviennent continuellement, et les intervenants du domaine touristique devraient s’occuper encore plus de cette clientèle très fidèle qui contribue tant à notre économie régionale», dit-il.

Voilà pourquoi l’Association régionale des pourvoiries de la Côte-Nord multiplie tant les efforts, ces temps-ci, pour inciter un plus grand nombre de pêcheurs et chasseurs à fréquenter la région. L’Association que préside Pinard veut servir d’exemple aux intervenants touristiques de sa région.

«La Côte-Nord offre des paysages… dépaysants aux gens qui vivent dans les grandes agglomérations urbaines du centre et du sud-ouest du Québec : travaillons donc tous ensemble pour attirer encore plus de ces citadins sur la Côte-Nord!», conclut le pourvoyeur Pinard, cherchant à rallier les hôteliers et restaurateurs, les propriétaires de marchés d’alimentation et de dépanneurs, les opérateurs de stations-service, de terrains de camping et d’autres établissements commerciaux.

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Ma première fois au saumon

publié par Pierre Poitras 24 juillet 2017 0 commentaires

photolac

Tout au long de ma carrière de pêcheur de truite, je me disais que je ne devais pas me presser pour « m’essayer » au saumon car je savais pertinemment que ça me rendrait fou pour le reste de ma vie. Je n’avais pas tort…

Pendant quelques décennies, je me suis donc contenté de belles ombles de fontaine avec la certitude du bien fondé de l’adage: « Ce qu’on ne connaît pas ne peut pas nous manquer ». Jusqu’à ce qu’une invitation impossible à refuser change à jamais le cours des choses.

J’ai donc accompagné un groupe de 5 passionnés de pêche au saumon pour une excursion de 4 jours sur la rivière Saint-Jean, à quelques 2 heures de route à l’est de Sept-Îles , pour ensuite naviguer 1 heure jusqu’au site d’hébergement.

Tout au long de la route, on m’a vanté les mérites de ce paradis du pêcheur de saumon avec statistiques à l’appui. Plus de 6000 saumons dont le poids varie entre 4 et 10 kilos y montent tous les ans. L’an dernier, chaque membre de mon groupe avait pêché son saumon en plus de quelques remises sportives. Inutile de vous dire que je me voyais déjà en photo avec mon premier saumon. À les entendre, c’était presqu’une formalité; d’autant plus que cette année, ils avaient choisis le « Prime Time » pour le séjour 2017, soit la Saint-Jean-Baptiste.

J’avais tellement entendu d’histoires d’amateurs qui étaient revenus bredouilles lors de leurs 3-4 premières années de pêche, que je trouvais presqu’injuste de me sauver avec un grand saumon à mon séjour initial. J’en salivais. Je me sentais comme un enfant la veille de Noël.

Jour 1: On prévoit deux excursions de 4 heures tous les jours (8h30 à 12h30 et 16h30 à 20h30). Chaque duo de pêcheurs était accompagné d’un guide aguerri qui nous parlait des nombreuses aventures vécues dans les mythiques fosses de ce territoire féerique. Dès le départ, notre guide nous a mis en garde sur le niveau d’eau qui était bien élevé. Il ne s’agit pas de conditions favorables pour la capture.

Jour 2: L’eau était trop foncée, trop opaque…

Jours 3 et 4 : Des vents violents, 50km/h…

Le dernier soir, mes 5 experts incrédules parlaient de guigne historique. Aucun saumon n’avait mordu, aucun pêcheur n’avait rapporté l’ombre d’une touche…

Il ne restait plus que 2 heures de pêche au lever du soleil le lendemain pour racheter l’aventure. Rendu au mur de l’échéancier, à l’évidence, à mon dernier lancer (oui oui, le dernier lancer pour vrai, comme dans les films…), un saumon s’empare enfin de ma mouche (Mickey-Finn) et déroule mon moulinet à grande allure.

Wow. Le grand frisson c’est ça? Je le tiens! Les autres qui rentraient au quai hurlent à l’unisson leur joie et leurs conseils d’usage. Je vis des minutes d’extase dans un décor sauvage unique au monde. Merci la vie!

Il s’agissait de la première extase de la journée. Il y en eut une seconde.

C’est probablement cette vie si généreuse qui l’a offerte au roi de la rivière en lui permettant de se libérer… bien avant de se trouver à proximité du canot. Il devait être très soulagé.

En résumé, pas de saumon, ni aucune photo de saumon, juste des amis qui se sont moqués à mon retour.

Mais les moqueries ne m’atteignent plus depuis que je suis devenu fou!

Pierre première pêche au saumon

Chalet saumon

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Dans la réserve faunique de Portneuf : le «Club des 2 lb» toujours très actif

publié par André-A Bellemare 10 juillet 2017 0 commentaires

La réserve faunique de Portneuf — qui fêtera en 2018 son demi-siècle de création après un «déclubage» décrété en 1968 par le ministre Gabriel Loubier de l’Union nationale de l’époque — produit de belles grosses mouchetées bien grasses et très combatives.

Durant la semaine précédant la Fête nationale, j’ai pu encore le constater, en compagnie d’autres journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche invités par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), cette société d’État qui gère le réseau des réserves fauniques gouvernementales de la province. Nous étions hébergés dans le chalet du Coteau, sur la berge du lac de Travers, au cœur de la réserve; ce chalet peut loger huit personnes au minimum dans quatre très grandes chambres. Nous avons pu bénéficier de l’attention constante de Roch Plante, gardien du lac de Travers (employé retraité du Mouvement Desjardins), et de son adjoint, Éric Bouchard, de Jonquière.

Ernie Wells accède au «Club des 2 lb»

L’un des pêcheurs de notre groupe, Ernie Wells, journaliste de Rimouski, a récolté une mouchetée pesant plus de deux livres — 955 grammes exactement— en plus de rapporter une brochette de belles truites pesant plus d’une livre chacune. Luc Larochelle, chroniqueur au quotidien «La Tribune» de Sherbrooke, qui pêchait dans la même embarcation que Wells, a capté les images de ce dernier qui illustrent cette chronique.

Earnie Wells truites

Depuis de nombreuses années, tous les clients de la réserve de Portneuf qui récoltent des poissons pesant deux livres et plus sont inscrits dans un livre d’or, que n’importe qui peut consulter dans les bureaux administratifs de la réserve, à Rivière-à-Pierre. Chaque année, des dizaines de clients deviennent membres du «Club des 2 lb» créé par Michel Coulombe, un ancien directeur de la réserve. À la fin de l’année, les membres du club reçoivent un certificat confirmant leur exploit. Pour ma part, je possède deux certificats de ce genre à mon nom.

Cinq espèces de poissons d’ordre sportif

Mais il n’y a pas que des ombles de fontaine («truites mouchetées») dans les 375 lacs et 11 rivières qui émaillent les 775 km² de superficie de la réserve de Portneuf. On y prend également des touladis («truites grises»), des moulacs (hybrides d’ombles de fontaine et de touladis), des ombles chevaliers («Arctic chars») et des maskinongés. C’est la mouchetée qui demeure la grande vedette de la majorité des 125 lacs et rivières exploités annuellement dans la réserve. Des clients de la réserve tentent aussi, durant une même saison, de réussir le «Grand chelem», c’est-à-dire de récolter dans ce territoire un poisson de chacune des cinq espèces mentionnées plus haut.

Je sais que vous souhaitez savoir les noms des lacs à gros poissons. Je ne vous les cacherai pas : Talbot, Proulx, Liévain, Pennée, Déchênes, Bourquin, Hizoire, Brancheau, Edgar, Lebrodeur, Gérald, de la Rivière, Grand central, Lapeyrère… entre autres! Sauf rares exceptions, ces lacs-là ne sont pas des «mers intérieures», mais des plans d’eau de dimensions raisonnables et dont les pêcheurs peuvent sillonner en tous sens durant une journée. Les pêcheurs séjournant dans l’un des 39 chalets de la réserve peuvent avoir accès à l’un des très bons lacs, selon le plan de pêche établi pour chacun des chalets.

Si ces lacs-là donnent assez régulièrement d’aussi impressionnantes mouchetées, à une centaine de kilomètres de l’agglomération urbaine de Québec, c’est parce que les dirigeants antérieurs de la réserve ont recommandé aux pêcheurs, au fil des ans, de restreindre le nombre de leurs prises. En fait, dans la réserve de Portneuf, on a toujours eu pour philosophie de ne pas récolter à tout prix la limite de prises, mais de limiter les prises récoltées autant que possible. Il y a aussi le fait que ces gestionnaires se sont préoccupés de nettoyer, restaurer et aménager les frayères naturelles utilisées par les truites, au lieu d’ensemencer les lacs.

La qualité des prises avant la quantité

On voit aujourd’hui les conséquences bénéfiques de cette façon de gérer les ressources fauniques du territoire : les clients reviennent constamment vers la réserve, parce qu’ils savent qu’ils pourront y faire une bonne pêche pendant encore de nombreuses années. De nos jours, les adeptes de la pêche à la ligne comprennent de mieux en mieux, et de plus en plus, qu’il faut dorénavant recherche la qualité des prises, non pas tenter de «pogner» une grande quantité de poissons.

Lors de mon récent séjour dans la réserve de Portneuf en compagnie de mes collègues journalistes, il a plu à seaux, pendant que les moustiques s’en donnaient à cœur joie à nous siphonner du sang. Évidemment, pendant ces averses aussi abondantes que soudaines, les mouchetées ne mordaient pas tellement, préférant nager en profondeur et ignorer nos leurres et nos mouches. Imaginez ce que ça aurait pu être, si les conditions atmosphériques avaient été plus favorables! Je suis convaincu que d’autres membres du groupe auraient accédé au «Club des 2 lb»!

C’est si près de chez vous!

La réserve faunique de Portneuf n’est pas située au diable vauvert : elle est immédiatement au nord de la localité de Rivière-à-Pierre, à seulement 40 km au nord de Saint-Raymond. La réserve est à 105 km au nord-ouest de Québec et à 100 km au nord-est de Trois-Rivières, donc à environ une heure en automobile de ces deux agglomérations urbaines. Pourtant, la réserve offre des poissons qu’on trouve habituellement dans des rivières et des lacs situés à des centaines de kilomètres des régions habitées.

Réserve portneuf pêche

Bien sûr, à cause de cette proximité avec un bassin de population aussi important, cette réserve faunique attire constamment une nombreuse clientèle, surtout pour les séjours en début de saison, particulièrement durant les fins de semaines. Mais, si j’étais vous, je vérifierais la possibilité de louer encore un chalet durant les journées de semaine : certains chalets sont libres durant ces journées-là, et c’est l’idéal pour y réaliser des vacances familiales agrémentées d’heures de pêche à la ligne. Téléphonez au Service des ventes et des réservations (SVR) de la SÉPAQ : 1 800 665-6527 (sept jours sur sept, de 9h à 19h). Vous pouvez aussi vous informer en téléphonant au poste d’accueil principal de la réserve situé à Rivière-à-Pierre : 1 418 323-2021.

N’oubliez pas que, depuis quelques années, la SÉPAQ ne tient plus de tirage informatisé pour déterminer l’ordre de priorité dans lequel les clients peuvent louer les chalets : c’est maintenant le principe du «premier arrivé, premier servi» qui prévaut. N’oubliez pas, non plus, que la SÉPAQ loue maintenant ses chalets un an à l’avance! C’est maintenant le temps, plus que jamais, de réserver votre chalet aux meilleures dates de 2018 dans la réserve de Portneuf! Renseignez-vous plus complètement su sujet de ces chalets en consultant attentivement le site web de la réserve : http://www.sepaq.com/rf/por/

16 des 30 chalets accessibles même en hiver

Les chalets de la réserve de Portneuf ont ceci de particulier qu’ils étaient, jusqu’à 1968, la propriété de membres de «clubs privés». Certains de ces bâtiments sont de véritables manoirs pouvant accueillir confortablement plusieurs personnes. Depuis la création de la réserve, ces chalets ont été constamment améliorés, aménagés et mis aux normes les plus récentes, surtout depuis l’an 2000. Ces dernières années, la SÉPAQ a consacré des sommes très importantes à la construction de nouveaux chalets. Vous y trouverez tout l’équipement nécessaire pour la préparation et le service de vos propres repas. L’éclairage est maintenant alimenté par des «panneaux solaires», au lieu des «lampes à poches» au propane. Chaque chalet est équipé de son poêle BBQ. Vous n’apportez que votre bouffe, votre literie, vos vêtements et votre équipement de pêche!

Chalet du coteau

N’oubliez pas que 16 des 39 chalets de la réserve sont loués en hiver, surtout durant la période des Fêtes, pour la pratique de la pêche à travers la glace, de patinage, la glissade, la randonnée à skis ou en raquettes.

Le directeur Caron veut assurer votre quiétude

Lors de ce récent séjour dans la réserve de Portneuf, les journalistes présents ont pu discuter à loisir avec Mathieu Caron, le directeur de ce territoire faunique qui occupe cette fonction depuis maintenant un an (il a succédé à Marc-André Tremblay). Mathieu Caron, 40 ans, de L’Islet, est un ingénieur forestier passionné depuis longtemps de chasse et de pêche. Il est de cette nouvelle génération d’ingénieurs forestiers mordus de chasse et de pêche qui dirigent maintenant des réserves fauniques gouvernementales du réseau géré par la SÉPAQ. «Les exploitants forestiers agissant à l’intérieur des réserves fauniques ne peuvent pas nous en passer de p’tites vites!», dit-il avec un sourire moqueur.

Caron a supervisé pendant des années l’exploitation forestière dans la région de Windsor, en Estrie (pour Domtar), puis dans l’île d’Anticosti (pour Produits forestiers Anticosti). Il sait toute l’importance que les adeptes de la pêche et de la chasse accordent à la beauté du paysage et à la tranquillité durant un séjour en forêt. C’est la raison pour laquelle il promet de veiller à ce que l’exploitation forestière dans la réserve de Portneuf soit réalisée de manière à préserver la beauté du paysage et à assurer la quiétude de la clientèle des pêcheurs et des chasseurs.

Chasse du chevreuil pour la deuxième année en 2017

Mathieu Caron nous a fait savoir que la chasse du cerf de Virginie («chevreuil») aurait encore lieu, pendant une semaine, durant l’automne 2017. On y permettra la récolte de cerfs mâles à l’arc, à l’arbalète et à l’arme à poudre noire (selon la réglementation de la zone provinciale de chasse nº 27). L’automne dernier, c’était la première fois en une quarantaine d’années qu’on autorisait la chasse du chevreuil dans la réserve de Portneuf : 40 chasseurs en ont récolté 11.

Le directeur Caron soutient que sa réserve est comme une «petite île d’Anticosti» pour la chasse du cerf de Virginie : «Le chevreuils, qui n’ont pas été pourchassés pendant quatre décennies, ne sont pas peureux. Ils circulent même de jour à proximité des chasseurs», souligne-t-il. Selon les témoignages des clients de la réserve, il est possible d’observer plus de chevreuils que d’orignaux, même durant la saison de chasse.

En ce qui concerne la chasse de l’orignal, le directeur Caron mentionne que le succès des chasseurs a été de 40 % durant l’automne dernier — 50 orignaux récoltés par 116 groupes de chasseurs — même si les conditions atmosphériques n’ont absolument pas été favorables aux chasseurs.

Quant à la chasse de l’ours, de plus en plus populaire auprès des chasseurs québécois, elle est pratiquée dans la réserve de Portneuf avec l’aide de Stéphane Monette, de la Ferme Monette (de Saint-Rémi-d’Amherst), bien connu de la confrérie des chasseurs de gros gibiers. Mathieu Caron a été surpris de constater que les chasseurs d’ours sont surtout intéressés à récolter la viande des ursidés, et moins leur peau.

En passant, je vous précise qu’il ne vous servira à rien de tenter d’acheter un forfait de chasse en 2017 pour la récolte de gros gibiers (orignal, cerf, ours) dans la réserve faunique de Portneuf : le directeur Caron m’informe que ces forfaits ont tous été vendus. Il lui reste seulement quelques forfaits de chasse des petits gibiers à vendre (gélinotte huppée ou «perdrix», tétras du Canada et lièvre).

Bien du nouveau dans un futur prochain…

Le défi que Mathieu Caron entend relever dorénavant, c’est d’améliorer encore les infrastructures de ce territoire faunique. Il doit décider s’il faut refaire certains chalets construits voilà de très nombreuses décennies, ou bien les démolir pour les remplacer. Il doit aussi décider de construire de nouveaux chemins forestiers pour accéder à plus de plans d’eau de la réserve. Actuellement, les chemins principaux s’étirent sur 70 km, tandis que les chemins secondaires sont longs de 500 km. Mais il faudrait en établir plus, car environ 200 lacs du territoire ne sont pas accessibles (ils ne sont cependant pas tous «pêchables»).

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Les petits poissons nageurs

publié par Réal Larose 26 juin 2017 0 commentaires

À la truite, la tradition est forte. Le montage classique, comprenant une cuillère ondulante suivie d’un avançon et d’un ver, occupe une place prépondérante dans l’éventail des techniques utilisées par les pêcheurs de salmonidés. Ce n’est pas sans raison, car souvent, l’omble de fontaine réagit très bien à cette présentation. Mais souvent, n’est pas tout le temps ! C’est pour cette raison qu’il faut avoir en réserve des alternatives faisant appel à d’autres types de leurres et de montages. Et parmi celles qui sont très efficaces, là où les poissons sont un peu plus gros et surtout un peu plus agressifs, on retrouve les poissons nageurs de petit format.

Ces appâts sont efficaces pour la mouchetée autant que pour la brune, l’arc-en-ciel et la ouananiche. Ils remplacent avantageusement les cuillères en eau peu profonde ou lorsque que le leurre doit être récupéré au-dessus d’un substrat accidenté. Ils sont aussi bien pratiques quand un débutant a de la difficulté à lancer un montage long comprenant cuillère et avançon. Oui, lancer et récupérer ces petits leurres est une façon très agréable de pêcher, surtout lorsque qu’au milieu de la récupération, une belle truite les attaque avec agressivité.

Forme et format et profondeur

Un examen plus approfondi des produits sur le marché vous permettra de constater que les petits poissons nageurs sont disponibles dans une variété de formes et de formats. Comment alors choisir le bon ? La pire chose à faire, c’est d’y aller de façon aléatoire et d’acheter tous les leurres qui piquent notre intérêt. On se retrouve alors avec un coffre plein de produits qui font tous la même chose. Une des façons d’éviter ce piège, c’est de choisir ses poissons nageurs en fonction de la profondeur à atteindre.

Zones d’eau peu profonde

Nombreux sont les pêcheurs qui chassent les salmonidés en eau peu profonde. Dans une telle situation, des leurres qui évoluent en surface ou jusqu’à une profondeur de 1,5 mètre conviennent parfaitement. Ces poissons nageurs peuvent être utilisés autant en lac qu’en rivière, tôt ou tard en saison, lorsque les poissons sont près des berges. L’avantage d’un leurre qui n’évolue pas trop profondément, c’est qu’il peut être manipulé plus facilement au niveau des poissons ou juste au-dessus de ceux-ci. C’est là qu’il est efficace. En plus, un poisson nageur qui ne plonge pas trop profondément vous permet d’éviter des accrochages fréquents dans des eaux souvent parsemées de roches.

Il existe de nombreux leurres qui peuvent être utilisés dans cette situation comme les petits Rapalas originaux, les Yo-Zuri ou les Rebels. Les coloris les plus populaires sont les finis Brown Trout et Shiner qui sont dans des tons de bruns et de gris.

Zones de profondeur intermédiaire

Certains autres leurres peuvent donner de bons résultats en eau peu profonde si vous les récupérez immédiatement sans les laisser caler. Cependant, leur but premier, c’est d’évoluer à profondeur moyenne, c’est-à-dire entre un mètre et demi et deux mètres. Dans ce groupe, on retrouve surtout des leurres au profil allongé qui ressemblent à de petits poissons d’eau libre. Les champions de ce groupe sont les leurres qui évoluent en suspension et les leurres calants.

Zones d’eau profonde

On parle ici de la pêche dans des rivières plus imposantes et de la pêche en lac. Au-delà de deux mètres cinquante de profondeur, il est difficile de trouver de petits leurres qui demeurent efficaces. Il faut qu’ils soient compacts et qu’ils calent rapidement pour atteindre le niveau où on retrouve les poissons. Parmi ceux qui réussissent cet exploit, on retrouve des leurres calants comme le Rapala Countdown 05. Il faut quand même beaucoup de patience, car ces leurres calent un pied par seconde et pour atteindre 3 mètres, il faut donc attendre au moins une dizaine de secondes, dans des conditions idéales, avant de débuter la récupération. Parmi les nouveaux produits qui semblent prometteurs pour l’eau plus profonde, il y a tous les poissons nageurs avec hélices qui sont utilisés pour le Spy Baiting comme le I-Prop de Jackall. Ces leurres calent et peuvent donc servir à toutes les profondeurs.

À essayer!

Tout est une question d’équilibre

En effet, cet équilibre est précaire lorsqu’il est question de leurres de quelques centimètres, aussi légers qu’une plume. Une vitesse de récupération trop rapide, un fil trop rigide, une agrafe trop grosse et tout est gâché. Ils se mettent à tourner sur eux-mêmes ou à remonter vers la surface. Alors les poissons s’en désintéressent et les pêcheurs aussi. Même les meilleurs petits poissons nageurs de 5 cm et moins ne supportent pas une vitesse de récupération trop rapide. Cela peut devenir “un plus”, car une telle situation force le pêcheur à ramener le leurre plus lentement et même à faire des pauses pour qu’il récupère son équilibre.

Pour conserver cet équilibre, il faut aussi que l’équipement utilisé convienne. Un fil de fort diamètre, un avançon métallique et même une simple agrafe trop volumineuse peut neutraliser le mouvement d’ondulation d’un petit leurre et lui enlever son attrait. Un fil tressé de 5 ou 6 lb de résistance, le plus flexible possible, comme le Power Pro, est l’outil idéal pour tirer le maximum de mouvement des petits poissons nageurs. Vous pouvez utiliser du monofilament ou du fluorocarbone de faible diamètre comme avançon et le nouer à un fil principal.

Puisque les leurres sont très légers et le fil mince, pour les lancer à distance raisonnable et avoir un bon effet d’amortissement, il est préférable d’utiliser une canne flexible. Une canne légère de 6 pieds ou 6 ½ pieds, comme le modèle Compre CPS 66ML2E combinée à un moulinet pour le lancer léger de petit format, comme le Nasci 1000 FB sont idéals. Même s’il existe des moulinets de très petit format qui semblent parfaits pour cette utilisation, un moulinet muni d’une bobine d’un diamètre un peu plus grand comme celle du Nasci 1000 est préférable pour lancer des leurres de peu de poids. Sur une bobine plus grosse, le fil se place de façon plus égale pour des lancers plus faciles et plus précis même avec de petits leurres.

Shimano Nascii

Il faut en convenir, les petits poissons nageurs sont d’une grande efficacité si on les traite avec douceur et ménagement ! La pire erreur qu’un pêcheur peut faire, c’est de les récupérer rapidement, avec des secousses trop violentes. Lentement et sûrement, c’est la clé du succès !

Pêche

À la pourvoirie Le Chenail du Nord, au nord de Forestville : comme au printemps même en l’été

publié par André-A Bellemare 19 juin 2017 0 commentaires

Pendant que les Québécois suffoquent dans les grandes agglomérations urbaines de la province, surtout en période de canicule, les pêcheurs fréquentant la pourvoirie Le Chenail du Nord — à 95 km au nord de Forestville, sur la Haute-Côte-Nord — vivent leur séjour dans ce territoire faunique comme si le printemps y durait presque tout l’été.

En effet, j’ai pu constater personnellement, durant la semaine dernière — alors que j’ai été invité par les propriétaires Julien Samson et Pierre Lessard, de Québec, à séjourner dans cette pourvoirie en compagnie du notaire retraité Jacques Bouffard, de Saint-Laurent de l’île d’Orléans —, que la température y était de 10°C moins élevée qu’à Québec et Montréal. Voilà qui explique que les conditions de pêche y sont très bonnes durant les mois d’été, alors que la pêche est habituellement moins productive à cette période-là de la saison dans des territoires fauniques situés au sud.

Étudiez bien une carte routière : vous verrez que vous montez vers le nord en… descendant la côte nord du fleuve Saint-Laurent vers l’est. La localité de Forestville, située à 335 km de Québec — à environ quatre heures en automobile par la route nº 138 — est à mi-chemin entre les 48e et 49e parallèles de latitude… au même niveau que le cœur de l’Abitibi-Témiscamingue! Et la pourvoirie Le Chenail du Nord est encore un peu plus au nord, à 95 km de Forestville par une bonne route graveleuse traversant la ZEC Forestville et longeant de plus ou moins près la majestueuse rivière Sault-au-Cochons.

Des truites indigènes

La cerise sur la crème du sundæ : les 50 lacs que renferme Le Chenail du Nord dans ses 75 km2 de superficie sont sur un plateau dont l’altitude varie de 1900 à 2000 pieds (de 580 m à 640 m). Vous imaginez facilement que les ombles de fontaine (nos «truites mouchetées») sont à l’aise pour s’engraisser et se reproduire dans les plans d’eau de cette pourvoirie : l’eau y est fraîche et bien oxygénée longtemps en été, et les lacs produisent en abondance les insectes aquatiques constituant la presque totalité de la nourriture des salmonidés qui y nagent.

Autre élément fort intéressant dont vous devez tenir compte : les truites sont indigènes, puisque les autorités gouvernementales responsables de la pêche ont interdit depuis bien longtemps aux gestionnaires des territoires fauniques de la Haute-Côte-Nord d’introduire des poissons d’élevage dans les ruisseaux, rivières et lacs de cette région. Cela, afin de protéger et de perpétuer la génétique des ombles de fontaine nageant dans les eaux pures de cette portion de la province.

Truites chenail du nord 1

Évidemment, dans cette pourvoirie où la pression de pêche est maintenue à un bas niveau et est bien contrôlée par le gérant Benoît Allard, les prises sont souvent impressionnantes. Allard — jadis citoyen de Charlesbourg — m’a fourni de nombreuses photos sur lesquelles apparaissent des pêcheurs au large sourire montrant des mouchetées pesant entre une livre et demie et deux livres et demie (entre 680 gr et 1,15 kg). Croyez-moi : ces photos montrant des truites aussi pesantes ne constituaient pas l’exception. Certaines des photos montraient des truites «trophées» d’un poids atteignant près de quatre livres (2 kg).

Truites chenail du nord 3

La pourvoirie Le Chenail du Nord est dans la zone provinciale de pêche nº 18, où la limite quotidienne des prises et la limite de possession est de 20 ombles de fontaine et de deux touladis. En effet, certains plans d’eau de la pourvoirie contiennent des «truites grises». Mais, dans certains lacs produisant des truites trophées, le gérant Allard demande aux pêcheurs de limiter le nombre de leurs prises en pensant aux clients suivants.

Une grande accesssibilité

Une quinzaine de lacs sont facilement accessibles en automobile. Vous pouvez accéder aux 35 autres lacs avec des véhicules à quatre roues motrices ou des VTT et, dans le cas de certains lacs à très grosses mouchetées, des sentiers pédestres ont été dégagés par les gestionnaires pour permettre aux clients les plus en forme et les plus aventureux de s’y rendre sans crainte.

Vous pêcherez presque partout à partir d’embarcations très sécuritaires de type «verchères» (à fond plat); sur certains plans d’eau, vous naviguerez dans de bonnes embarcations en fibres de verre. Vous pourrez louer des moteurs hors-bord au poste d’accueil. La pourvoirie a aménagé une belle «cabane à poissons» pour permettre à ses clients d’éviscérer leurs prises sans polluer l’environnement.

Verchère à fond plat

Sur la berge du lac de Travers

Les bâtiments de la pourvoirie Le Chenail du Nord sont presque tous regroupés sur la berge du lac de Travers, lui-même un lac livrant de bien belles mouchetées. Il y a, d’abord, le poste d’accueil, qui sert aussi de relais aux nombreux motoneigistes fréquentant le territoire de la pourvoirie durant les longs mois d’hiver. Car, en effet, la pourvoirie est accessible durant toute l’année, puisque les gestionnaires possèdent leur propre surfaceuse pour établir leur propre réseau de pistes connecté au réseau provincial des pistes de motoneige.

Dans ce poste d’accueil, vous trouverez les cuisines et une salle à manger, ainsi qu’un bar, tous accessibles aux motoneigistes en saison. La pourvoirie offre aux motoneigistes les repas, l’hébergement, les services de bar et l’essence, ainsi que les services de guides pour des randonnées en raquettes ou pour pratiquer la pêche à travers la glace des lacs. Il y a aussi là un minidépanneur, que le gérant Allard compte amplifier pour offrir plus d’objets et de leurres aux clients qui auraient oublié des choses chez eux. Il y existe un réseau Wi-Fi à l’intérieur de ce bâtiment pour permettre à la clientèle de recevoir et/ou d’envoyer des messages urgents. Benoît Allard utilise aussi un téléphone satellitaire pour utilisation en cas d’urgence.

Un hébergement «quatre étoiles»

Vous serez hébergé dans l’un des sept chalets classés «quatre étoiles» par les autorités gouvernementales. Ces chalets situés près du poste d’accueil peuvent loger de deux à 15 personnes (40 clients au total pour les 50 lacs du territoire!…). Il s’agit de chalets bien aménagés et équipés, très propres, contenant tout ce dont vous aurez besoin pour la préparation et le service de vos propres repas.

Les chambres renferment des lits simples ou doubles (avec oreillers et taies d’oreillers, ainsi que couvre-matelas). L’éclairage est fourni par des cellules photovoltaïques («panneaux solaires»), tandis que le chauffage est fait par des poêles à bois et des fournaises au propane; la cuisinière, le réfrigérateur et le BBQ fonctionnent aussi au propane. Bien sûr, l’eau chaude, la douche et la toilette sont à l’intérieur du chalet. Du savon à vaisselle et un linge pour essuyer la vaisselle et les ustensiles sont gracieusement fournis.

Les familles avec des enfants sont les bienvenues. La pourvoirie Le Chenail du Nord a même, en juillet, un programme de «Pêche en herbe» organisé en collaboration avec la Fondation de la faune du Québec (relisez, à ce sujet, ma chronique publiée ici le 9 juin). Des forfaits à coût très abordable, sont offerts aux jeunes familles; la pourvoirie propose divers forfaits sur le plan américain (repas inclus) ou sur le plan européen (sans les repas).

Il existe même la possibilité de louer un chalet pour une longue durée, sans nécessairement pratiquer la pêche, ou bien en versant des droits quotidiens de pêche lorsque le cœur vous en dit! Informez-vous aussi sur la possibilité de pratiquer le camping sauvage et la randonnée dans le territoire de cette pourvoirie. Cet été, on y fera la location de bicyclettes électriques à pneus surdimensionnés («fat bikes»), de même que celle de canots et kayaks.

Chalet chenail du nord

De la chasse aussi

C’est sûr qu’il est également possible de pratiquer la chasse dans ce territoire giboyeux accessible toute l’année.

Durant le printemps, vous pourrez, en même temps que vous y allez pour pêcher, y pratiquer la chasse de l’ours noir à partir de miradors ou de «caches» surélevées devant des sites appâtés régulièrement.

En automne, à partir aussi de miradors et de caches, vous aurez la chance de chasser l’orignal attiré par des salines bien entretenues. Puis, dans des sentiers et de chemins forestiers longs de centaines de kilomètres, vous pourrez récolter gélinottes huppées, tétras du Canada et lièvres.

La Côte-Nord a tant à offrir!

Vous pouvez constater que la Côte-Nord a énormément de ressources halieutiques et cynégétiques à offrir aux citoyens vivant dans les «régions éloignées» de Québec, Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke et autres…

Depuis longtemps, je dis que l’avenir de la pêche et de la chasse dans notre province surviendra sur la Côte-Nord, et que l’avenir de la Côte-Nord résidera aussi dans la pratique des activités de pêche à la ligne et de chasse sportive! Malheureusement, à part les pourvoyeurs et les gestionnaires de ZEC, on est porté à croire que peu d’intervenants du domaine touristique sur la Côte-Nord soient sensibilisés à cette réalité, et soient vraiment intéressés à faire une plus large promotion de la pêche et de la chasse dans cette région.

Par chance que les propriétaires de la pourvoirie Le Chenail du Nord ont à cœur le développement touristique et économique de la Haute-Côte-Nord! Pour en savoir beaucoup plus sur cette pourvoirie ou pour vous renseigner plus à fond sur les divers forfaits qui y sont offerts, consultez le site web http://www.lechenaildunord.com Vous pouvez aussi communiquer avec les gestionnaires par courriel : info@lechenaildunord.com. Si vous désirez y réserver un chalet pour votre famille, pour votre groupe de pêcheurs ou de chasseurs ou de motoneigistes, téléphonez sans frais au 1 888 871-1479 (ou, à vos frais, au 1 418 871-1479). Demandez qu’on vous poste le tableau de la tarification et des modalités de paiment.

Pêche

L’œuvre du père

publié par Latulippe 10 juin 2017 0 commentaires

Oeuvre du père

Le jour d’avant, je n’avais vu que des conifères et un bout de lac dans la lumière crépusculaire de notre arrivée. Après un sommeil peuplé d’épinettes noires et de poissons gigantesques, l’excitation m’a réveillé très tôt : aujourd’hui, j’allais pêcher pour la première fois!

Il devait être à peine 6 h et mon père était seul dans la cuisine du chalet à siroter un café. Dans une grosse poêle en fonte, un œuf et du bacon cuisaient. En avalant mon déjeuner, je trépignais d’impatience. Il fallait toutefois attendre que le reste de la tribu – ma mère et mes oncles – se réveille avant de partir pêcher. Me voyant me tortiller sur ma chaise, mon père n’a pas hésité : «Mange et après on va aller pêcher avant qu’ils se réveillent.»

Nous nous sommes un peu éloignés du quai, il a monté ma ligne et m’a montré comment pêcher un poisson. Après quelques essais, j’ai senti la petite secousse sur la ligne qui, encore aujourd’hui, me donne des frissons.

Ce matin-là, sur ce lac de Charlevoix, quand j’ai ferré et ramené ma première prise, rien au monde n’existait à l’exception de mon papa, souriant dans ce paysage bouleversant.

Au fil des années, c’est dans une chaloupe que j’ai vu mon père à son meilleur, serein et détendu, loin des tracas du quotidien et de son travail. J’avais mon papa pour moi.

J’étais constamment forcé de lui dire : «Papa, ma ligne est prise.» Des dizaines de fois chaque jour, avec toujours l’appréhension de sentir une petite pointe d’impatience dans sa voix. Mais chaque fois, il obtempérait avec le sourire. Encore et encore, il prenait le temps de me dépêtrer des buissons ou de me mettre une nouvelle ligne, nouant de minuscules nœuds avec ses grosses mains qui sentaient le Muskol, le poisson mort et l’essence.

La pêche donne l’impression de faire quelque chose d’ancien, de beau et de noble. Contrairement à la vie quotidienne, l’objectif est clair et immuable : pêcher des poissons.

La technologie a changé, mais ce que mon père m’a appris est pratiquement la même chose que ce que son père lui a appris. Les gestes sont les mêmes. L’odeur de la truite farinée qui rissole dans l’huile végétale est la même, tout comme la puanteur de la cabane à poissons.

J’ai appris comment faire un nœud, comment ouvrir et arranger une petite truite. J’ai appris un nouveau vocabulaire : trôle, Wobbler, Lake Clear, Rapala, et plus tard, Muddler Minnow, 13-a, Montreal Dark et Silver Doctor. Pour contrôler le moteur, il faut diriger le manche du côté opposé à celui où on veut se rendre. C’est également sur les longues routes de terre perdues entre les épinettes que j’ai appris à conduire, bien trop tôt au goût de ma mère.

Maintenant c’est moi qui l’appelle avec des plans de pêche. Les longues journées sur l’eau se terminent désormais alors que l’azur s’étoile au-dessus d’un feu de camp. Le Coke Diète est remplacé par un bon scotch et les conversations ont changé, mais l’objectif est toujours le même : un père et un fils qui partagent un moment d’amour.

ChassePêche

En 2017, nous sommes rendus là : l’ordinateur vous aide à planifier votre excursion de pêche

publié par André-A Bellemare 9 juin 2017 0 commentaires

Nos ancêtres ne se cassaient pas tellement la tête lorsqu’ils allaient à la pêche : ils ramassaient leur canne à pêche et leur coffret de leurres, puis ils ouvraient la porte de la maison et se rendaient à pied, bien souvent, jusqu’au ruisseau ou jusqu’à la rivière ou jusqu’au lac situé à proximité, pour y récolter le nombre de poissons nécessaires pour nourrir toute la famille. Mais, de nos jours, vous le savez bien, c’est plus compliqué.

Voilà pourquoi la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) offre de vous faciliter la tâche en mettant à votre disposition un outil numérique essentiel pour planifier vos excursions de pêche : tapez http://www.fedecp.com puis cliquez sur la photo «Allons pêcher». Il vous apparaîtra une carte interactive vous informant sur l’accès à des plans d’eau du Québec, un répertoire d’environ 1700 points d’accès partout dans la province (à l’exception du Nord-du-Québec).

Les utilisateurs intéressés peuvent consulter gratuitement le site Internet mentionné ci-haut, qui existe également en version mobile. Affichez le type d’accès aux plans d’eau que vous recherchez : mise à l’eau, rampe, accès gratuit ou payant, comme indiqué. Vous y trouverez aussi des renseignements essentiels sur les règles spécifiques aux lacs et rivières.

Si vous êtes novice dans la pratique de la pêche sportive à la ligne, la FédéCP vous suggère de consulter l’onglet «Pourquoi pêcher» de son site web mentionné ci-haut. La Fédération a décidé de rassembler une foule de renseignements pratiques sur cette nouvelle plate-forme informatique, en plus de mettre de l’avant une foule de vidéos produites par la FédéCP et ses partenaires sur toutes les facettes de la pratique de l’activité de pêche à la ligne : techniques, sécurité, trucs et astuces, remise à l’eau, équipements.

Afin que vous puissiez mettre le maximum de chances de votre côté, la Fédération vous offre également le site Internet «Mentorat chasse, pêche et piégeage» : http://www.mentoratcpp.com . Il s’agit d’un site web de réseautage unique et gratuit permettant une plate-forme d’information dynamique sur une multitude d’événements; cela, en plus du mentorat pour les adeptes âgés de 18 ans et plus.

Trappeurs : mise à jour de la formation par la FTGQ

Philippe Tambourgi, directeur général de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ), m’informe que c’est sa Fédération, en collaboration avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP), qui a procédé à la mise à jour de la formation sur le piégeage et sur la gestion des animaux à fourrure dans notre province.

Cette mise à jour a été faite pour respecter les technologies de nos jours et les normes actuelles de pratique de cette activité traditionnelle et ancestrale plusieurs fois séculaire chez nous. Les personnes qui suivent cette formation et qui réussissent les tests imposés obtiennent le certificat du piégeur qui est obligatoire pour trapper au Québec.

Si vous êtes intéressé à suivre cette formation pour joindre les rangs des milliers de piégeurs de la province, communiquez avec Philippe Tambourgi de la FTGQ : 1 866 260-7644 ou 1 418 872-7644; courriel : philippe.tambourgi@ftgq.qc.ca ; site web : http://www.ftgq.qc.ca

 
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Le Chenail du Nord initiera bientôt des enfants à la pêche

En collaboration avec la Fondation de la faune du Québec (FFQ), la Pourvoirie Le Chenail du Nord — située au nord de Forestville, sur la Haute-Côte-Nord — initiera à la pêche 20 fillettes et garçons âgés entre 9 et 12 ans dans le cadre du programme «Pêche en herbe» de la FFQ, le samedi 8 juillet, en accueillant des enfants et leurs parents dans ses chalets et en leur prêtant ses embarcations pour pêcher dans ses lacs. Ce programme ayant pour but de favoriser une relève dans la pratique de la pêche sportive, a été créé par la Fondation de la faune avec le support du gouvernement québécois et celui de généreux commanditaires, qui peuvent aussi compter sur le bénévolat de membres d’associations de pêcheurs et d’autres amants de la nature.

L’originalité de l’activité de «Pêche en herbe» offerte par la Pourvoirie Le Chenail du Nord réside dans le fait que la pourvoirie prête sans frais ses lacs, embarcations et bâtiments aux parents et enfants qui participeront au programme durant la journée du samedi 8 juillet : ils pourront utiliser la cuisine et les chalets pour préparer et manger les repas qu’ils auront apportés avec eux. Mais les participants qui le désirent pourront réserver un forfait (125 $, taxes incluses, pour un enfant et son parent) incluant les trois repas du samedi et le déjeuner du dimanche, l’hébergement pour la nuit du samedi au dimanche, et la matinée de pêche du dimanche.

Chaque jeune participant bénéficiera d’une formation sur les techniques de pêche, la sécurité, la réglementation, l’environnement et la biologie des poissons. Chaque enfant recevra en cadeau une canne, un moulinet et un coffret de leurres. Les formateurs accompagneront les enfants à la pêche dans des lacs de la pourvoirie. Chaque jeune participant recevra aussi un «certificat de pêche en herbe» qui lui tiendra lieu de permis de pêche jusqu’à ce qu’il atteigne ses 18 ans; ces jeunes pêcheurs pourront donc, jusqu’à leur majorité, pêcher de façon autonome et récolter leurs propres limites de poissons autorisées par la loi et les règlements.

Pour en savoir plus au sujet de cette activité offerte par la Pourvoirie Le Chenal du Nord, joignez Jacques Bouffard par téléphone (418 956-4100) ou par courriel (jacques.bouffard@videotron.ca). Il vous communiquera l’horaire détaillé de la journée du samedi 8 juillet et, si vous le désirez, il réservera votre forfait pour vous et votre enfant, les 8 et 9 juillet. Pour mieux connaître cette pourvoirie : http://www.lechenaildunord.com

Les autres pourvoiries qui voudraient organiser des activités de pêche en herbe n’ont qu’à contacter la Fondation de la faune du Québec pour se renseigner à ce sujet : http://www.fondationdelafaune.qc.ca ; téléphone : 1 877 639-0472 ou 1 418 644-7926. Les ZEC et autres sociétés de gestion faunique, de même que les associations de pêcheurs sportifs et d’amants de la nature peuvent également présenter des projets à la FFQ.

Les 40 ans de Canards Illimités du Canada au Québec

Depuis 1976, Canards Illimités du Canada accomplit des travaux dans les milieux humides du Québec pour favoriser la reproduction des oiseaux migrateurs et de bien d’autres espèces d’animaux sauvages. En 40 ans, ce groupement à but non lucratif composé surtout de chasseurs d’oiseaux migrateurs agissant bénévolement a investi plus de 200 millions $ dans notre province pour protéger, aménager, améliorer 32 500 hectares de terrains humides (325 km² de superficie).

L’organisme, fondé en 1939 aux États-Unis, a amassé plusieurs centaines de millions de dollars notamment durant les soupers bénéfice annuels organisés par ses «chapitres» dans une multitude de villes du continent nord-américain. Ainsi, récemment, les 420 convives participant au souper du 40e anniversaire tenu à Québec ont contribué plus de 110 000 $ de leurs deniers.

De fausses données d’Hydro-Québec gâchent un lac

Le collègue chroniqueur Ernie Wells, de Rimouski, m’apprend que de fausses données d’un appareil de mesure d’Hydro-Québec ont eu pour conséquence une baisse inquiétante du niveau du lac Mistigougèche, un important plan d’eau de la ZEC Bas-Saint-Laurent, au sud de Rimouski : https://zecbasstlaurent.reseauzec.com/

Guillaume Ouellet, président de cette ZEC, reproche à Hydro-Québec, gestionnaire du barrage retenant le grand lac Mistigougèche, d’avoir «flushé» l’eau du lac. Réjean Savard, porte-parole d’Hydro-Québec, a reconnu l’erreur de lecture de l’appareil limnimètre du barrage.

État critique de 42 barrages délabrés au Québec

En conflit avec le gouvernement provincial concernant leurs conditions de travail, les membres du syndicat des ingénieurs du gouvernement ont décidé de couler de l’information aux médias. C’est ainsi que Radio-Canada a pu mettre la main sur une note interne du ministère de l’Environnement, datant de décembre 2016, faisant état du délabrement de 42 barrages situés dans plusieurs régions de la province. Le mauvais état de ces barrages les rend dysfonctionnels et à risque de défaillance. Il n’y a là rien de bien rassurant pour les centaines de milliers d’adeptes de la pêche à la ligne fréquentant des plans d’eau retenus par des barrages…

livre

Un livre identifie 150 espèces d’insectes de nos forêts

Les entomologistes certifiés ou autodidactes seront heureux d’apprendre que l’éditeur Les Publications du Québec, du gouvernement provincial, leur offre un livre de 300 pages abondamment illustré de 500 photos et de 116 fiches présentant plus de 150 espèces d’insectes de nos forêts : «Insectes des arbres du Québec» a été écrit par Christian Hébert, Bernard Comtois et Louis Morneau (39,95 $, aussi offert en format PDF et en format ePUB) : https://www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/cspq/fr/Catégories-d%27office/Environnement-et-ressources-naturelles—Grand-public/978-2-551-26011-9/p/978-2-551-26011-9

Le dernier ouvrage sur le sujet remonte à 1979, et ne s’intéressait qu’aux insectes défoliateurs. Puisque les connaissances scientifiques ont évolué au cours des quatre dernières décennies, les trois auteurs de ce nouveau livre ont décidé de traiter de presque tous les insectes causant des dommages aux arbres. Le livre instruit même les lecteurs sur les espèces d’insectes non encore introduites dans notre province, et qui peuvent apparaître sous peu dans l’Est du Québec pour nuire aux arbres.

Décès de Reynold Sexton, de St-Jules-de-Cascapédia

Reynold Sexton, de Saint-Jules-de-Cascapédia, propriétaire avec son frère de la fameuse boutique Sexton & Sexton, est décédé à la fin de mai. Il était un pilier de la gestion de la réputée rivière à saumons Grande Cascapédia se déversant dans la baie des Chaleurs, au sud de la Gaspésie. Voir : http://sextonandsexton.ca/fr/

Reynold était gérant du Middle Camp, le 14 juin 1988, lorsque j’ai récolté mon plus gros saumon atlantique à vie dans la fosse Home Pool, en face de ce luxueux pavillon de pêche : ma prise, pesant 31 livres (14,06 kg) et mesurant 42 pouces de long (107 cm), a été faite à l’aide d’une de mes mouches «Charmeuse en bleu» — une variation de la renommée «Blue Charm» — montée sur un hameçon Partridge double de grosseur nº 2. Je pêchais alors en compagnie de Kenny Reardon, de Sainte-Agathe, ancien joueur vedette des Canadiens de Montréal, et de François Odermatt, de Westmount, conjoint de la chanteuse Diane Juster; mes compagnons avaient récolté chacun un saumon pesant 26 lb (11,80 kg), et Reynold nous avait fait toute une fête pour marquer notre succès.

Le MFFP sollicite l’aide des pêcheurs de maskinongés

Dans le but d’actualiser les connaissances sur le maskinongé de la rivière des Outaouais, le ministère de Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) demande aux pêcheurs ciblant cette espèce de déclarer des renseignements concernant leurs prises durant les saisons 2017 et 2018.

Le MFFP veut connaître la longueur (en cm), le poids (en kg) et, si possible, les coordonnées GPS du lieu de la prise; si les maskinongés leurrés portaient une étiquette à la base de la nageoire dorsale, le ministère souhaite qu’on lui en communique le numéro. Les pêcheurs peuvent déclarer leurs prises par téléphone (1 819 246-4827, poste 236) ou par courriel (outaouais-faune@mffp.gouv.qc.ca).

Dans l’île d’Anticosti, un pont important arraché

Pendant que des centaines de maisons étaient inondées dans le sud et l’ouest de la province, à la mi-mai, un pont important — celui enjambant la rivière MacDonald — a été arraché par le trop fort courant du cours d’eau en crue. Ce qui a coupé la route Transanticostienne donnant accès à des pavillons de chasse et de pêche de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d’État) ainsi qu’à ceux des pourvoiries privées.

Cela a causé le retard de l’arrivée dans l’île de nombreux travailleurs contribuant pour beaucoup à l’économie des commerces insulaires. Le ministère des Transports du Québec doit faire diligence pour rétablir ce pont-là, dont l’existence est tellement cruciale pour la survie économique de l’île d’Anticosti. Sinon, c’est toute la vie de l’île et de ses habitants qui sera chamboulée en 2017.

ChassePêche

En fin de semaine, 18e Fête de la pêche au Québec

publié par André-A Bellemare 30 mai 2017 0 commentaires

À la fin de la semaine — le vendredi 2, le samedi 3 et le dimanche 4 juin — aura lieu la 18e Fête de la pêche au Québec. Cette fête annuelle, créée en 2000, a pour but de donner la chance au plus grand nombre possible d’habitants de la Belle Province de pratiquer la pêche à la ligne sans qu’il leur soit nécessaire d’acheter un permis provincial général de pêche. Les autorités provinciales responsables espèrent, en faisant ainsi économiser quelques dollars aux citoyens, qu’ils participeront à la fête et qu’ils seront intéressés à répéter souvent cette heureuse expérience dans le futur.

Entendons-nous bien : durant ces trois journées de la Fête de la pêche, ça ne sera pas le «free for all»! Ce n’est pas la permission de faire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment… C’est juste que vous pourrez pêcher gratuitement partout où c’est autorisé sans devoir acheter le fameux permis provincial annuel général de pêche sportive, mais en respectant la réglementation pour la récolte des poissons de chaque espèce dans les différentes zones provinciales de pêche (les «saisons», les limites quotidiennes de prises, les limites de possession, etc.).

Si la pêche est gratuite à certains endroits, des rabais seront offerts pour l’accès à d’autres territoires. Pour vous former une idée à ce sujet-là, je vous suggère de consulter le résumé de quelque 200 activités officielles organisées dans la province durant la fin de semaine :

http://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/peche/fete-de-la-peche/activites/

L’intention des autorités en créant cette fête annuelle est de donner le goût de pratiquer la pêche à la ligne à ceux qui ne l’ont pas encore testée, puis de redonner le goût de pêcher à ceux qui ont abandonné l’activité.

Le programme «Pêche en herbe» pour initier les enfants

Pêche en herbe

À mon avis, l’un des plus beaux programmes de la Fondation de la faune du Québec (FFQ) est celui de la «Pêche en herbe» permettant d’initier à la pratique de la pêche à la ligne les fillettes et garçons âgés entre 9 et 12 ans. Depuis sa création, ce programme a permis à des dizaines de milliers d’enfants de chez nous de prendre goût à la pêche, puis de persister dans la pratique de cette activité favorite de loisir en plein air afin d’assurer la relève des générations vieillissantes d’adeptes. Tout cela, grâce aux dons que font à la FFQ les saumoniers, pêcheurs à la ligne, sauvaginiers, trappeurs et chasseurs lorsqu’ils achètent leurs permis annuels.

Les enfants participant au programme «Pêche en herbe» — qui n’auraient peut-être pas autrement l’occasion de pêcher, à cause de multiples empêchements — sont formés par des experts au respect des lois et des règlements régissant cette activité, puis ont la possibilité de participer à des événements durant lesquels ils peuvent récolter des poissons. En plus, les autorités gouvernementales leur remettent un «permis de pêche en herbe» leur permettant, jusqu’à ce qu’ils atteignent 18 ans, de pêcher de façon autonome, sans avoir à acheter un permis de pêche provincial annuel, tout en récoltant leur propre limite quotidienne de prises et leur propre limite de possession de poissons de différentes espèces.

Chaque année, durant la Fête de la pêche, des activités de pêche sont organisées pour les enfants et adolescents du Québec. Pour en apprendre plus à ce sujet-là, consultez la liste des activités de Pêche en herbe : https://cdn.ofsys.com/T/OFSYS/H/C396/1257063/6vEqUP/peh-web4mai2017.pdf

À Victoriaville : 5e Festival de la truite en fin de semaine

L’ami Marc Morin, coordonnateur de la pêche dans le portion sud de la rivière Nicolet, me souligne que le 5e Festival de la truite de Victoriaville aura lieu, dans le parc Terre-des-Jeunes, le samedi 3 et le dimanche 4 juin, en même temps que la Fête de la pêche qui permet de pêcher sans permis partout au Québec. Des milliers de truites seront mises à l’eau à Victoriaville pour l’occasion.

L’événement, organisé par Pêche Nicolet, offre une programmation variée et fort intéressante pour tous les membres de la famille : jeux gonflables, tag à l’arc, fermette, bassin de pêche pour les enfants âgés de 5 à 9 ans, etc. Sous un chapiteau, il y aura des exposants et des conférences pour tous les goûts. La programmation (gratuite) est détaillée dans le site web http://www.pechenicolet.com

Lorsque vous consulterez le site web de Pêche Nicolet, profitez-en pour télécharger le dépliant des activités de la saison 2017 dans et autour de la rivière Nicolet. Ce superbe parcours de pêche à gué de la truite dans la rivière Nicolet Sud permet aux adeptes de pêcher à la mouche et au lancer léger (secteur exclusif de 4 km de long à la mouche). Le territoire du parcours couvre les localités de Ham-Nord, Notre-Dame-de-Ham, Saint-Rémi-de-Tingwick, Chesterville et Victoriaville.

Un guide fantastique de la rivière Matane

Les gestionnaires de la ZEC-saumon de la rivière Matane vous offrent une nouveauté importante pour la saison de pêche 2017 : un guide illustré de toutes les fosses indiquant avec une précision chirurgicale les repaires des saumons dans chacune des fosses! C’est Louis Bazin, jadis propriétaire de l’hôtel Métropole de Saint-René, maintenant guide de pêche dans la rivière Matane, qui a dessiné à l’échelle chacune des fosses en indiquant les repaires que les saumons occupent selon les conditions d’eau. Et ce guide, fruit de la longue expérience de Bazin, regorge de précieux conseils sur les mouches et la pêche dans la Matane.

Ce guide tant attendu sera vendu au poste d’accueil de la ZEC (dans l’édifice de la passe migratoire du barrage Mathieu-d’Amours). Mais vous pouvez aussi le faire venir par la poste en le commandant sur le site web de la ZEC : http://www.rivierematane.com Il vous en coûtera 28 $ au total (20 $ pour le guide, 3 $ de taxes et 5 $ de frais de livraison). Un petit investissement qui vaudra son pesant d’or pour vous!

Cartes gratuites des ZEC pour votre téléphone portable

Cartes ZEC

Belle surprise offerte par les zones d’exploitation contrôlée (ZEC) membres de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ) : en 2017, vous pouvez installer gratuitement sur votre téléphone mobile et sur votre tablette numérique des cartes géographiques de chacune des ZEC membres du réseau. Il vous est même possible de télécharger la ou les cartes désirées, puis de les utiliser sans avoir besoin d’un signal de l’Internet. Ainsi, vous pourrez calculer la distance de vos déplacements en forêt, et vous pourrez vous situer grâce à la géolocalisation (GPS), de même qu’identifier des lieux et bénéficier de plusieurs autres options.

Vous trouverez les étapes d’installation sur la page web http://www.reseauzec.com/cartotheque ou sur la page web de chacune des ZEC que vous fréquentez (dans l’onglet «cartotheque» toujours). S’il vous manque de l’information pour réussir l’installation, communiquez avec Sébastien Sirard (1 418 527-0235, poste 28), qui se fera un immense plaisir de vous aider.

Un million $ à la Fondation de la faune pour le saumon

À la suite de l’adoption du dernier budget du gouvernement provincial du Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a confié à la Fondation de la faune du Québec (FFQ) la coordination du programme de valorisation, de restauration et d’aménagement des habitats du saumon atlantique.

Ce programme est assorti d’une subvention totalisant un million $, à raison de 200 000 $ par an jusqu’en 2021-2022. Cette enveloppe, jumelée aux dons que font annuellement à la FFQ les saumoniers, pêcheurs à la ligne, sauvaginiers, trappeurs et chasseurs, permettra de protéger davantage le saumon atlantique et les magnifiques rivières dans lesquelles le saumon revient frayer annuellement.

Truite de mer dans la Saguenay : un suivi du MFFP

Depuis plus de 15 ans, l’intérêt des pêcheurs à la ligne s’est accru de beaucoup pour la récolte des truites de mer dans la rivière Saguenay. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et ses partenaires réalisent des interventions pour maintenir et augmenter le stock de truites de mer dans le fjord et ses affluents (aménagement de frayères, ensemencements, modifications aux règlements, etc.). Le ministère assure un suivi pour accumuler des données sur les effets des efforts consentis, afin d’orienter les investissements futurs.

Voilà pourquoi le MFFP sollicite la collaboration des adeptes de la pêche récoltant des truites de mer dans la rivière Saguenay : le ministère demande aux pêcheurs de mesurer leurs prises et de consigner ces données dans un «Carnet du pêcheur» : les adeptes intéressés doivent communiquer avec Serge Gravel : 1 418 695-8125 (poste 342). Un tirage sera tenu parmi les participants pour l’attribution de forfaits de pêche du saumon atlantique ou de la truite de mer dans les rivières à saumons du Saguenay, en collaboration avec les ZEC-saumon de la région.

Alain Lemieux, de Montmagny, honoré par les moucheux

Alain Lemieux

Chaque année, depuis 23 ans maintenant, la Confrérie des pêcheurs à la mouche A.T.O.S. du Québec (achigans, truites, ombles et saumons) décerne la «Mention d’honneur Paul-Plante» à un passionné de pêche à la mouche de la province qui a consacré une partie de sa vie à promouvoir la pêche à la mouche chez nous. En 2017, ce honneur si recherché par les moucheux revient à un citoyen de Montmagny, Alain Lemieux.

Alain Lemieux, camionneur au long cours et formateur de conducteurs de grands fardiers, pêche à la mouche depuis sa plus tendre enfance. Il est un réputé artisan monteur de mouches à pêche, surtout de mouches traditionnelles à ailes mariées en plumes et à ailes de type «Spey» pour la pêche du saumon atlantique. Depuis quelques années, Lemieux fait la promotion de la pêche à la mouche dans le monde francophone par le biais de son merveilleux site web : http://www.fabri-mouches.ca Plusieurs moucheux considèrent ce site web comme une «bible», notamment pour le montage de mouches, car le chapitre «Encyclo-Mouches» renferme des centaines de modèles de mouches illustrés en couleurs et accompagnés de textes précisant chacune des étapes de leur fabrication.

Cette mention d’honneur perpétue le souvenir de feu Paul Plante, un moucheux de Granby qui a fait découvrir la technique de pêche à la mouche, puis celle du montage de mouches et, enfin, la passion de la pêche des différentes espèces de salmonidés à des centaines de Québécois.

La «Mention d’honneur Paul-Plante» annuelle consiste en une plaque illustrée d’une photo du récipiendaire exposée dans la grande salle du Musée de pêche à la mouche du Canada; ce musée est attenant à l’Hôtel de ville de Waterloo, en Estrie : http://www.mpmc-cffm.com/

Mme Roseline Bujold, de Murdochville, nous a quittés

La semaine dernière, à Murdochville, au cœur de la Gaspésie, ont eu lieu les funérailles de Mme Roseline Bujold, décédée à l’âge de 82 ans, bien connue pour le rôle qu’elle a joué pendant longtemps à la défense des adeptes de chasse et de pêche de sa région. Mme Bujold, mordue de chasse de l’orignal et de pêche du saumon atlantique, a été l’une des premières femmes, et l’une des rares femmes, élues présidentes d’une association de chasseurs et pêcheurs au Québec. Vous pouvez imaginer la renommée qu’elle avait atteinte pour être élue à ce poste dans sa région.

J’ai eu grand plaisir à la rencontrer à plusieurs occasions lorsque j’étais journaliste chroniqueur spécialisé en chasse et pêche pour le quotidien LE SOLEIL, de Québec. Je l’ai côtoyée lors de congrès de la Fédération québécoise de la faune (devenue la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs). Mais j’ai aussi accompagné Mme Bujold et son mari Raoul à la pêche du saumon dans la merveilleuse rivière York qui prend sa source près de Murdochville. Jusqu’à tout récemment, Mme Bujold a chassé l’orignal avec succès à la carabine, ce qui a permis à la télévision de Radio-Canada de tourner un reportage à son sujet pour diffusion sur son réseau national. Je conserve un souvenir impérissable de cette si aimable et si joviale gaspésienne. Mes condoléances à ses trois filles et à son fils.

2e grande traversée à pied de l’île d’Anticosti

Cet été, du 18 au 27 août, aura lieu la deuxième grande traversée sud-nord de l’île d’Anticosti, en randonnée pédestre, organisée par le groupement Nature Québec. Seulement dix marcheurs pourront découvrir les beautés de ce paradis terrestre en suivant notamment, hors des sentiers battus, les célèbres rivières Jupiter et Vauréal.

Les personnes intéressées doivent poser très bientôt leur candidature : le forfait, de 3000 $ par personne, ne vise qu’à couvrir tous les coûts du voyage (l’événement ne génère aucun profit). Pour bien vous informer à ce sujet, consultez le site web : http://www.anticosti-traversee.org

Incendie majeur à la Seigneurie du Triton

Lundi, un grave incendie a causé plusieurs dizaines de milliers de dommages à la pourvoirie Seigneurie du Triton, en Haute-Mauricie. Trois bâtiments secondaires — des entrepôts dont la construction remonte à 125 ans — ont été détruits avec tout leur contenu : moteurs hors-bord, VTT, outils, scies mécaniques, etc.

Mais les superbes bâtiments qui hébergent les clients et le personnel, ainsi que les cuisines, ont été épargnés. Les propriétaires, Annie Tremblay et Nicolas Bernard assurent qu’ils peuvent accueillir actuellement tous les clients qui ont réservé des forfaits. Cette pourvoirie était jadis l’un des plus anciens et des plus luxueux «clubs privés» du Québec. Pour mieux la connaître, consultez son site web : http://www.seigneuriedutriton.com/

Les moustiques vont pulluler cet été!

À cause de ce printemps pluvieux et humide que nous vivons en 2017, des mares d’eau stagnante parsèment notre environnement, surtout en forêt. Voilà l’habitat rêvé par les moustiques pour leur reproduction…

Prévoyez donc, avant de partir en excursion dans la sauvagerie, de vous munir d’une provision suffisante d’insectifuge et d’insecticide pour ne pas que vos sorties deviennent des séjours en enfer! Quant à moi, depuis des années, je ne m’enfonce jamais en forêt sans porter un petit contenant de la merveilleuse crème insectifuge Watkins.

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Pêche

En vedette : le Teeny Wee Crawfish

publié par Patrick Savard 25 mai 2017 0 commentaires

J’ai toujours aimé les leurres de la compagnie Rebel. Ils ont une action forte qui nous évite de perdre notre temps à remorquer des herbes, et cette action est très uniforme d’un leurre à l’autre.

Chez nous, la pêche au devon est généralement synonyme de doré, brochet, truite grise, achigan, bref, tout sauf la truite mouchetée. Pourtant, les ombles raffolent de ces imitations. Et c’est ici que Rebel brille le plus, car la compagnie offre autant des formes de hanneton que d’abeille, de petite grenouille, de têtard, de nymphe de libellule et… d’écrevisse.

Le Teeny Wee Crawfish est probablement mon préféré de toute la collection Rebel, principalement pour sa polyvalence. On peut le lancer et le récupérer autant de façon uniforme qu’irrégulière. On peut aussi le traîner sans lest (il descend jusqu’à 5 pieds environ), ou en y ajoutant un peu de poids au moins deux pieds devant le leurre. Il a une balance flottante lente, c’est-à-dire que lorsqu’on cesse la récupération, il remonte vers la surface à environ 1/2 pied par seconde. Cette caractéristique permet au pêcheur de laisser le leurre devant le poisson assez longtemps pour le convaincre de se laisser tenter par l’offrande.

Finalement, on peut utiliser le Teeny Wee Crawfish à la place d’une mouche. Combien de fois est-ce que plus d’un pêcheur à la mouche dans une embarcation commence à avoir des problèmes tard en soirée quand la lumière diminue? Dans une telle situation, il est possible de lancer un Teeny Wee Crawfish et de le laisser en surface pour ne lui imprégner que de légères secousses, ce qui donne vraiment l’illusion d’une belle sauterelle appétissante en détresse à la surface de l’eau.

Rebel produit ce leurre dans différents coloris, mais ma préférence va généralement pour les couleurs naturelles, brun ou olive. C’est un incontournable pour le coffre à mouchetée!

Voir nos leurres Teeny Wee Crawfish disponibles en magasin et en ligne.

ChassePêche

Chasse du chevreuil en Estrie : des mesures très restrictives imposées dès l’automne prochain

publié par André-A Bellemare 9 mai 2017 1 commentaire

Les dirigeants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFQ), après avoir résisté pendant plus de 30 ans aux pressions d’un groupe de propriétaires terriens et de membres de clubs de chasse établis sur des terres privées, ont décidé d’imposer des mesures très restrictives, dès l’automne 2017, sur la récolte des cerfs de Virginie ou «chevreuils» dans l’Estrie (parties sud et nord de la zone provinciale de chasse nº 6). Ainsi, durant les cinq prochaines années, il y sera interdit d’abattre des cerfs mâles adultes dont les bois ne possèdent pas au moins trois pointes mesurant 2,5 cm (un pouce de long) d’un seul côté de leur «panache» (voir la photo ci-contre).

Cerfs Estrie interdiction

Dans son jargon, le MFFP appelle ce nouveau règlement de chasse une «restriction de la taille légale des bois (RTLB)». Le ministère dit que cette réglementation est «expérimentale», et qu’elle ne sera pas appliquée ailleurs dans la province… du moins tant qu’on n’aura pas terminé l’analyse de tous les aspects de l’expérience tentée en Estrie.

Les chasseurs fréquentant l’une ou l’autre des deux portions de la zone nº 6 devront, en plus de leur permis de base de chasse du chevreuil (56,31 $), obligatoirement acheter un «permis RTLB à 10 $»… même s’ils ne désirent pas chasser les chevreuils mâles adultes lorsqu’ils gagnent au tirage un permis spécial pour y récolter une biche ou un faon!

Dès l’automne, ce règlement restrictif s’appliquera à toutes les périodes de chasse du chevreuil dans les zones provinciales nº 6-Nord et nº 6-Sud, quel que soit l’engin de chasse utilisé (arc, arbalète, toutes les sortes d’armes à feu autorisées). La période de chasse avec des armes à feu à poudre noire précédera dorénavant la chasse aux armes à feu modernes.

Il est déjà prévu par les responsables québécois de la chasse que le nombre de chasseurs de chevreuil fréquentant l’Estrie diminuera très sensiblement pendant quelques années, tout comme la récolte de cerfs de Virginie. Ce qui fera peut-être l’affaire de certains chasseurs désireux de récolter des cerfs mâles adultes portant des bois «trophées». Ce qui déplaira sans doute à d’autres chasseurs souhaitant avoir seulement le plaisir de chasser, peu importe l’importance des «panaches» rapportés à la maison. En plus d’avoir à se procurer des permis dont le coût totalise 66,31 $ (en 2017…), les chasseurs débutants ne seront pas tellement incités à constituer une relève aux chasseurs vieillissants. Quant à la recrudescence du braconnage, personne n’ose faire de prédictions.

Quant à elle, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs — qui a mené le combat pendant de nombreuses années pour l’implantation d’une telle règlementation restrictive concernant la chasse du cerf de Virginie — se dit «extrêmement heureuse» de cette décision du ministère.

Si vous désirez en savoir beaucoup plus sur cette expérience de RTLB en Estrie, consultez le long document publié par le MFFP dans son site web :
http://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/experimentation-restriction-taille-bois-cerf-de-virginie/

Un début de saison de pêche pas très drôle…

Même si la saison de pêche des salmonidés est officiellement commencée depuis une quinzaine de jours dans la majorité des zones provinciales de pêche du Québec, vous comprenez facilement qu’il en va tout autrement dans la réalité. Je ne crois pas avoir besoin de vous faire un dessin bien détaillé pour vous souligner que la saison de pêche du printemps actuel subira des retards et des désagréments.

Les photos prises par des satellites nous montrent que bien des plans d’eau ne sont pas encore libérés de leur chape de glace; on y aperçoit aussi de la neige dans la presque totalité des forêts en région. Avec les averses de pluie qui nous tombent dessus depuis des semaines, les ruisseaux et rivières sont en crue et débordent.

En conséquence, des caniveaux (les «calvettes» ou «culverts») ainsi que les ponceaux ont été emportés dans des chemins forestiers. Ces chemins, gorgés d’eau, prendront du temps à sécher, surtout là où les arbres leur portent ombrage, tant que nous n’aurons pas connu plusieurs journées consécutives très chaudes et ensoleillées. C’est sûr que ce sera plus sécuritaire, durant les prochaines semaines, de circuler en forêt dans des véhicules «hauts sur pattes» et à quatre roues motrices.

Avant de vous aventurer dans les chemins forestiers des ZEC, des réserves fauniques et des pourvoiries, informez-vous! Par exemple, sur le site web http://www.reseauzec.com, vous trouverez l’information concernant les conditions routières de toutes les ZEC membres de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ), en cliquant sur l’onglet «conditions routières» de la page de chaque ZEC. Profitez-en pour vous familiariser avec la carte interactive des ZEC du réseau : http://www.reseauzec.com/carte Pour toute l’information sur la pratique des activités de pêche dans les ZEC, consultez attentivement les pages web suivantes : https://www.reseauzec.com/activites/peche

Réserve faunique Ashuapmushuan : du retard

Les gestionnaires de la réserve faunique gouvernementale d’Ashuapmushuan, située entre Notre-Dame-de-La-Doré et Chibougamau, ont décidé de reporter jusqu’au 25 mai la date d’ouverture de ce territoire faunique poissonneux et giboyeux.

Pour découvrir s’il y aura retard de l’ouverture d’autres réserves fauniques ou de portions de réserves, consultez le site web de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) : http://www.sepaq.com Là, dans la barre noire apparaissant en haut de la page principale de ce site web, cliquez sur le «X Menu» situé à gauche — ce qui n’est pas évident pour le commun des mortels — et descendez ensuite dans le menu déroulant jusqu’à «réserves fauniques», ce qui vous ouvrira un tableau de toutes les réserves : cliquez sur le nom de la réserve faunique de votre choix.

Deux «guides» essentiels pour pêcheurs et chasseurs!

Les plus vieux d’entre vous se souviendront que, lorsqu’ils achetaient leurs permis de pêche et/ou de chasse, le gouvernement provincial leur remettait gratuitement chaque année des brochures résumant les principales règles concernant la pratique de leur activité favorite. Or, Québec a décidé, voilà plusieurs années, par mesure d’économie, de ne plus faire imprimer ni distribuer ces fameuses brochures tant attendues, ce qui a causé plein de problèmes et de désagréments aux adeptes.

Devant le tollé provoqué par la décision gouvernementale, les grandes fédérations du monde québécois de la faune ont décidé de prendre le taureau par les cornes, et de publier annuellement elles-mêmes un «Guide du pêcheur» (200 pages) et un «Guide du chasseur» (160 pages), puis de les vendre à petit prix (2,99 $ chacun + taxes) là où pêcheurs et chasseurs achètent habituellement leurs permis. Ces deux guides, pour 2017, sont en vente depuis quelques jours dans les deux Magasins Latulippe, par exemple. De plus, vous pouvez vous procurer ces deux livrets en ligne au http://www.guidedupecheur.com ainsi qu’au http://www.guideduchasseur.com

Chaque livret présente les principales règles édictées par le gouvernement du Québec, les cartes des différentes zones provinciales de pêche et de chasse, ainsi que la multitude d’exceptions aux règlements dans chacune de ces nombreuses zones-là, en plus des règles particulières concernant la pêche du saumon atlantique ou de la chasse des oiseaux migrateurs. Abondamment illustrés, les livrets regorgent de conseils d’experts, de trucs de toutes sortes, d’adresses utiles, etc.

C’est la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) qui a été mandatée par les autres grandes fédération du monde de la faune pour assurer le leadership dans la publication des guides. La FPQ a obtenu la collaboration de la Fondation de la faune, de la Société des établissements de plein air, de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, de la Fédération des trappeurs gestionnaires, du Réseau des ZEC et de la Fédération pour le saumon atlantique.

Les 13 et 14 mai : le fameux Forum Spey de Sherbrooke!

Jean-Pierre Tétreault, président du Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke (RPMS) espère que vous n’avez pas oublié que la date limite pour vous inscrire au Forum Spey de Sherbrooke est… le mercredi 10 mai! Car le Forum, qui en est à sa huitième présentation annuelle depuis 2010 inclusivement, aura lieu durant la fin de semaine prochaine — les samedi 13 et dimanche 14 mai — toujours au même endroit : dans le Parc Lucien-Blanchard (755, Cabana, à Sherbrooke), et toujours au même prix : un gros 10 $ par jour!

Les pages du site web du Forum regorgent de renseignements fort utiles pour les pêcheurs à la mouche désireux de se rendre dans ce parc urbain sherbrookois pour entrer dans l’eau afin de pratiquer la technique «Spey» de moucher, sous la surveillance d’experts internationaux qui ne sont pas du tout avares de leurs conseils : http://www.forumspeysherbrooke.com Les fabricants d’équipement de pêche à la mouche seront présents pour vous faire tester leurs cannes, moulinets et soies.

Forum sprey de sherbrooke

À Rimouski, journée de pêche à la mouche au féminin

La boutique rimouskoise «L’atelier du moucheur», spécialisée en tout ce qui concerne la pêche à la mouche depuis de nombreuses années, tiendra un journée de cours de pêche à la mouche à Rimouski, le 22 mai, en collaboration avec le groupe «La pêche au féminin».

Les cours seront donnés par Sabrina Barnes et Joannie De La Sablonnière, de «La pêche au féminin», à une douzaine de femmes intéressées (100 $ pour la journée, équipements fournis). Inscrivez-vous à «L’atelier du moucheur» : 1 800 707-3528 ou 1 418 722-6993. Pour plus d’information : http://www.facebook.com/lapecheaufeminin

Pour améliorer les habitats fauniques en milieu agricole

Le 25 mai prochain, dans les Entrepôts Dominion (3968, Saint-Ambroise, Montréal, Qc H4C 2C7), aura lieu la soirée bénéfice annuelle (à 250$ par personne) de la Fondation de la faune du Québec (FFQ). La soirée sera présidée par M. Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), et l’invité d’honneur sera le ministre Luc Blanchette de Forêts, Faune et Parcs (MFFP).

Les agapes de la soirée sont de type «stations gourmandes» : les convives auront le loisir de goûter à volonté à des produits du terroir (agneau, porc, homard, saumon, bison, charcuteries, fromages, fruits, légumes et alcools du Québec). L’agriculture du Québec sera donc à l’honneur!

André Martin, p-d. g. de la FFQ, souligne que l’événement vise à amasser des fonds pour l’atteinte d’un objectif commun à sa fondation, mais aussi à l’UPA et au MFFP : l’amélioration de la qualité de l’eau et des habitats fauniques en milieu agricole. Depuis 2005, la FFQ a mobilisé les forces du milieu agricole, incitant des centaines de producteurs agricoles à passer à l’action sur leurs terres. Pour participer à la soirée afin de vous régaler — mais aussi de réseauter et de faire des affaires dans une ambiance décontractée — achetez vos billets en ligne maintenant : https://app.beavertix.com/fr/billetterie/achat-de-billet/1524/2541

Ça bouge à la SÉPAQ!

L’organigramme de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) présente de nouvelles figures depuis un certain temps, à la suite du départ à la retraite de quelques cadres.

John MacKay est toujours président-directeur général de la société. Dave Boulet est le vice-président à l’exploitation du secteur faunique, responsable des 13 réserves fauniques encore sous gestion de la SÉPAQ. Catherine Grenier est vice-présidente à l’exploitation des 23 parcs «nationaux» du Québec et des terrains de camping gouvernementaux, ce qui inclut le parc marin Saguenay—Saint-Laurent, cogéré avec Parcs Canada. Christophe Zamuner, autrefois directeur de l’Aquarium du Québec, est devenu le directeur général du troisième réseau des territoires gérés par la SÉPAQ, celui des neuf Centres touristiques.

Ce mois-ci, Élaine Ayotte — l’une des responsables des communications de la SÉPAQ, et qui faisait spécialement le lien entre la société d’État et les journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche depuis de nombreuses années — prend une retraite fort méritée.

Braconnage dans la ZEC des Martres de Charlevoix

En décembre dernier, après une enquête d’une durée de deux ans, les agents de protection de la faune de Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, ont tenu l’Opération Plongeon qui a mis fin aux activités illégales de sept individus agissant surtout sur le territoire de la ZEC des Martres située au nord de Saint-Urbain.

Au total, 54 accusations devraient être déposées contre ces braconniers, qui ont chassé sans permis, en temps prohibé, et qui ont été pris en possession illégale de carcasses de gibiers. Les accusés sont passibles d’amendes de plus de 20 000 $, puis de l’annulation des certificats du chasseur pour certains, qui devront reprendre leurs cours et leurs examens obligatoires.

Cette enquête a été rendue possible grâce à la collaboration de citoyens honnêtes qui ont signalé aux agents les actes illégaux en question. Il s’agit de téléphoner à S.O.S. Braconnage 1 800 463 2191 : les renseignements fournis aux agents sont traités confidentiellement.