Chasse

Pensez à la chasse de l’orignal de l’automne 2017

publié par André-A Bellemare 22 décembre 2016 0 commentaires
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Durant les prochaines semaines, vous aurez l’occasion de rencontrer parents et amis lors de réunions festives. Quel bon moment pour planifier votre expédition de chasse de l’orignal et du chevreuil de l’automne prochain, ainsi que vos excursions de pêche durant la belle saison dans des territoires fauniques du gouvernement provincial québécois!

N’oubliez pas que le 15 janvier 2017 est la date limite pour vous inscrire au fameux tirage informatisé de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) qui déterminera l’ordre de priorité dans lequel les «gagnants» pourront acheter un forfait de chasse de l’orignal dans les réserves fauniques du gouvernement gérées par cette société d’État.

Ce même tirage concerne également la chasse du cerf de Virginie ou «chevreuil» dans certaines réserves fauniques gouvernementales ainsi que dans certains secteurs de l’île d’Anticosti.

Pour en connaître beaucoup plus au sujet de ce tirage — qui a pour but d’assurer l’équité d’accès à la chasse dans ces territoires pour l’ensemble des chasseurs québécois intéressés — consultez le site web suivant : http://www.sepaq.com/tirages/

Plus de 2700 groupes de chasseurs d’orignal et de cerf auront la possibilité d’acheter un séjour de chasse en réserve faunique. Le dépliant explicatif des tirages de la SÉPAQ pour 2017 est offert sur le web, à l’adresse indiquée au paragraphe précédent, ou dans des magasins spécialisés en chasse et pêche (comme les deux Magasins Latulippe, à Québec et à Lévis).

Un attrait majeur

Ce qui attire tant les chasseurs de gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ, c’est la possibilité de jouir de l’usage exclusif d’un vaste territoire pendant le séjour du groupe, cela en toute sécurité. L’exclusivité des secteurs de chasse concerne une superficie moyenne de 66,52 km² dans le cas de la chasse de l’orignal, et de 23,62 km² dans le cas de la chasse du chevreuil.

D’autre part, le succès des groupes de chasseurs d’orignal est élevé dans les 13 réserves fauniques accessibles à cette fin : de plus de 60 % en moyenne, mais pouvant atteindre plus de 80 % dans des réserves du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Il y a aussi à considérer que le service à la clientèle de la SÉPAQ est réputé, et que les standards de confort sont élevés pour l’hébergement dans les chalets de la société d’État. La SÉPAQ offre également des outils cartographiques de pointe à ses clients chasseurs. La grande diversité des forfaits permet aux chasseurs de choisir une chasse à leur mesure dans presque toutes les régions de la province. L’éventail des forfaits offerts par la SÉPAQ permet aux groupes de chasseurs de choisir la région à fréquenter, le type d’engin de chasse à utiliser, la date du séjour et sa durée, le type d’hébergement, etc.

Nouveautés pour 2017

Pour l’automne 2017, la SÉPAQ reconduit les rabais et les services gratuits offerts en 2016. De plus, la majorité des séjours de chasse sont offerts au même prix qu’en 2016, tandis que d’autres le sont même à prix réduit.

Je vous rappelle qu’en 2016, la SÉPAQ offrait 30 % de rabais sur le tarif pour la fréquentation des secteurs de chasse Aventure destinés aux chasseurs avertis, bien équipés et débrouillards. Puis 10 % d’économie sur les séjours de chasse en chalet Modik, qui sont plus petits, mais modernes et bien équipés. Enfin, 7 % d’économie pour les groupes doubles : deux fois le nombre de chasseurs d’un groupe de base, mais la permission de récolter deux orignaux sans payer le double du prix d’un groupe simple.

Cet automne, les deux tiers des chasseurs hébergés sur le plan américain (avec guides et repas) dans les réserves de Matane, de Rimouski et des Chic-Chocs, se sont prévalus de l’option de renouvellement de trois ans sur leur séjour de chasse : ils bénéficient ainsi d’un gel des prix pour trois années consécutives tout en ayant accès au même secteur de chasse pour la même période de la saison de chasse pendant ces trois années,

Les chasseurs pourront désormais bénéficier d’une économie de 10 % sur la tarification des forfaits réservés aux chasseurs à l’arc, à l’arbalète ou à l’arme à feu à poudre noire.

Nouveaux forfaits de chasse des gros gibiers

La SÉPAQ introduit pour 2017 l’offre de séjours de chasse Aventure, en camping et en chalet, dans la réserve de Papineau-Labelle, pour la chasse de l’orignal et du chevreuil.

Il sera dorénavant possible de faire des séjours de chasse de l’orignal avec arme à feu à poudre noire dans la réserve faunique de Rimouski.

Dans la réserve de Mastigouche, la SÉPAQ vous offre de signer des baux d’une durée de trois ans pour des séjours d’une durée de six jours de chasse à l’orignal en groupe simple.

Enfin, il sera maintenant possible de réaliser des séjours de chasse de type Aventure pour la récolte du chevreuil dans la réserve de Portneuf.

Grand spécial pour la chasse dans l’île d’Anticosti

Ces derniers mois, je vous ai révélé que la direction de la SÉPAQ-Anticosti offrait de nouvelles conditions pour la tarification ainsi que pour la durée des séjours de chasse du chevreuil à compter de 2017.

Aujourd’hui, je vous souligne un autre grand spécial pour les chasseurs qui fréquenteront ce paradis de la chasse du chevreuil l’an prochain : le coût du transport aérien aller-retour entre l’aéroport de Mont-Joli (à l’est du Rimouski, au Bas-Saint-Laurent) et celui de Port-Menier (capitale de l’île d’Anticosti) sera dorénavant inclus dans le prix des forfaits! Une économie de plusieurs centaines de dollars!

N’oubliez pas que tous les séjours de chasse sur le plan européen de la SÉPAQ-Anticosti (sans services de guides ni repas) sont passés d’une durée de quatre à six jours, en septembre et en octobre, et restent au même tarif qu’en 2016.

Nombreux services gratuits accordés aux chasseurs

Depuis le présent automne, la SÉPAQ accorde de nombreux services gratuits aux chasseurs de gros gibiers qui achètent des forfaits pour chasser l’orignal et le chevreuil dans ses réserves.

D’abord, la société d’État donne au chef de chaque groupe de chasseurs une carte microSD pour GPS Garmin. Le traîneau de transport et le treuil motorisé sont prêtés aux chasseurs pour leur permettre de sortir du bois la carcasse du gros gibier abattu. D’immenses chevalets, munis d’un palan à chaîne («chain block») et de jambiers, existent dans tous les secteurs de chasse. Les clients chanceux ont accès gratuitement à une chambre froide pour y suspendre la carcasse du gros gibier récolté en attendant la fin de leur séjour.

Si les chasseurs ont de la difficulté à retrouver un gros gibier blessé, la SÉPAQ accorde gratuitement les services d’un conducteur de chien de sang et de son chien pisteur. Ce dernier service est fort apprécié des chasseurs puisqu’il a permis de retrouver en forêt 75 bêtes lors de la saison qui vient de prendre fin.

Nouvelle réglementation avantageuse

Dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ — tout comme dans les autres territoires fauniques de la province — seulement deux coupons de transport sont désormais nécessaires pour enregistrer un orignal récolté et ce, peu importe le nombre de chasseurs dans le groupe séjournant en réserve.

Ce qui signifie que les chasseurs du groupe qui n’auront pas détaché leur coupon de transport de leur permis pourront réaliser d’autres excursions de chasse de l’orignal, en réserve faunique ou ailleurs, pourvu qu’ils aient identifié — au moment d’acheter leur permis de chasse de l’orignal en entrant dans la réserve faunique — la future zone provinciale de chasse qu’ils désirent fréquenter au sortir de leur séjour dans une réserve.

Bienvenue à la «relève»!

En 2016, plusieurs accompagnateurs non-chasseurs ont été accueillis gratuitement lors des séjours de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la SÉPAQ.

Voilà une excellente façon de faire découvrir la chasse aux personnes qui n’ont encore jamais pratiqué cette activité dans la sauvagerie québécoise. Voilà aussi une excellente façon d’initier à la chasse les conjoints, les enfants, les parents et les amis qui souhaitent mieux connaître cette activité ancestrale séculaire des Québécois.

Profitez donc de territoires, de chalets et d’équipements privilégiés pour offrir aux vôtres un contact agréable avec la pratique de la chasse.

Offres exclusives aux chasseurs

LA SÉPAQ offre gracieusement aux chasseurs qui achèteront des forfaits de chasse des gros gibiers dans les réserves fauniques, la possibilité de réserver un séjour de pêche ou de villégiature à 50 % de rabais à réaliser durant la saison estivale précédant la saison automnale de chasse. Cela, afin de permettra aux chasseurs de prospecter le territoire de chasse qu’il fréquenteront et ainsi, d’augmenter leurs chances de succès.

Pour les chasseurs d’ours noirs, il est possible de jumeler une réduction de 25 % du tarif de leur chasse printanière avec le rabais de 25 % offert aux groupes de quatre chasseurs dans les réserves fauniques participantes.

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La pêche des «p’tits poissons des chenaux» à Sainte-Anne-de-La-Pérade a lieu normalement cet hiver

Contrairement à ce qui est survenu durant l’hiver 2015-2016, l’activité de pêche des poulamons — ou «p’tits poissons des chenaux» — survient normalement et à temps cet hiver.

L’an dernier, vous vous en souviendrez, le temps anormalement doux en décembre 2015 et en janvier 2016 avait obligé les pourvoyeurs de cette pêche à retarder de près d’un mois l’installation de leurs chalets sur la glace de la rivière Sainte-Anne, à La Pérade, à l’est de Trois-Rivières.

Or, cet hiver, à cause du temps très froid des dernières semaines, les pourvoyeurs ont pu épaissir la glace en arrosant la surface gelée de la rivière Sainte-Anne : ils ont pu ainsi installer environ cinq centaines de chalets de pêche à temps, et à planter les poteaux pour retenir les fils alimentant ces chalets en électricité.

La saison de pêche des poulamons dans la Sainte-Anne, qui débute légalement le 26 décembre pour prendre fin vers la mi-février, attire annuellement près de 100 000 adeptes. Ce qui représente un apport économique d’environ cinq millions de dollars dans la région.

Vous n’êtes pas obligé d’acheter un permis de pêche provincial pour pratiquer cette pêche-là, assis bien au chaud dans de confortables chalets bien équipés et bien chauffés. Ces chalets sont loués pour des périodes de huit heures, 24 heures sur 24, sept jours sur sept; les pourvoyeurs fournissent l’équipement de pêche et les appâts. La pêche durant la nuit, la semaine, surtout lorsque la marée est montante, est plus productive.

Il n’y a aucune limite au nombre de poulamons que vous pouvez récolter. On évalue à 600 ou 800… millions de nombre de poissons qui viennent frayer annuellement dans le «frasil» qui se forme sous la glace recouvrant la Sainte-Anne. Les pêcheurs n’en récoltent que quelques millions tout au plus chaque hiver. À votre demande, les pourvoyeurs pourront vous remettre une brochure contenant des recettes éprouvées pour apprêter vos prises.

Pour en apprendre beaucoup plus, je vous suggère de consulter le site web de l’Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux (APPPPC). Dans ce site, vous verrez les coordonnées de tous les pourvoyeurs membres de l’APPPPC, leurs tarifs et leurs services, et vous pourrez réserver l’un de leurs chalets.

Vous verrez aussi la liste de toutes les activités familiales qu’il est possible de pratiquer sur la glace de la rivière Sainte-Anne dans ce «village temporaire» de quelques centaines de chalets. Ça vous donnera le goût de vous y rendre en famille, avec parents et amis, pour relaxer et pour occuper les enfants durant leurs vacances de la période des Fêtes.

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Caribou : il n’y aura plus de chasse à compter de 2018!

Une nouvelle étonnante que nous apprend à la toute dernière minutes le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec : il n’y aura plus de chasse du caribou migrateur dans la province à compter de 2018!

Au Québec, la chasse du caribou de la taïga et de la toundra avait recommencé voilà un peu plus d’un demi-siècle, après avoir été suspendue pendant au moins un quart de siècle à cause d’une grave pénurie de ces cervidés.

J’ai eu l’occasion de pratiquer cette chasse pendant environ deux décennies durant le dernier demi-siècle. J’ai déjà vu des hardes de 50 000, de 75 000 et de près de 100 000 caribous passer devant moi! Il fut un temps où les troupeau de caribous migrant autour de la rivière George du Nord-du-Québec comptait plus d’un millions d’individus! Et le troupeau migrant autour de la rivière Aux Feuilles, entre la baie d’Ungava et la baie d’Hudson en comptait près d’un demi-million!

C’était trop de caribous pour la capacité de support de leur environnement. Ces cervidés se nourrissent de lichens : ces lichens mettent entre trois quarts de siècle et un siècle à se régénérer…

Un facteur qui a contribué à l’explosion des hardes de caribous, ce fut le coût exorbitant du transport aérien entre les aéroports du sud du Québec et ceux du Nord-du-Québec. Le nombre de chasseurs ayant les ressources pécuniaires suffisantes pour accéder aux territoires où l’on pouvait chasser le caribou était forcément réduit. La pression de chasse très réduite n’a pas permis la récolte nécessaire d’une partie des hardes, qui ont continué à se reproduire de façon exponentielle jusqu’à leur quasi-extinction par surpopulation.

Nous aurons évidemment l’occasion de revenir sur ce sujet-là.

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